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Le triomphe de la vérité

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ENTRETIEN AVEC LE SECRETAIRE GENERAL DU CONSEIL DE L’ENTENTE, MAGLOIRE TETI KEKE:« Le Conseil de l’Entente doit continuer à vivre pour favoriser la paix et l’intégration sous-régionales»


Secrétaire général du Conseil de l’Entente, secrétaire administratif du Fonds d’entraide et de garantie des emprunts du Conseil de l’Entente, Magloire TetiKéké lève à travers cet entretien un coin de voile sur l’institution qu’il dirige. Pour lui, en raison de l’importance de sa mission au service de la paix et de l’intégration dans la sous-région, la plus vieille organisation sous-régionale doit continuer à vivre.

L’Evénement Précis :Quels sont les objectifs visés par la première session du Conseil des ministres à Cotonou?

Magloire TétiKéké: Le Conseil de l’Entente est la première institution de la sous-région créée le vendredi 29 mai 1959. Il va s’en dire que les objectifs assignés au départ à cette institution méritent d’être révisés par rapport à son âge qui est de cinquante deux (52) ans. La première session du Conseil des ministres permettra donc d’analyser et d’entériner les conclusions des différents audits qui ont été exécutés en l’occurrence l’audit financier et comptable et l’étude organisationnelle et institutionnelle pour donc réviser l’acte de création de l’institution en vue probablement de revoir ses objectifs.

Est-ce que le Conseil de l’entente a encore sa raison d’être ?

Dans l’intervention du ministre des Affaires Etrangères de la République du Bénin, il a effectivement relevé que le Conseil de l’Entente a encore sa raison d’être étant donné que c’est par ces concentrés de petits groupes jusqu’à l’Union Africaine que nous pourrons arriver véritablement à remplir la mission d’intégration et d’unité africaine. Pour précision, le Conseil de l’Entente a une lignée éminemment politique.

Et vous savez que depuis que le Conseil de l’Entente a baissé ses bras, dans notre sous-région, nous avons des crises politiques. Et c’est pourquoi, il est important de repositionner cette institution pour que sur l’espace du Conseil de l’Entente, nous puissions vivre véritablement un climat de paix qui puisse être un facteur favorisant le Conseil de l’Entente a encore sa place parce qu’à voir de près, les autres organisations ont beaucoup plus des missions économiques.

Or le Conseil de l’Entente a une mission de paix, de sécurité et politique. Cela dit, je réaffirme et confirme que le Conseil de l’Entente a encore sa place. Et c’est pour cette raison que les Chefs d’Etats qui comprennent au mieux cette mission, ont décidé de la survie de l’institution.

Pensez-vous que le Conseil de l’Entente a une mission politique quand on sait que la politique de nos Etats est pilotée de l’extérieur ?

Je pense que c’est peut-être les apports au niveau des contributions financières qu’on peut peut-être l’affirmer. Mais, je pense qu’au plan politique pur, nos Etats jouissent véritablement de leur indépendance et je ne pense donc pas qu’au niveau politique, nos Etats soient pilotés de l’extérieur.

Quelles sont les actions que vous envisagez mener dans les prochains mois pour revitaliser pour l’institution ?

Les grandes actions, c’est d’abord entériner les conclusions, les orientations qui sont en train d’être décidées par la Conférence des Chefs d’Etats. A partir de ce moment, il faut d’abord passer à la sensibilisation, à l’information sur l’existence de l’institution. Vous savez, nous avons parlé tantôt de centre régional de formation pour l’entretien routier. Et je suis convaincu que tous les Etats et même nos étudiants ne savent pas l’existence de ce centre.

C’est un centre d’intégration régionale au niveau de la formation. Il faut en faire donc la publicité. Nous allons également mettre en place, en lieu et place du Fonds d’entraide et des emprunts du Conseil de l’Entente, un autre fonds qui va jouer un autre rôle pour aider les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI) pour permettre à la base, à nos populations d’entreprendre et résoudre un peu la question de la pauvreté en milieu rural en général.

Quel appel avez-vous à lancer aux populations ?

L’appel que je peux lancer, c’est de redonner espoir et de demander à nos populations de croire aux objectifs du Conseil de l’Entente. Je veux leur dire que c’est en leur faveur que nous sommes en train de réfléchir. Nous sommes au laboratoire pour faire sortir des éléments qui puissent aider au développement de la masse rurale en l’occurrence et de la population toute entière.

Donc, nous demandons à nos populations de croire au Conseil de l’Entente, de croire en ses missions. Mais avant de croire, il faut nécessairement que nous puissions porter à leur connaissance par l’organisation d’autres ateliers, séminaires…l’existence et les missions du Conseil de l’Entente.

Propos recueillis par

Jean-Claude DOSSA

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