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Le triomphe de la vérité

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Grève de 24 heures de la FESYNTRA-Finances hier:Les douaniers au travail, les impôts et le Trésor paralysés


Le bureau directeur du Syndicat des douaniers au cours d’une conférence de presse

Le mot d’ordre des travailleurs du Ministère des finances a été largement suivi ce mardi 04 octobre 2011. Hormis le Syndicat des douaniers du Bénin (Sydob), les autres entités de la Fédération des syndicats de travailleurs des finances (Fesyntra-finances) ont respecté la motion de grève conformément à la décision issue de leur dernière rencontre au cours de laquelle a été prise la décision de protester contre les restrictions de droit de grève des forces paramilitaires notamment aux douaniers.

Un tour dans les locaux de l’administration centrale des finances hier a permis de se rendre compte du boycott massif bureaux et de l’effectivité de cette grève de 24 heures. En effet, loin de l’ambiance bruyante des jours ordinaires, les cours étaient désertes avec un calme plat. Au moment où les forces de l’ordre assuraient, armes aux poings, la surveillance des locaux, les agents d’entretien allaient encore de porte à porte espérant trouver les chefs services et leurs collaborateurs pour exercer leur devoir quotidien de nettoyage des bureaux.

Mais leur attente sera vaine toute la journée en raison du débrayage que tous les travailleurs absents trouvent sans doute fondé. Tout comme au ministère, la direction du Trésor public et la direction des Impôts ont également respecté le mouvement de débrayage pour aussi manifester leur désapprobation face au traitement auquel le gouvernement soumet les travailleurs des finances publiques.

 En effet, cette volonté des travailleurs du Ministère de finances d’observer la politique de chaises vides vient exhiber à plus d’un titre leur détermination à lutter pour le respect des libertés syndicales en République du Bénin. C’est d’ailleurs dans cette logique que le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances (Syntracef), Ibrahim Malèhossou va s’inscrire pour justifier les raisons de la grève de ce mardi.

« Nous avons fait 24 heures de grève pour protester contre la violations de nos droits chèrement acquis », déclare ainsi le chef de fil du Syntracef. Ainsi, cette grève vient en soutien aux agents des douanes qui se sont vus interdire le droit de grève même si pour la circonstance, le service minimal a été respecté dans les services clés.

Emmanuel GBETO

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