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Le triomphe de la vérité

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Déclaration de Moukaram Badarou, ancien secrétaire général du PRD:« Je garde de bonnes relations avec le président Houngbédji malgré nos désaccords »


Moukaram Badarou, ancien secrétaire général du PRD

L’ancien secrétaire général du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) est sorti de son silence hier, dimanche 28 août 2011. Moukaram Badarou est revenu, à la faveur de sa sortie médiatique sur Canal 3, sur ses relations avec son ancien mentor, Me Adrien Houngbédji quelques semaines après avoir claqué la porte de sa formation politique.

Depuis l’annonce de sa démission le 23 juin 2011, l’ancien secrétaire général du PRD avait opté pour un profond silence. Au cours de sa sortie médiatique, l’ancien bras droit du candidat unique de l’Union fait la Nation (UN) a levé un coin de voile sur les raisons de son départ précipité de sa formation politique après une vingtaine d’années de dévouement et de loyaux services. «Entre le président Houngbédji et moi, les relations sont bonnes.

Les désaccords n’ont pas entaché nos relations», dira t-il en substance au sujet de ses liens actuels avec le leader des « Tchoco-tchoco ». Revenant à l’occasion sur les raisons de son départ, l’ancien SG du PRD fera cas des « dysfonctionnements profonds des organes du parti et de profondes divergences avec le président Houngbédji sur la morale politique et la parole donnée ». Faisant observer que « le choix politique qui est le mien n’est pas l’argent », Moukaram Badarou explique aussi et surtout son départ par son absence sur la liste concoctée par son ex mentor pour les élections législatives d’avril 2011.

« Le poste de député est un moyen pour travailler », explique t-il pour fustiger son positionnement comme suppléant malgré son statut de secrétaire général du PRD. Ainsi, prenant appui sur de nombreux exemples à travers le monde, le Conseiller municipal à la Mairie de Cotonou estime incompréhensible l’option faite par Me Houngbédji de l’écarter de la liste des postulants du parti à l’un des quatre-vingt trois (83) sièges de l’Assemblée nationale. « Mon absence de la liste des députés me mettait en difficultés dans le parti », explique l’auteur de l’ouvrage « Cinquante ans après les indépendances, renouer avec les repères ».

A l’occasion, Moukaram Badarou est revenu sur l’échec de l’Union fait la Nation, regroupement de formations politiques de l’opposition dont il était le responsable à la communication. A en croire ses propos, l’échec du candidat unique de l’UN n’est pas à mettre à l’actif d’un manque d’engagement des autres leaders de la coalition. « Chacun a joué sa partition », estime t-il avant de faire part de sa foi de voir la crise née du départ de la Renaissance du Bénin (RB) vers la majorité présidentielle trouver une solution appropriée pour la survie de l’UN.

En route vers Boni Yayi ?

Désormais libre de tout engagement envers une formation politique, Moukaram Badarou n’exclut plus aucune option. Ainsi, selon ses propos, un appel du Chef de l’Etat pour œuvrer à ses côtés dans le cadre de la gestion de l’Etat ne ferait pas l’objet d’un rejet catégorique. « Si je suis appelé, je ne me déroberai pas », avoue t-il.

Ainsi, s’il refuse d’établir des accointances avec le camp présidentiel, Moukaram Badarou ne ferme pas cependant la porte à la possibilité de voir s’établir une collaboration avec le Chef de l’Etat. Auteur du livre « Cinquante ans après les indépendances, renouer avec les repères », Moukaram Badarou se félicite d’ailleurs du contenu de la Refondation prônée par Boni Yayi et qui trouve un écho favorable auprès de lui en raison de valeurs d’intégrité, de loyauté, de morale politique…dont il est défenseur.

Somme toute, Moukaram Badarou se montre disposé à répondre favorablement à tout appel de Boni Yayi aux fins de se soumettre à « un devoir » envers son pays.

Jean-Claude D. DOSSA

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