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Le triomphe de la vérité

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Mise aux arrêts du président de la fédération béninoise de football:Anjorin Moucharafou rattrapé par une décennie de prévarication


Anjorin Moucharafou a des comptes à rendre à la justice

La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre pour se confirmer tard dans la nuit du lundi. Le président de la Fbf lime ses dents contre les barreaux de la prison civile de Cotonou depuis deux jours. C’est le résultat de dix ans au moins de vie sans calcul.

 

Le président Anjorin Moucharafou est sous les verrous depuis ce lundi. Ce n’est pas le titre d’un film de fiction. C’est la réalité. En attendant l’ouverture de son procès, on peut dire sans se tromper que le président de la Fédération béninoise de football est rattrapé par des années de mauvaise gestion et de dilapidation des fonds alloués au football béninois soit par la Caf, la Fifa ou l’Etat béninois. Depuis son arrivée dans les hautes sphères du football, le président Anjorin n’a jamais fait l’unanimité au sein de l’opinion publique encore moins au sein de son propre bureau exécutif.

Des coups bas à répétitions

Le président de la Fédération béninoise de football a pendant ses années de gloire nargué tout le monde surtout des responsables de clubs. Sa première apparition au sein du bureau exécutif de la fédération, dans les années 2000, l’a été avec la bénédiction de Martin Adjagodo, l’ex-président de la fédération.

Après quatre années de cohabitation, il a renversé celui qui l’a amené dans le milieu. Pour mener à bien son quadrillage du football et asseoir sa main mise, il fait appel aux frères Didavi. Le duo infernal, Bruno-Quentin, craint des responsables de clubs, des arbitres et des journalistes béninois fait régner la terreur dans le sport roi béninois. Absolument rien ne lui échappe. Ce duo est au cœur du système du championnat, des équipes nationales et de la montée ou de la descente des clubs.

Pendant ce temps, Anjorin Moucharafou qui a fini par avoir des hommes de main commence son expansion à l’international. Première destination, Le Caire. Issa Hayatou est dans son sac. Une fois le président de la Confédération africaine de football acquis, il faut aller sur le plan mondial. Blatter a du mal à prendre. Mais au finish, il arrive quand même à atteindre son objectif. Le voilà dans le gotha du football mondial. Malgré cette ascension, l’homme a laissé des plumes sur le plan local. Pendant qu’il grimpait les marches du podium à l’international, il a laissé des ouvertures dans son système au pays.

En 2008, il est sur le point d’être renversé. Il s’attache alors les services du richissime homme d’affaire, Sébastien Ajavon. Partout lui-même annonçait son départ de la tête du bureau exécutif de la fédération. Mais l’homme rebondit avec l’échelle que lui dresse le président directeur général de Cajaf Comon. Il jure fidélité et loyauté à son nouveau mentor.

Malheureusement, Anjorin est resté le même personnage. Malgré la démission le 20 décembre 2010 de 12 des 15 membres que compte son bureau exécutif pour dénoncer ce qu’ils appelaient la mauvaise gestion, à l’aide de ses attaches un peu partout dans le monde et surtout à la Fifa, Anjorin s’accroche et dit sur tous les toits que c’est lui qui va sortir Sébastien Ajavon, son sauveur d’hier, du football béninois.

Beaucoup de malversations

Le bateau chavire. La noyade n’est pas loin. Le football béninois aligne les contre-performances. Mais tout ceci ne dit rien à Anjorin qui préfère faire naufrage que de quitter la barque. La Côte d’Ivoire lamine le Bénin à Kouhounou le 05 juin 2011 2-6, l’Afrique du Sud atomise les Espoirs béninois à Johannesburg 5-1 sans oublier les nombreuses affaires de corruption que la presse relaie chaque matin.

C’est d’ailleurs à cause de l’affaire Mtn pour une question de détournement de plus de 300 millions de Fcfa qu’Anjorin a été mis aux arrêts. Il est reproché au président de la fédération et sa clique une gestion peu orthodoxe des fonds alloués à l’équipe nationale. Aux dernières nouvelles, d’autres chefs d’accusation pèsent sur lui. Il s’agit entre autres des actes de naissance truqués des joueurs, les délégués fictifs de l’assemblée générale du 15 avril dernier, l’affaire Jago…

Il faut signaler que pendant deux décennies au moins, le monde sportif a été souvent au courant des cas de mauvaise gestion du président Anjorin. A chaque qualification pour la Can des Ecureuils du Bénin, c’est une filière qui s’anime où il est question de la gestion de la billetterie, de l’hébergement, de la restauration des joueurs et de toute la délégation béninoise.

Le projet Goal de football qui devrait permettre la construction de deux centres sportifs pour le Bénin est resté à l’étape de l’imagination malgré les milliards injectés par la Fifa. Le football béninois est pris en otage depuis des années et il était temps que justice soit rendue à ce peuple qui aime tant son équipe nationale et le football.

José Mathias COMBOU

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One thought on “Mise aux arrêts du président de la fédération béninoise de football:Anjorin Moucharafou rattrapé par une décennie de prévarication

  1. TDR

    Nous apprécions à leurs justes valeurs ce cas d’arrestation, mais nous souhaiterions que les fonds dilapidés soient remboursés au peuple béninois.

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