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Le triomphe de la vérité

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Croisade internationale contre les violations massives des droits humains en Gambie:Amnesty Bénin exige la fin de l’impunité et du règne de la peur en Gambie


Le message véhiculé lors de la rencontre qui a mobilisé de nombreux militants.

A l’instar de nombreuses autres sections à travers le monde, Amnesty International Bénin (AIB) n’est pas restée en marge de la 3ème édition de la Journée d’actions pour la Gambie. A l’occasion de cette manifestation d’envergure mondiale, elle a organisé le vendredi 22 juillet dernier une conférence publique à Cotonou pour s’insurger contre la situation des droits humains en Gambie.

Initiée après la publication en 2008 du Rapport intitulé « Gambie, le règne de la peur » par Amnesty international, la Journée d’actions pour la Gambie a, une nouvelle fois, suscité une grande mobilisation au sein des défenseurs des Droits de l’homme en vue d’interpeller la communauté internationale à l’occasion de la célébration, le 22 juillet, de la « Journée de la liberté » instaurée dans ce pays par le Président Yahya Jammeh.

 Ainsi, plusieurs défenseurs des droits humains, des étudiants et d’autres acteurs de la vie nationale ont pris d’assaut le siège de la section nationale d’Amnesty Internationale pour joindre leurs efforts à ceux déployés à travers le monde en vue de dénoncer l’état calamiteux des droits humains dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Dans ses propos à l’occasion, la directrice d’Amnesty Bénin, Morèle Déhy a expliqué que « jusqu’à aujourd’hui, le schéma des violations des droits de humains décrit en 2008 est resté le même ». A en croire ses propos, « la liberté d’expression reste soumise à d’importantes restrictions, des exécutions extra-judiciaires ont fréquemment lieu dans le pays, la torture est régulièrement utilisée… », pendant que les libertés politiques subissent d’importantes restrictions et qu’un climat d’impunité s’observe dans le pays.

Aussi, pour inverser cette tendance amorcée depuis l’avènement, par Coup d’Etat, du président Yahya Jammeh au pouvoir le 22 juillet 1994, Morèle Déhy estime-t-elle que « la Journée d’actions pour la Gambie, le 22 Juillet, est l’occasion d’attirer l’attention du monde entier sur les problèmes liés aux droits humains dans ce pays ».

En outre, selon la conférencière, « au lieu de célébrer « la Journée de la liberté », les autorités gambiennes doivent prendre des mesures visant à mettre fin aux atteintes aux droits humains et à la culture de la peur ».

Somme toute, pour la directrice d’Amnesty Bénin, « le gouvernement gambien doit immédiatement mettre un terme à la détention au secret et aux disparitions forcées » pour redorer le blason de ce pays au sein duquel le respect des droits fondamentaux de la personne humaine demeure encore un vœu pieux.

Jean-Claude D. DOSSA

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