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Le triomphe de la vérité

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Match Bénin-Côte d’Ivoire de la 4ème journée des éliminatoires de la Can 2012:Goavec sous contrat avec le Bénin mais absent du banc des Ecureuils


Denis Goavec ne sait plus à quel saint se vouer

Le Bénin aborde le match le plus important de ces éliminatoires ce 05 juin 2011. Arrivé au pays pour qualifier le Onze national pour la messe continentale de football, Goavec est toujours un général sans troupe. Le ministère de tutelle tergiverse et Anjorin Moucharafou fait sa loi à tout le monde.

Le Français Denis Goavec est toujours sous contrat avec l’Etat béninois par le biais du ministère de la jeunesse, des sports et des loisirs qui a donné sa dérogation de pouvoir à la fédération béninoise de football. Depuis qu’il a atterri au Bénin et hormis quelques stages qu’il a organisés, l’ancien entraineur de Bastia est toujours sans travail. Il n’a véritablement pas encore pris les commandes du Onze national.

 Au fur et à mesure que le tempsavance , c’est le contribuable qui va payer la lourde tribu. A chaque fois qu’il est monté au créneau, le ministre Modeste Kérékou a toujours clamé haut et fort que c’est le Français Denis Goavec qui est le sélectionneur national. Mais toujours pas d’actions concrètes pour que l’homme entre en possession de toutes ses attributions.

Lors du match face à la Côte d’Ivoire au Ghana le 27 mars dernier, le ministre a été catégorique que c’est avec Goavec que le Bénin a signé un contrat et que son dossier est passé en conseil des ministres. Au finish, la montagne a accouché une souris. Les Ecureuils se sont déplacés sans Goavec et c’est le coach Fortuné Glèlè qui a conduit la troupe.

Le ministère des sports doit situer les responsabilités

A l’étape actuelle, il est grand temps que le ministère des sports mette de l’ordre dans la tête des supporters béninois. Depuis que le ministre des sports est monté au créneau pour le réhabiliter et que rien n’y fit, c’est le silence radio. Personne n’est plus venue dire la suite et la conduite à tenir désormais face à l’avenir.

Le Onze national joue un match capital le dimanche 05 juin 2012 avec pour conséquence l’élimination directe ou le début de la qualification. A l’heure actuelle, il est quasi impossible de dire le nom de l’entraineur des Ecureuils. Aux dernières nouvelles, Fortuné Glèlè aurait sorti une liste de 16 joueurs évoluant à l’étranger pour constituer l’ossature de la formation béninoise. C’est comme si les cadres du ministère des sports et le ministre des sports disent une chose et son contraire.

 On annonce officiellement que c’est Goavec qui est le patron de l’équipe ; dans la pratique, c’est autre chose. Il est maintenant temps que le ministre des sports monte au créneau pour dire la position de son portefeuille. Si c’est Glèlè qui doit coacher l’équipe face à la Côte d’Ivoire, il faut rompre le contrat qui lie Goavec à l’Etat béninois. Ainsi, le Béninois Fortuné Glèlè va entrer dans la plénitude de sa fonction.

Sinon, jusque là c’est comme si le Bénin dispose pour une seule équipe de deux techniciens. La responsabilité du ministre Modeste Kérékou est entière dans ce dossier. L’Etat béninois ne peut pas accepter payer un double salaire pour un seul travail fait. Le Français Denis Goavec qui a refusé de parler aux médias est prêt mais le Bénin ne veut pas l’utiliser.

Anjorin continue de s’imposer au ministère de tutelle

Modeste Kérékou ne doit que s’en prendre à lui-même. A maintes reprises l’actuel président de la fédération l’a malmené et à chaque fois qu’il a réagi, il est passé à côté. C’est d’ailleurs cette faiblesse des cadres du ministère et du ministre que le président de la fédération béninoise de football exploite.

C’est lui qui a empêché le coach français des Ecureuils d’effectuer le voyage d’Accra pour diriger alors même qu’il est encore sous contrat avec le Bénin. Maintenant que le ministre des sports a l’occasion de remettre de l’ordre dans la gestion du football national notamment de l’équipe nationale, il se soumet encore à la volonté d’Anjorin Moucharafou et son équipe. Comment on peut recruter un entraineur à coût de millions et le mettre au garage ?

Juste parce que le président de la fédération a estimé que le coach français n’a pas respecté son autorité lors du match amical face à la Lybie. Ce faisant, l’humeur du président de la fédération l’emporte sur l’intérêt de tout le pays. Pourtant c’est l’état béninois qui paie le salaire du Français.

 Le ministre des sports doit vite réagir sinon son autorité sera mise à rudes épreuves les jours à venir. Après son refus de déposer les documents procéduraux, Anjorin manipule Modeste Kérékou qui fait semblant d’être toujours maître de la situation.

José Mathias COMBOU

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