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Le triomphe de la vérité

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Enseignement superieur en Afrique: La 1ère pierre de l’African School of Economics posée au Bénin


Depuis hier, la première pierre de l’African School of Economics (Ase) est posée dans l’arrondissement d’Akasato à Abomey-Calavi. La cérémonie consacrant le démarrage des travaux de cette université a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités dont les représentants du Réseau Afrobaromètre et de la Fondation Mo Ibrahim ainsi que le directeur général de l’Agetip-Bénin et les autorités communales d’Abomey-Calavi.

 Les jalons sont désormais posés pour doter l’Afrique d’un centre de recherche et de formation d’excellence en économie publique et statistiques appliquées. Ainsi, la pose de la première pierre de cette université panafricaine destinée, à l’instar des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie… à doter l’Afrique d’une école d’économie renommée pour la qualité de sa formation et de ses recherches, vient redorer le blason du système de formation académique du Bénin naguère considéré comme « le quartier latin » et apporter un appui qualitatif à l’enseignement supérieur africain. C’est d’ailleurs pour l’avoir compris que dans ses mots de bienvenue, le 2ème adjoint au maire de la Commune d’Abomey-Calavi, représentant à l’occasion le premier magistrat de cette ville universitaire, s’est réjoui sur le choix porté sur sa commune pour abriter ce joyau destiné à contribuer à résoudre la problématique de la formation qualitative en Afrique. Pour Bernard Loupéda, l’avènement de l’Ase sur initiative du directeur de l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep), le professeur Léonard Wantchékon « vient faire rayonner le flambeau de l’enseignement supérieur au Bénin ».

Aussi, dira t-il «Je viens vous assurer que les autorités communales d’Abomey-Calavi ne ménagerons pas leurs efforts pour soutenir vos actions sur ce vaste chantier scientifique que constitue la formation de l’homme de demain ».

Cette conviction est partagée par le directeur de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip). Pour Raymond Adékambi en effet, cette initiative suscite de grands espoirs pour la dotation du continent africain en ressources humaines de qualité. Ainsi, pour le Dg Agetip, « l’Ase vient aider les pays africains à résoudre la problématique de la fuite des cerveaux en formant des ressources qui apporteront une valeur ajoutée au marché de l’emploi».

Dans ses propos, le promoteur de l’African School of Economics (Ase), le professeur Léonard Wantchékon expliquera que l’Ase vise à contribuer « à l’institutionnalisation de l’excellence en Afrique ». Ainsi, prenant appui sur la riche expérience de l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep) dans les domaines de l’économie et de la statistique qui lui vaut d’être le principal interlocuteur du Réseau Afrobaromètre en Afrique Francophone, l’Ase se veut une alternative crédible et moins coûteuse des meilleures universités européennes et américaines à travers un enseignement de qualité et un joyau architectural propice à l’expansion du savoir.

« Nous avons les moyens de nos ambitions », rassure le professeur d’économie à l’Université de New-York et promoteur du projet, Léonard Wantchékon pour témoigner de la concrétisation du projet pour l’année  2014.

Somme toute, cette université qui va accueillir son personnel et ses apprenants de tous les pays  africains suscite déjà de grands espoirs quant à la formation qualitative de l’élite africaine.

Jean-Claude DOSSA

 

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