.
.

Le triomphe de la vérité

.

Georges SACCA, Président de l’Union des forces démocratiques (Ufd)  » Sous l’Arbre à Palabres  » « Abt n’a pas encore indiqué une alliance qui est la sienne »


Le Président de l’Union des forces démocratiques (Ufd) Georges Sacca était l’invité de notre rubrique  » Sous l’Arbre à Palabres « . Face aux journalistes du Comité de rédaction de l’Evénement Précis,  l’ancien Directeur Adjoint des Impôts s’est prononcé sur la situation économique et financière du Bénin sous le régime du Changement ainsi que plusieurs  secteurs de la vie politique et sociale. Quant à sa ligne politique pour la présidentielle de 2011, il ne voile pas sa décision d’œuvrer résolument pour l’élection du Président de la Boad Abdoulaye Bio Tchané.  C’est avec la même conviction qu’il croit que le départ de l’actuel Chef de l’Etat Boni Yayi du pouvoir en 2011 est irréversible. Il en donne quelques raisons… mais plus de convictions… Un come back sur son parcours scolaire…Un détour dans sa vie privée…Sous l’arbre à Palabres est un véritable cocktail d’informations !

Sacca, sur l’échiquier politique

Je vais d’abord vous rappeler que je suis membre d’un parti politique. L’Union des forces démocratiques (Ufd). Dès le départ,  avant même la création de ce parti, notre intention était de susciter la candidature de Bio Tchané, c’est-à-dire avant même 2005. En 2006, on était pris de court par rapport à la déclaration du Président Mathieu Kérékou qui a laissé tenir les élections présidentielles. Maintenant, les présidentielles de 2011 auront lieu, c’est pourquoi nous nous sommes donnés la tâche de travailler sur le terrain et de pouvoir susciter sa candidature. Je suis donc Abt 100%. 

Régionaliste dans le choix ?

La présidentielle n’est pas une affaire du Sud ou du Nord, de l’Est ou de l’Ouest. C’est une affaire de compétence, une affaire de personnalité pour gérer le pays. Donc l’origine du candidat importe peu.

Pourquoi Amoussou plutôt que Yayi en 2006 ?

C’est vous qui nous avez appris que Boni Yayi est un financier. On nous a dit qu’il est un Docteur en économie et c’est justement cela qui a trompé tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on a travaillé dans une banque qui fait un financier. Nous, nous l’avons rencontré en 2005 et en 2006 quand il voulait être candidat. De nos échanges à l’époque, nous avions déjà compris qu’il ne pouvait pas gérer le pays. En fait, il n’avait même pas un projet de société. Nous le lui avions demandé il ne l’avait pas montré. On lui a demandé également pourquoi il était candidat et ce qu’il fera dès qu’il sera élu Président. Mais il ne nous a donné aucune réponse convaincante. C’est de là que nous, on avait pris la décision de soutenir le candidat Amoussou Bruno à l’époque avec lequel on a discuté. Lui, si c’est la carrure il l’a, les problèmes du pays, il les connaît et il a des apports de solution. C’est pour cela que nous avions soutenu sa candidature. On n’a pas manqué de dire à ceux qui voulaient bien nous entendre que Boni Yayi Président ne pouvait rien faire pour nous.

La crise économique n’en est pour rien dans le fiasco

Prenez par exemple le domaine économique. Mais tout va mal. Longtemps on a trompé le peuple en mettant le fiasco sous le compte de la crise économique. Qu’est-ce qu’on a à y voir. Avons-nous aussi placé notre argent dans les banques étrangères pour que la crise nous frappe ?  Vous savez bien que l’Europe n’en avait pas souffert. L’Europe a eu ses propres problèmes. La preuve, la parité que nous avons avec l’Euro et le Fcfa n’avait connu aucun problème. Comme je vous l’ai dit, nous, nous sommes habitués au terrain. Je suis du Nord. Le Chef de l’Etat a annoncé 600.000 Tonnes de coton en 2006, comme en 2007, mais aujourd’hui, la réalité est que nous sommes à moins de 140.000Tonnes. Cette année, si certaines conditions ne sont pas remplies, c’est sûr que nous n’atteindrons pas 50.000 Tonnes. Les dysfonctionnements sont de plusieurs ordres. Le premier élément est que nous avons abandonné notre agriculture à des paysans analphabètes qui n’ont aucune notion du rendement et de la rentabilité. Vous comprenez que même si vous mettez toutes les techniques en place, les résultats escomptés ne pourront pas être atteints. Deuxièmement, le paysan n’est pas riche, mais les égraineurs et ceux qui vendent le coton sont très riches. Cela veut dire que les paysans ne vivent pas du fruit de leur labeur. Ils ne peuvent pas donc continuer ce commerce là. L’Etat fait des exonérations sur les intrants et c’est toujours ceux qui vendent ces intrants-là qui sont riches. Donc, les paysans ne sentent pas ça.

Des fruits de la continuité de l’administration

Il est vrai qu’il y a continuité dans l’Etat. Ce n’est pas pour autant qu’il faut mettre à son seul actif tous les chantiers qui étaient prêts et qu’il est venu exécuter. Pour moi, ce n’est pas lui qui a réalisé.  Vous êtes tous témoins que quand il est arrivé il a été à Abomey mais la route reste dans son état dégradé ; la route Comé-Lokossa est aussi toujours en dégradation de jour en jour, mais il n’a rien fait. La voie Parakou-Gogounou, jusqu’à présent demeure dans son état défectueux. Certes, la voie Kandi-Banikoara comme vous le mentionnez est réalisée mais je dirai que c’est mieux de parler de continuité de l’Etat  dans ce cas aussi. Je vous apprends que ce projet-là date de très longtemps avant l’arrivée du Président Boni Yayi. C’est bouclé avant son arrivée. Seule l’exécution a eu lieu pendant qu’il est Président. L’entrepreneur était connu, le financement est là.

Rien de bon sans la méthode

Vous me parlez de la gratuité de la césarienne, de l’enseignement primaire, des micro-crédits aux plus pauvres, du reversement des enseignants contractuels dans la fonction publique. Ce sont peut-être des actions à encourager. Mais moi j’aurais souhaité qu’il le fasse avec méthode et un savoir-faire. On a mis beaucoup plus d’argent pour faire de la publicité autour des actions. Et là, le résultat n’est jamais à la hauteur de la publicité qui l’a annoncé. Vous parlez de la gratuité de la césarienne. C’est grave de nous mettre dans la tête qu’on peut avoir des choses gratuitement. Nous n’avons plus envie de faire un effort. Gratuité de ceci, gratuité de cela, c’est une méthode suicidaire. Les recrutements massifs ? Tout ça me fait rire. Si vous mettez ça à l’actif des syndicalistes, je serai d’accord avec vous. Ce sont eux qui ont réclamé tout ça. Ce n’est pas Boni Yayi. Il a cédé devant la pression des travailleurs comme il en a l’habitude. J’ai entendu dire que globalement, son bilan est bien. Moi je dirai le contraire. Globalement, c’est très  mauvais. Les femmes qui bénéficient de la césarienne gratuite, c’est bien. Des gens qui ont été reversés, même si ce n’est pas fait dans les règles de l’art, certains ont trouvé de job. Tous n’ont pas été reversés. Tous n’ont pas encore non plus le salaire. Les textes réglementaires n’ont pas été non plus pris. Tout ça là, c’est un savoir-faire. Vous dites que jamais, un Président n’a fait entrer dans la fonction publique, 30.000 personnes. Laissez moi vous dire que moi je suis entré dans la fonction publique par communiqué radio. On disait que tous les étudiants en fin de cycle sont invités à rentrer dans la fonction publique. Combien on était à l’époque, je ne sais pas. Donc, ce n’est pas la première fois que les gens sont reversés aussi massivement comme vous le dites dans la fonction publique.

Au moins une bonne action de Yayi

Franchement, je ne sais pas ce que le Chef de l’Etat a fait depuis son arrivée de bien, exempt de toute critique. Tout ce qui n’a pas été fait aussi est mauvais. Chez moi, son bilan est catastrophique. Car, quand on met ce qu’il fait de bien et ce qu’il fait de mauvais sur la balance, on remarque que le mauvais neutralise largement le bien.

Un soutien de 2è tour par solidarité de groupe

Vous savez, en 2006 j’ai fait partie d’une alliance de partis politiques qui a choisi voter pour lui au second tour. Même si vous êtes contre ce choix, étant donné que la majorité décide autrement, vous ne pouvez plus rien. Solidarité du groupe. A l’époque, moi j’ai été contre le fait que l’Alliance ait décidé de le soutenir au second tour. Mais ceux qui étaient pour étaient plus nombreux. Si c’est comme ça qu’on est comptable du bilan de quelqu’un, tant mieux. Si j’en étais capable, la page Yayi, je l’aurais tournée depuis 2006, depuis qu’il a prêté serment. Ce n’est pas de l’extrémisme. C’est vous dire que depuis lors, il n’a pas ma confiance. Et  je travaillerai de toutes mes forces pour qu’on ait l’alternance en 2011.

ABT n’a pas encore une alliance

Des alliances se forment pour susciter la candidature de Bio Tchané. Le jour où il va intervenir lui-même et accepter se présenter, il va certainement former lui-même une alliance dans laquelle nous tous, nous allons nous mettre. Donc, au jour d’aujourd’hui, Abt n’a pas encore indiqué une alliance qui est la sienne. Ce sont des personnes, des partis politiques qui se retrouvent pour former leur alliance afin de susciter sa candidature. Moi-même je suis dans une coalition en cours de formation. Les amis Abt et les autres, c’est pour en fait préparer le terrain. Ce n’est pas une coalition.

Un parti créé pour soutenir ABT

Au départ, je disais que l’Union des forces démocratiques est créée pour soutenir Abt et pas les autres. Les présidentielles, ce n’est pas un jeu d’enfant. Si vous avez des capacités, non seulement intellectuelles, mais aussi morales, il faut en plus avoir l’expérience avant de prétendre être candidat à une présidentielle. Donc, ce n’est pas une affaire d’ambitions personnelles. C’est cela le problème. Si nous lisons en quelqu’un, les capacités d’un présidentiable, on préfère, s’il est dans notre groupe, le prendre. S’il est dans un autre groupe, il faut susciter sa candidature et le soutenir. D’après nos analyses, cette personne, on ne  l’a pas trouvée dans notre groupe. On a retrouvé ces qualités en la personne de Abdoulaye Bio Tchané.  Si ABT est ici et que vous lui posez la question, il vous répondra  » ma candidature est irréversible « . Mais comme les conditions dans lesquelles il est à la Boad ne lui permettent pas de faire des déclarations et lui-même étant légaliste, il ne dit encore rien. Vous savez que sa situation de Président de la Boad à Lomé ne lui permet pas d’être partisan. Ensuite, les campagnes ne sont pas officiellement ouvertes  pour qu’il commence à se prononcer sur sa candidature. Ce qui est bien différent du cas de l’Union fait la Nation avec Me Adrien Houngbédji. Il y a un groupe de partis politiques qui se sont regroupés pour l’alternance en 2011. Ils ont dit dans leur convention, il faut qu’on désigne une seule personne pour être candidat et ils l’ont fait. Me Adrien n’a pas déclaré sa candidature. Houngbédji n’a pas donc déclaré qu’il est candidat en 2011. C’est alors la même chose avec Bio Tchané.

Sûr de la candidature de ABT ?

Si vous suivez bien l’actualité, vous comprendrez comment Abt a graduellement évolué au sujet de sa candidature.  » On verra en 2011.. « , puis  » Si Dieu me prête vie…  » et enfin, il a dit sur la chaîne internationale  » Africa 24 « ,  « S’il faut que je sois candidat en 2011, je le serai « . Ces propos changent tout. Graduellement, il dit qu’il est candidat.

Je vais vous dire quelque chose. Quand j’entends dans les rues que Abt désistera en faveur de Yayi Boni en 2011 pour se positionner en 2016. Je peux vous assurer que ce n’est pas de son genre. Il ne prend jamais les choses à la légère. Il calcule et pèse tout avant de prendre sa décision. Une fois sa décision prise, je crois qu’elle est définitive.

La nature du Ccsd avec l’UN

Le cadre de concertation entre l’Union fait la nation et le groupe Abt n’est pas une union. Les gens se sont juste retrouvés pour sauver la démocratie et je crois que tout Béninois est invité à participer à cette concertation. Vous savez très bien que la démocratie est en danger.

La lépi

Moi, je ne pense pas qu’un Béninois éclairé puisse boycotter la Lépi. Au contraire, tout le monde doit l’applaudir. Le problème aujourd’hui, c’est pourquoi, les procédures ne sont pas suivies. La méthode est bancale. C’est ça que les autres refusent. Ne pensez-vous pas que quand une procédure couve des erreurs qu’il ne faille pas s’arrêter pour y apporter des corrections ? Pourquoi alors le pouvoir refuse de corriger les failles soulignées et communément partagées ? Et pourtant la Lépi est contenue dans une loi. Et donc il s’agit de l’application de la loi. La première étape de la Lépi est bâclée et on saute à la deuxième étape. Il faut combattre cette méthode de travail qui foule au pied les textes. Et c’est cela que nous faisons. Dans l’exécution des tâches, je dirai qu’il y a cacophonie. C’est ça la méthode Yayi.

Et la bonne volonté de Yayi à propos de la Lepi !

Si j’ai bonne mémoire, vous connaissez le dossier Alain Adihou. Son, prédécesseur avait déjà été disposé à la mise en œuvre de la Lépi. Dire que c’est lui qui le fait, je dis non. Si cela n’avait pas été fait sous Kérékou, c’est parce qu’on s’est rendu compte qu’il y avait détournement, sinon, ça aurait été déjà fait. Le Président Yayi a repris tout simplement le processus qui était déjà lancé. Quand on veut faire une chose et on le fait de la plus mauvaise façon possible, on ne peut dire que c’est un acquis. Les hommes les plus avisés montent au créneau et protestent contre la façon dont le processus se poursuit et pourtant il continue. Les partenaires techniques et financiers ont fait des promesses pour nous soutenir à réaliser la Lépi compte tenu de leurs engagements. Mais si vous voyez leur rapport, ils sont tous contre la façon dont elle s’exécute. Le fait qu’ils honorent leurs engagements ne veut pas dire qu’ils soutiennent le Chef de l’Etat. Quand vous les entendez répéter le mot passe partout  » Lépi consensuelle « , cela veut dire qu’ils ne cautionnent pas la médiocrité. La Lépi doit être faite au vu et au su de tout le monde. Personne ne doit s’en accaparer tout seul.

Non, je vais vous l’expliquer. On a dit que les premières étapes ont été bâclées et on a dit que ce n’était pas la peine de continuer l’étape suivante. On a demandé de nous arrêter pour corriger ce qui est mal fait avant de continuer. Mais en dépit de tout, ils ont poursuivi. Je me demande par exemple ce qu’adviendrait de ceux qui ne sont pas recensés.  Or les travaux de recensement, ce n’est pas seulement pour les élections. Ça peut aussi permettre aux gens d’avoir leur acte de naissance. Donc personne ne peut le refuser.

Manque de constance dans les positions

Premièrement, nous ne contestons pas la Lépi. On a juste dit que le travail est mauvais et qu’il faille le corriger. Le pouvoir même l’a reconnu. Les rapporteurs aussi. Donc, nous disons de corriger les erreurs. Il ne s’agit alors pas de contestation. On a fait les communales et les municipales en même temps. Quel problème ça a créé ? Aucun. Si on continue de gérer les contentieux, c’est à cause des fraudes. Et ces fraudes là, ce n’est pas la Lépi qui va corriger ça. A Nikki par exemple, après le vote, l’urne n’est même pas passée par les arrondissements. C’est directement envoyer à la commune. Nous avons dû prendre les imprimés et c’est seulement alors que nous avons compris la situation de nos résultats. On nous donne 100 voix par exemple, ce qui est inférieur à ce que nous avons réellement eu. Ces résultats vont à la Préfecture, qui a son tour nous crédite de 70, je ne sais sur quelle base. Les mêmes résultats viennent à Cotonou et on nous donne 40. De quelle manière, nous ne l’avons jamais su. Vous pensez que c’est la Lépi qui va corriger ça ?  Chaque fois que Yayi perd, on trouve des solutions pour le faire gagner. Moi je ne sais pas si par le passé, il y a eu autant de réclamations. Ce n’est pas la Lépi qui va régler ces problèmes là. Chaque Béninois a intérêt à être vigilant. Au jour d’aujourd’hui, nous avons compris tout ce qui s’était passé au moment des élections communales et municipales. Ceux qui ont organisé ces fraudes là se vantent d’ailleurs aujourd’hui. C’est la conviction que le Bénin ne peut se tromper une seconde fois qui nous fait dire qu’au soir des élections de 2011, c’est Bio Tchané qui sera élu Président de la République. En élisant en 2011 Me Adrien Houngbédji, le Bénin se tromperait. Parce que moi je connais bien mon candidat. J’ai travaillé avec lui. J’ai collaboré avec lui quand il était ministre des finances. Quand Me Adrien Houngbédji était aussi premier ministre, je l’ai vu faire. Dans les négociations entre partis politiques, je le connais aussi. Donc pour moi, il n’est pas le candidat idéal pour le Bénin en 2011.

Et si Bio Tchané était l’arbitre ?

Pourquoi voulez-vous que Bio Tchané joue à l’arbitre entre Yayi Boni et Me Adrien Houngbédji en 2011 ? Chez moi, c’est un schéma exclu. Le pire des cas, c’est qu’il est au second tour, sinon, ce serait le chao.

Les qualités de Bio Tchané ?

Bio Tchané a beaucoup de qualités. C’est d’ailleurs quelqu’un que je connais depuis le Lycée Béhanzin. Je le connaissais bien avant qu’il aille à la Bceao. Je connais sa force de travail. Par rapport à lui, je peux dire que moi je suis un paresseux. Moi j’ai la faculté auditive. Quand moi je suis un cours, en devoir, j’aurai au moins 12 de moyenne même si je n’apprends plus. Mais lui, à la recherche de l’excellence, vous le verrez toujours en train de travailler. Ça, c’est une qualité. Je l’ai également vu en tant que ministre des finances. Pendant trois ans et demi, c’est une collaboration étroite. Pour assainir les finances publiques de notre pays, je crois qu’il faut avoir quelqu’un comme lui. Quand il quittait la Bceao, il avait dans le compte,  plus de 100 milliards et nos finances n’étaient pas en difficulté. Si c’est l’expérience donc, il l’a, si c’est la formation, il l’a également. Quand il était au ministère des finances, il auditait régulièrement les différentes structures de l’Etat. C’est le cas des frais de justice criminelle. Il y avait des détournements là, mais personne ne s’était rendu compte. Il a suffi qu’il opère un audit à ce niveau et le pot aux roses  a été découvert. C’est cela qu’il faut pour gouverner un pays. Pendant 18 ans et plus qu’il était au Fmi, il ne faisait qu’auditer les budgets et donner des conseils aux gouvernants. Si vous prenez votre budget dans telle forme, vous allez réussir. Ce sont là des conseils qu’il donnait aux gouvernants africains. Et ça, il l’a fait pendant des années.

Les impôts plus actifs maintenant que par le passé

Je vais vous dire quelque chose. Si vous voyez  beaucoup de banderoles  placées à la porte des sociétés, cela veut dire pour les impôts que  le travail n’est pas bien fait. Alors, les impôts devraient revenir dans leur bureau et repenser la chose. Des redressements fiscaux aux opposants, en tout cas le Président que j’ai connu ne l’a jamais fait. Je dois vous clarifier aussi quelque chose. Ce n’est pas parce qu’on vous demande de régulariser votre situation fiscale que systématiquement vous allez dire qu’on vous harcèle. Je dis non et c’est ce que beaucoup pensent. Quand vous devez à quelqu’un, vous devez payer. Maintenant, vous avez la possibilité de vous adresser à l’administration fiscale pour négocier avec elle des échéanciers de paiement.

Le budget en pleine croissance

Il faut être sérieux. J’ai vu un ministre des finances togolais se moquer de nous. J’ai ri et j’ai pleuré à la fois parce qu’il a dit la vérité. Il a dit que c’est un budget démagogique et c’est vrai. Vous n’avez pas vu qu’après avoir voté le budget qu’aujourd’hui ils sont en train de faire des abattements ? Oui, ils le font au niveau de chaque ministère. Moi, en quittant les impôts il y a 5 ans, je sais qu’à cette année, on ne peut pas être à 1000 milliards.

Carte d’Identité : Sacca Georges, l’obsédé de la justice !

Né à Parakou, de la famille princière de Nikki, Sacca Georges est un cadre attaché à la vertu. Fiscaliste de renommée, l’homme fait valoir ses droits à la retraite depuis 5 ans déjà. Sacca Georges, fiscaliste, rien ne le prédestinait pourtant à une telle carrière. Il rêvait à une profession libérale, celle d’Avocat, étant épris de justice. Mais très tôt, il sera désabusé et contraint de changer le cours de son destin. De sa volonté acharnée de s’investir pour l’équité et la justice sociale,  Sacca Georges voulait être le porte-voix des opprimés, l’Avocat de la veuve et de l’orphelin, bref, le défenseur des laissés pour compte de la société. Il ne respirait en réalité que pour cette carrière d’une noblesse incontestable. Pour lui, c’était la meilleure mission qu’un homme pouvait accomplir sur cette terre où l’injustice règne en maître. Pour cela d’ailleurs, l’homme s’investit à avoir une formation littéraire très remplie, dans le souci acharné de pouvoir se faire une bonne carapace pour irréversiblement accomplir son rêve. Il obtiendra pour cela, un Baccalauréat A’, c’est-à-dire littéraire. Par la suite, plus que jamais engagé, il s’inscrira à la faculté de droit et des sciences politiques de l’Université nationale du Bénin, l’actuelle Université d’Abomey-Calavi. Brillamment, Sacca Georges a réussi à ses différents examens dans cette faculté avant de se rendre à l’évidence une fois en année de Licence. C’est bien là qu’il changera d’avis quant à sa volonté de réaliser son rêve le plus cher, celui de devenir un Avocat de grande probité et de renommée internationale. Qu’est-ce qui en est la cause fondamentale ? Ce sont les fameuses erreurs judiciaires.  » Je voulais tout faire pour devenir avocat, mais après l’étude de quelques cas d’erreurs judiciaires commises sur des justiciables, j’ai du rebrousser chemin. Je ne pouvais pas supporter une telle injustice où pour de simples questions de procédures, tout un procès peut être annulé et le criminel peut être libéré sans autre forme de procès. Cela me paraît absurde et je ne me l’explique pas. Franchement,  moi qui aime que la justice soit toujours rendue à ceux qui en ont besoin,  je n’accepterai jamais que leurs droits soient bafoués de cette façon là. Ce qui m’écoeure même, ce sont les avocats qui jouent ce sale rôle qui consiste à défendre le criminel qui pour une simple question de procédure, peut être libéré au grand malheur de sa victime. Je ne peux exercer une telle fonction « , a-t-il confessé. Toujours déterminé, Sacca Georges, une fois désabusé, s’engage alors sur la voie de sa nouvelle carrière, celle que le Destin lui servira. Une fois sa Maîtrise en poche, l’homme ne fera pas plus d’une année à la maison  à galérer. Le pays étant en manque criard de cadres à l’époque, il sera informé d’un communiqué gouvernemental recruteur de fonctionnaires permanents de l’Etat pour lequel il répondra et sera ainsi recruté aux impôts. Un secteur qu’il apprendra à connaître n’ayant aucune vocation et n’ayant point opté pour cette carrière. Il insistera que c’est l’Etat pourvoyeur d’emplois qui lui a proposé cette carrière après qu’il ait rejeté la première offre d’entrée à la Douane. C’est alors à l’œuvre qu’il apprendra à découvrir les Impôts où il exercera toute sa vie professionnelle. Après avoir franchi toute la hiérarchie de cette structure sans pour autant se tacher par des actes de corruption ou de malversations financières, Sacca Georges aura été précédemment fait Directeur adjoint des impôts, poste qu’il occupe avant d’être admis à la retraite, il y a 5 ans. Aujourd’hui, l’homme rêve toujours grand pour son pays et travaille d’ailleurs pour cela. Il fait surtout partie de ceux qui oeuvrent pour l’alternance en 2011. Il en fait un  véritable souci qui le hante.  » Mon plus grand souci aujourd’hui, c’est l’alternance au pouvoir en 2011 « , nous-a-t-il confié. Mais pour lui, il n’aura pas meilleur Chef d’Etat à la tête du Bénin  en 2011 que le Président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané pour qui il roule avec conviction.  » Je n’ai pas d’autres schémas à faire que d’affirmer que le prochain Président de la République du Bénin est Abdoulaye Bio Tchané. Je le connais personnellement et je sais qu’il est capable de gérer convenablement  notre pays. C’est ma conviction « , a-t-il laissé entendre.

Intimité

Sacca Georges est un homme en quête perpétuelle de l’Excellence. Et justement, cette culture effrénée de l’excellence transparaît dans toutes les dimensions de sa vie. Même en amour, le choix de l’âme sœur repose sur un critère principal : l’excellence. Et c’est d’ailleurs bien par rapport à ce critère particulier  auquel il résiste rarement qu’il a pu arracher le cœur de la jeune brillante lycéenne de l’époque qui aujourd’hui est son épouse pour qui il dit avoir beaucoup d’admiration. Avec une épouse médecin d’Etat et Professeur, Georges Sacca peut affirmer avec orgueil avoir eu la femme de son rêve.  » Ma femme, je suis fier d’elle. Je l’ai découverte au Lycée Béhanzin. Je vous assure qu’elle était brillante. C’est elle qui avait même pratiquement tous les prix d’excellence de sa classe à l’époque. Cela a compté beaucoup quant à ma détermination à l’avoir comme épouse. C’est très important d’avoir une femme intelligente « , a-t-il confessé.  En amitié, Sacca Georges tient beaucoup à la franchise et à la vérité. Sans ces qualités, ne prétendez jamais faire partie du cercle fermé des amis du prince de Nikki. Chez la femme, c’est l’intelligence et la compréhension qui le fascinent. Avez-vous peut-être envie d’inviter Sacca Georges à table. Apprêtez-lui un bon plat d’igname pilée et du bon vin. Ainsi, vous pouvez être fier d’affirmer :  » J’ai bien reçu Sacca Georges « .

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *