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Le triomphe de la vérité

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Propos de Boni Yayi face aux syndicats des ordres de l’enseignement: Douze députés interpellent le Chef de l’Etat sur sa déclaration (Lire leur interpellation)


La déclaration du Chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les responsables syndicaux du secteur de l’enseignement  le mercredi 10 mars 2010 n’a pas fini de faire des vagues. Après la presse qui s’est appropriée des propos rapportés par les syndicalistes, ce sont des députés de l’Assemblée nationale qui s’en saisissent pour interpeller le gouvernement. Douze députés du parlement sont signataires de cette initiative qui a voulu procéder par gradation dans leur démarche de culpabilisation du Chef de gouvernement. Pour cette première phase d’interpellation, les députés ont voulu s’assurer de la véracité des propos rapportés en relançant le gouvernement pour savoir si « …ces propos, relayés abondamment par la presse, sont effectivement ceux du président de la République et le sens à en donner ». C’est une démarche assez appâtant puisqu’en cas d’affirmatif dans la réponse du gouvernement, le Chef de l’Etat sera simplement amené sur le terrain de ses responsabilités constitutionnelles pour peut-être aboutir à une trahison de son serment de Président  de la République. La célérité et la promptitude des députés sur ce dossier justifient bien l’importance que couvent ces questions apparemment banales qu’ils adressent au gouvernement.

(Lire l’interpellation)
Le mercredi 10 mars 2010, le Chef de l’Etat a reçu sur son invitation, des responsables syndicaux du secteur de l’enseignement secondaire, suite au durcissement de leur mouvement de grève déclenché depuis fin janvier 2010.
La presse locale a largement fait écho des conclusions de ladite séance de travail au cours de laquelle le Président de la Représenté, selon le compte rendu du porte-parole des enseignants grévistes, aurait, en lieu et place d’une rencontre de dialogue, de négociation et de recherche d’une porte de sortie, déversé sur ses hôtes une colère noire. Le premier magistrat du pays aurait même déclaré :
1-que son mandat finirait dans dix (10 mois et qu’il ne serait plus candidat à rien
2-que son gouvernement ne ferait plus rien pour les enseignants puisqu’ils vont toujours en grève chaque fois qu’il les reçoit 
3-que les enseignants peuvent fermer les écoles et engendrer, de ce fait, une année blanche
4-que le président qui sera élu en 2011 pourrait être plus attentif à leurs revendications
5-etc
  Le gouvernement est invité à dire à la représentation nationale si ces propos, relayés abondamment par la presse, sont effectivement ceux du président de la République et le sens à en donner.
Au cas où ces déclarations seraient infondées, quelles sont les dispositions que le gouvernement prend pour satisfaire les revendications des enseignants et partant sortir l’école béninoise de la crise qui la secoue depuis quelques mois ?
 
                            Porto-Novo, le 12 mars 2010

Ont signé
1-Wally Boda Mamoudou Zoumarou
2-Vodonou Désiré
3-Houndété Eric
4-Sohounhloué Dominique
5-Edayé K. Jean-Baptiste
6-Georges Bada
7-Akotègnon Raphael
8-Zinsou Edmond
9-Gnigla Venance
10-Tidjani Serpos Ismaël
11-Lodjou Judes
12-Yahouédéhou Janvier

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2 thoughts on “Propos de Boni Yayi face aux syndicats des ordres de l’enseignement: Douze députés interpellent le Chef de l’Etat sur sa déclaration (Lire leur interpellation)

  1. Caals

    La Représentant Nationale est dans son rôle. C’est son droit. Mais ce qui m’intéresse, c’est ce que la représentation pourrait faire afin d’aider le gouvernement à apiser le climat social. Nous ne disons pas de convoler en noce avec le gouvernement mais qu’estce qu’elle peut faire autre que les interpellations aujourd’hui? Il y va de la sécurité et de la satisfaction des populations. En outre, que peut faire la Représentation par rapport aux grèves perlées des différents corps de métiers?

  2. Caals

    La vérité est amère. Mais il faut l’accepter. Il fût un temps où l’enfant de l’enseignant va à la même école que son père. Ce faisant, l’enseignant, alors éducateur suit son enfant, en même temps qu’il s’adonne de tout son corps et de tout son âme à son travail. Ne nous a-t-on pas dit qu’enseigner est un sacerdoce. Aujourd’hui il n’en est plus rien. L’enfant de l’enseignant est dans un établissement privé. Pendant ce temps, son père ronge les pouces à la maison autour d’une bouteille de bière en soulevant le verre au nom de la déchéance qu’il créé par l’école buissonnière (grève selon leur jargon). Il lève le verre à l’avenir catastrophique des fils et filles des autres qu’il tue petitement dans la joie d’une journée sans travail accompli mais qui sera comptabilisée à la fin du mois comme exécutée. Il en est de même pour les prestataires de santé.
    Et c’est de cette manière que nous voulons porter le bénin au développement. En pensant et en agissant de la sorte, nous ne pourrions être qu’à la traîne. Car, que l’homme s’en souvienne. Leurs enfants évoluant dans les écoles privées ne pourront avoir de diplôme qu’au Bénin. ET quand ils sortiront bien nantis de leurs diplômes et qu’il sera question de faire fonctionner les administrations ces enfants choyés auront besoin du soutien de ceux mal formés du fait des grèves perlées. Ou bien, ils devront composer avec les enfants paralytiques ou présentant d’énormes infirmités du fait de l’absence de soin adéquat pour raison de grève des prestataires.
    Mon pays me fait honte. Faisons d’abord le travail pour lequel on me paie. Ensuite demandons qu’on nous augmente dans la mesure des moyens disponibles.
    Une année blanche, nous l’avons connue déjà. Mais pas dans les conditions pareilles. Jadis, elle fut légitime car l’enseignant était brimé. Aujourd’hui l’enseignant, l’éducateur est devenu un chantre du chantage et du Terrorisme.
    Au lieu de prendre leurs responsabilités dans ce qui arrive, ils prévoient des tournées de sensibilisations (objectifs : arrondir les fin de mois par les frais de mission sur le dos des autres « camarades »).
    Chers Syndicaliste, je n’ai rien contre vous. Mais je pense que le terme de camarade ne vous convient plus. D’une part à cause de la définition première. Camarade renvoi dans mon paysage mental à une situation d’enfant et d’enfantillage expliquant vos agissements; Mais je veux croire que ce n’est pas le cas. D’autre part, le terme « CAMARADE » est consacré par la révolution. ET il est le symbole de lutte légitime et légale pour le peuple, avec le peuple et par le peuple. Dans votre cas, il n’en est rien du tout. Le terme est galvaudé et j’en suis désolé. Chers devanciers donnez-nous le bon exemple. L’exemple du travail bien; du sacrifice pour la nation et du réconfort moral qui a sens au dessus de tout.

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