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Le triomphe de la vérité

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Dissolution du Onze national: Le diktat d’Ajavon a agi


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Dans un communiqué en date du 03 février dernier, le comité exécutif de la fédération béninoise de football dissout les Ecureuils. Cet acte n’est pas compris du monde sportif et l’on indexe le président de la ligue professionnelle comme l’initiateur de cette décision.
Juste après l’élimination des Ecureuils à la Can 2010 en Angola, et alors que tout le gratin sportif béninois présent au pays de dos Santos s’attendait à une réaction vive du président Anjorin Moucharafou sur les performances des joueurs, il a pris tout le monde à contre pied en estimant « être très satisfait de la prestation de ses poulains ». Il l’a répété plusieurs fois après la Can. Alors qu’avant cette compétition, le même président avait estimé qu’il est tant que le Bénin passe le premier tour. Et que d’ailleurs, les Ecureuils vont à la Can 2010 pour surprendre leurs adversaires de groupe pour parvenir au second tour pour la première fois de l’histoire des Ecureuils à la Can. Mieux, lors de la cérémonie de présentation de vœux au ministère de la jeunesse, des sports et des loisirs dans son allocution, Etienne Kossi a salué la bravoure des Ecureuils en disant que le Onze national béninois est une équipe « redoutable et redoutée sur le continent africain ». Une équipe qu’on a élevé au rang suprême il y a quelques jours a été vilipendée jusqu’à être dissoute. Il y a de quoi se poser bon nombre de questions. Cette décision de la fédération étonne plus d’un Béninois qui suit correctement le football béninois au point où certains estiment à raison que le problème vient d’ailleurs.

Genèse des faits
Avant le départ des Ecureuils pour la Can 2010, les internationaux béninois ont posé un certain nombre de problèmes dont le règlement une condition sine quo non pour leur embarquement pour Benguela, la ville qui a hébergé le groupe C lors de cette compétition. Le point le plus culminant fut la question de la prime de participation. Les joueurs ont mis la barre très haut. Ils ont demandé 13 millions sans lesquels ils n’iront pas jouer à la Can. Le président du patronat béninois, président de la ligue s’en est mêlé et a imposé 8 millions aux joueurs comme l’ont voulu les autorités du ministère et les membres de la fédération. La médiation d’Ajavon a été sans succès. Ce qui a indigné l’homme au point d’intimer l’ordre à Dussuyer de changer tous ses joueurs au profit d’une équipe B. Le coach du Onze national a eu l’amabilité de lui expliquer que les choses ne se passent pas souvent de la sorte. Cette attitude des joueurs doublée du refus de l’entraîneur indigna l’homme qui a voulu prendre sa revanche sur l’ensemble désormais.

Ajavon outrepasse des attributions
Comment le ministre Etienne Kossi, Anjorin Moucharafou et son équipe qui ont porté en triomphe les Ecureuils quelques jours auparavant puissent leur infliger une si lourde sanction quelques jours plus tard ? Cette question amène une réponse. C’est qu’il y a une main invisible derrière cette décision. C’est Sébastien Ajavon qui a amené les acteurs du football à prendre cette décision qui ne devrait pas être celle qu’on a actuellement. Il ya des joueurs qui sont connu dans leur chantage et dans leur exagération. Il faut les citer nommément et les punir. Mais prendre tout le monde dans un même bateau et les embarquer dans une sanction, c’est déstabiliser le football béninois pour une décennie au moins. Pourtant, c’est un football qui est en transition. Le président de la ligue est le responsable du football au niveau local. La gestion de l’équipe nationale n’est pas de ses attributions. Ceux qui l’entourent devraient le lui dire. C’est  la fédération et le ministère qui gèrent le football au niveau des équipes nationales. Dans cette marée humaine, personne n’a eu le courage de dire à l’homme qu’il s’est trompé. Pourvu que les gens aient leur compte, la jeunesse béninoise peut s’ennuyer et vivre dans un manque chronique de compétitions pendant des décennies, ce n’est pas le problème des vautours qui entourent cet homme qui a une ambition passionnelle pour le football de son pays. A vrai dire, Ajavon veut que le football béninois sorte de l’ornière. Mais, il s’y est mal pris. Si les joueurs te manquent de respect, il faut que tu de dise dans un  raisonnement humaniste que tu n’es pas leur employeur direct et garder ta tête sur les épaules. Et Moucharafou, et le ministre Etienne Kossi et les membres de la fédération, tout le monde a suivi l’homme sans avoir un seul mot à piper. S’il se trompe, tout le monde se trompe. S’il coule, tout le monde coule. Dans un  pays sérieux, au nom de l’argent, un seul homme n’a pas tout le patrimoine du football. C’est un lobby qui gère le sport roi. Mais au Bénin, c’est un seul homme qui fait la pluie et le beau temps. Le ministre de sports qui devrait être au moins éclairé s’est laissé embarquer dans cette aventure qui risque de conduire le Onze national de l’élimination de la Can 2012. Au pire des cas, on ferme la baraque et on dit adieu au football international comme l’ont fait des pays tels que le Ghana, le Sénégal… à un moment donné de l’histoire de leur football. Le mal est toujours là en dépit de la dissolution de l’équipe nationale. Ceux qui détournent les sous du contribuable sont toujours aux affaires. On prend les mêmes et on recommence. C’est ainsi le football au Bénin.

José Mathias COMBOU

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One thought on “Dissolution du Onze national: Le diktat d’Ajavon a agi

  1. wilson

    dans votre article vous n’avez pas apporte la preuve que c’est mr adjavon qui est l’instigateur. de plus meme si c’est le cas est-ce que la decision porte sa signature?
    c’est du dilatoire. un journaliste ne fait pas des declaration comme un homme de la rue. soyez plus professionnel et convainquant.
    c’est vraiment decevant. meme si cela est vrai je continue par vous dire que dans ce present article vous n’avez pas pu demontrer votre affimation. apres c’est de crier pour fustiger les jugements pour diffamation. mais c’est exactement ce que vous venez de faire.
    j’ai du respect pour vous, j’apprecie votre redaction, mais essayez de corriger cet etat de chose. n’affirmez que ce dont vous avez la preuve , et si ‘cest le cas, soyez convaincant dans vos articles.
    merci

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