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Le triomphe de la vérité

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Convention nationale des forces politiques de l’opposition: L’Union fait la Nation pose les jalons de l’alternance en 2011


La salle Vivo du Bénin Marina Hôtel de Cotonou a servi de cadre, le samedi 30 janvier dernier, à la cérémonie d’ouverture de la première convention nationale de la coalition de partis politiques « l’Union fait la Nation ». Plusieurs personnalités politiques de notre pays ont assisté à cette cérémonie destinée à doter l’union de ses textes fondamentaux.
« Lorsque nous avons décidé de nous mettre ensemble à la faveur du séminaire de Bohicon et d’Abomey les 28 et 29 novembre 2008, les trompettes du malheur n’ont pas cessé de nous prophétiser une durée de vie de plus de trois mois. Et pourtant aujourd’hui, nous sommes encore là ». Ces propos du vice président du Mouvement africain pour la Démocratie et le progrès (Madep), Idji Kolawolé Antoine résonnent comme le témoignage de la vitalité dont peut  désormais se prévaloir l’Union fait la Nation après la tenue effective de cette assise qui vient poser les jalons de l’existence juridique de la coalition destinée à fédérer les synergies des forces politiques de l’opposition en vue de l’alternance au sommet de l’Etat en 2011. Après la minute de silence observée en mémoire de l’ambassadeur Mongbè, membre du comité d’élaboration des textes de l’UN, l’honorable Idji Kolawolé Antoine a noté dans ses propos qu’habituée à l’émiettement et à la division, la scène politique béninoise a désormais fait l’option d’œuvrer à l’avènement de grands regroupements pour construire notre pays. Aussi, estime t-il, cette convention constitue t-elle le socle d’une coalition plus forte pour la concrétisation de ses ambitions en faveur du Bénin.
De leur côté, les forces politiques présentes à cette assise ont, apporté leur ferme soutien à cette dynamique enclenchée par la Renaissance du Bénin (RB) de Rosine Vieyra Soglo, le Parti du renouveau Démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, Force Clé de Lazare Sèhoueto, le Madep de Séfou Fagbohoun et le Parti Social Démocrate (Psd) de Bruno Amoussou.
Ainsi, successivement, Firmin Agbahoungbata du parti Nouvel Elan pour la Patrie (Nep) Mixalodo, Eugène Azatassou des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), Idrissou Ibrahima de l’Union pour la Majorité Présidentielle (Umpp), Aïcha Taïwo pour le compte des représentants du président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané, Basile Comlan Ahossi du G13, Kamarou Fassassi du Parti du Renouveau Démocratique (Prd) Nouvelle Génération et Séverin Adjovi du Rdl-Vivoten se sont félicités de cette initiative qui vient renforcer l’animation de la vie politique nationale à travers la mise en commun de leurs synergies. C’est pourquoi le maire de Ouidah, Séverin Adjovi a estimé qu’en se retrouvant désormais comme des partenaires après plusieurs années d’adversités, les leaders des formations politiques de l’UN qui viennent du coup de changer de fusil d’épaules pour se mettre ensemble, « ont sacrifié leur orgueil sur l’autel de l’union » ; toute chose qui rassure l’ancien ministre Kamarou Fassassi que l’alternance n’est plus bien loin. « En 2011, il partira », dira t-il à cet effet. Président du présidium de cette convention, le Président maire, Nicéphore Dieudonné Soglo a pour sa part mis en relief la nécessité d’œuvrer en synergie pour gagner la bataille de 2011. « Patiemment, méthodiquement, nous allons atteindre nos objectifs », a-t-il assuré. Dans cette perspective, Nicéphore Soglo appelle à une large ouverture de cette coalition. « Dans notre formation, il y aura de tout ». Cette cérémonie d’ouverture s’est soldée avec l’engagement des délégués issus des douze (12) départements du pays à doter l’union de textes susceptibles de favoriser sa victoire aux prochaines échéances électorales.

Conquête du pouvoir d’Etat en 2011
La RB, le Prd, le Madep, le Psd et Force Clé désormais en marche pour offrir une nouvelle alternative aux Béninois
La convention constitutive de l’union fait la nation a connu son épilogue hier, dimanche 31 janvier 2010 au palais des sports du stade de l’amitié de Cotonou. Au terme de quarante huit (48) heures de travaux, les délégués issus des douze (12) départements du Bénin ont adopté les textes consacrant l’avènement de ce grand regroupement politique. La cérémonie de clôture de cette messe politique a enregistré la présence de plusieurs figures majeures de la l’opposition politique nationale.
L’Union fait la Nation jouit désormais de la plénitude de ses attributs pour conduire la Rb, le Prd, le Madep, le Psd et Force Clé  à la comcrétisation de leur ambition commune de conquérir le pouvoir en 2011 en vue d’y mettre en relief leur vision pour le développement du Bénin. En effet, annoncé comme une messe politique destinée à doter le Bénin d’un regroupement inédit de formations politiques longtemps opposées les uns aux autres, la première convention nationale de l’Union fait la Nation a tenu la promesse des fleurs. Au terme des réflexions des délégués des partis réunis dans les ateliers Etude et amendement du Projet de société de l’union, Etude et amendement du document de statuts et règlement intérieur, Etude, amendement et adoptions d’activités minimales pour les mois de février, mars et avril 2010 ont permis d’aboutir aux différents résultats attendus pour l’amorce de l’alternance au sommet de l’Etat. Ainsi, l’Union, désormais dotée de ses statuts jouit de ses couleurs, d’un logo, d’une dénomination définitive de même que de ses organes centraux. Dans ce même sillage, le document relatif aux modalités et procédures de désignation du candidat unique a été adopté par les participants à cette convention. Dans son intervention à l’occasion, le Président de l’Union fait la Nation, l’honorable Bruno Amoussou a expliqué que « par notre démarche, nous voulons apporter des réponses concrètes aux interrogations des populations désespérées ». C’est pourquoi, le président Amoussou lance un appel aux populations béninoises pour rejoindre le rang des forces politiques acquises à la cause de l’alternance au pouvoir lors de la prochaine élection présidentielle. « A tous les patriotes de notre pays, à celles et ceux qui souhaitent une recomposition et une simplification du paysage politique, à celles et ceux qui voudraient contribuer au renouvellement qualitatif de la classe politique…l’Union tend les bras et les invite au combat… »

« Nous ne sommes plus loin…Nous allons vers la terre promise »
Dans son discours à l’occasion, le Président d’honneur de l’Union fait la nation, Nicéphore Dieudonné Soglo s’est félicité de voir le rêve de doter le Bénin d’un regroupement politique fort se concrétiser au soir de ces deux jours de travaux. « L’Union, c’est désormais l’avenir du Bénin », avant d’ajouter que la vieille politique de diviser pour régner a trouvé aujourd’hui son tombeau. Et devant l’auditoire conquis et admiratif de l’homme d’Etat, Nicéphore Soglo prophétise : « Nous ne sommes plus loin…Nous allons vers la terre promise ».

Direction de l’Union
Président d’honneur : M. Nicéphore Dieudonné Soglo
Président : M. Bruno Amoussou
Coordonnateur général : M. Kolawolé Idji Antoine
Coordonnateur général Adjoint : M. Augustin Ahouanvoebla
Coordonnateur général Adjoint 2 : M. Georges Bada
Directeur Exécutif, Chargé de l’Orientation, Etudes, Programme : M. Théophile Montcho
Directeur Exécutif, Chargé de l’organisation, Outils, animation de terrain : M. Eric L. C. Houndété 
Directeur Exécutif, Chargé de l’image et de la communication: M. Moukaram Badarou

 
Discours de clôture de la convention de l’Union fait la Nation

 
Chers amis,
Lorsque les générations futures s’intéresseront à ce qui s’est passé ces deux jours, elles y rechercheront les ambitions qui ont animé ses promoteurs. Elles feront peu de cas de nos critiques à l’endroit de ceux qui ne pensent pas comme nous. Elles auront peut-être même oublié les promesses de ceux qui ne voulaient plus de politique mais de développement. Les termites auront déjà digéré les chroniques enflammées des théoriciens des messies extraterrestres. Selon toute vraisemblance, de nouveaux prophètes auront remplacé ceux qui ont déjà commencé à renier leurs prédictions et à maudire leur enfant. Comme leurs prédécesseurs, ils tenteront de se reconvertir en’ religieux entrepreneurs, en porte parole, en chargés de mission ou en animateurs de la société civile à la recherche d’une nouvelle virginité.
Lorsque les commentateurs s’intéresseront à nos travaux, ils y rechercheront nos propositions et non nos critiques à l’endroit de la conduite actuelle des affaires publiques. Bien que les média publics et quelques autres organes de presse privés, corrompus par contrats, célèbrent à longueur de reportage les avancées de notre pays, la réalité quotidienne leur inflige un démenti permanent et incite les honnêtes gens à continuer de s’interroger. C’est dire que nous n’aurions pas fait preuve d’une grande originalité ni comblé les attentes si nous nous étions contenté de redire ce que tout le monde sait.
Lorsque, dans quelques années, les historiens revisiteront notre parcours à partir des déclarations de ce jour, ils y rechercheront soit les raisons d’un espoir déçu soit les explications du déclenchement d’un processus qui aura transformé le climat politique dans notre pays et ailleurs en Afrique, comme ce fut le cas de la Conférence nationale.
Grande est donc notre responsabilité ce jour où tous les regards sont tournés vers cette salle du stade de l’amitié. Les oreilles collées à des postes radio, nos paysans, nos ouvriers, nos fonctionnaires, nos entrepreneurs, nos étudiants, nos jeunes, les femmes de notre pays bref notre peuple tout entier est en attente de nos conclusions pour y puiser des raisons d’espérer.
Mes chers amis,
Pour ambitieuse’ que soit notre: entreprise; elle ne  reflète pas moins les aspirations profondes de notre peuple». Le- désir de» sécurité et’ de’ savoir où on va hante la conscience de nos populations et raccourcit le sommeil de chacun de nous. Dans ce monde en désarroi, secoué par des crises successives, alimentaires, financiers, économiques et autres, n’est-il pas légitime de s’interroger sur ce qui attend nos enfants, sur la possibilité pour eux de vivre dans un environnement où ils pourront s’épanouir, offrant de réelles possibilités de création de richesses et d’emplois et présentant des opportunités qui valorisent les talents et récompensent les efforts?
Or, les huit millions que – nous sommes parmi les milliards d’êtres humains qui peuplent la planète, nous ne parvenons pas à nous réunir autour d’idéaux partagés. Fractionnés en une multitude de groupuscules, nous nous livrons à des combats autour de la pénurie, incapables de mettre en valeur la centaine de milliers de kilomètres carrés que Dieu nous a confiée. Pourtant, il y coule des fleuves; le soleil y brille toute l’année et la fertilité des sols récompense, avec générosité, les efforts de ceux qui disposent des moyens de produire. En outre, pendant que le peuple laborieux peine à vivre, la couche parasite de notre société confisque les fruits du travail de tous et s’adonne à la mendicité internationale, son sport favori, en quête d’aides financières à capter à son profit.
C’est à changer cet état de chose que nous avons l’ambition de nous consacrer. Durant la phase préparatoire de cette rencontre, nos groupes de travail ont esquissé notre vision du monde. Ils ont rassemblé les éléments qui serviront de base à un programme de gouvernement. A cette occasion, chacun de nous a pris encore plus la mesure du drame des familles qui ne parviennent plus à se nourrir, besoin fondamental s’il en est. On comprend alors l’absence d’échos aux appels à la scolarisation de tous les enfants, à la fréquentation des centres de santé, à la relance de la production et à l’innovation. On comprend également le désarroi des jeunes et des femmes qui se battent autour des microcrédits politisés.
Par notre démarche, nous voulons apporter une réponse concrète aux interrogations des populations désespérées. Il est évident que le défilé hebdomadaire des créateurs de partis sur les écrans de la télévision nationale n’est pas de nature à clarifier la situation. Ce nouveau commerce, qui rapporte gros pour ses géniteurs, embrouille malheureusement le débat et les enjeux. Peut-être que les réjouissances auxquelles donnent lieu ces  manifestations, à l’initiative des  ministres, font parti des axes prioritaires du gouvernement en matière de promotion des spectacles et des loisirs. Nous avons eu raison, au ­ cours de cette convention, d’emprunter un autre chemin et de prendre d’autres initiatives pour animer la vie politique nationale.
Les résultats auxquels nous venons de parvenir confirment la stratégie prudente que nous avions adoptée. Beaucoup déploraient les hésitations, les reculs, la marche saccadée et l’impatience, avouons le, avait gagné nos «rangs. Le découragement s’en est mêlé au point que la tenue de cette convention devenait un défi à relever. Nos adversaires n’ont naturellement pas manqué d’alimenter la polémique et croyaient trouver dans nos tâtonnements les raisons d’obtenir la dislocation qu’ils appelaient de tout leurs vœux. A la vérité, leurs espoirs ne se sont évanouis qu’après l’échec des derniers assauts dans les commissions et l’adoption des textes constitutifs de l’Union.
Mais nous serions de bien naïfs acteurs si ce succès ponctuel nous plongeait dans une quiétude qui conduit à l’immobilisme puis à la dislocation. D’expérience, nous savons que l’union est le fruit d’un combat et que les tendances fractionnelles ne disparaitront pas par enchantement. Ce serait naïf de croire que, du jour au  lendemain, la coopération militante va remplacer nos confrontations multi décennales  entre groupes. Les ambitions personnelles continueront de nourrir de secrètes’ stratégies de sous alliance et ceux qui tirent profit de la situation actuelle ne déposeront pas les armes et n’accepteront aucune paix des braves, sans combat.
Chers amis,
C’est conscient de toutes ces difficultés que nous avons néanmoins décidé de tenter l’unification de nos forces. Bien sûr, nous aurions souhaité rassembler un plus grand nombre de forces politiques, servir de creuset pour unir toutes les communautés vivant sur tout le territoire national. Mais, pour le moment, les forces de régression continuent de s’opposer, avec un certain succès, à l’intégration nationale. Prolongeant des tendances anciennes, elles exercent de fortes pressions dans des régions entières où ceux qui veulent une ouverture politique sont considérés comme des traîtres. La lecture de la carte politique de notre pays indique bien les endroits où nous avons besoin de courage et d’effort pour restaurer le pluralisme politique.
Dès lors, nous comprenons nos camarades qui ne peuvent franchir, pour le moment et sans danger, les portes de ces régions fortifiées. Aussi en appelons- nous à tous ceux qui jouissent d’une influence à l’intérieur de ces zones interdites pour qu’ils utilisent leur pouvoir à étendre» l’espace- de démocratie e et de pluralisme politique à l’ensemble de notre pays. Quant à l’Union, elle reste ouverte à tous ceux qui ne se nourrissent pas de la sève venimeuse du régionalisme et du tribalisme. Elle poursuivra ses efforts pour accueillir en son sein, de façon militante et fraternelle, les courageux qui s’attaqueront, avec réalisme, aux obstacles idéologiques et sociopolitiques dressés’ contre la cohésion nationale.
Ce sera avec la même ferveur patriotique que l’Union accueillera tous ceux qui voudront rejoindre ses rangs. Ils sont des millions, ceux qui souhaitent un pays apaisé. Elles sont des millions, les femmes qui triment dans nos champs, sur nos routes, dans nos marchés à la recherche d’un cadre pour participer à la prise des décisions qui les concernent. Dans les villages comme dans les villes, nos jeunes au chômage regardent l’horizon assombri dans l’espoir de déceler la lueur qui les mettrait en mouvement. 
Aussi tendons-nous une main fraternelle à nos amis venus nous soutenir hier par leurs messages pour un apaisement du climat politique dans notre pays. Ceux d’entre eux, qui ont choisi de rassembler et non d’émietter, de renforcer les liens sociaux et non de les détruire  nous paraissent aller dans la bonne direction. Comme le nôtre, leur succès clarifiera le débat politique. C’est ce qui justifie nos vœux de réussite pour leur entreprise afin que l’alternance s’appuie sur des forces politiques crédibles, capables d’assumer la responsabilité de la conduite des affaires publiques dans un esprit de tolérance et de décrispation.
A tous les patriotes de notre pays, à celles et ceux qui souhaitent une recomposition et une simplification du paysage politique, à celles et ceux qui voudraient contribuer au renouvellement qualitatif de la classe politique, à celles et ceux qui voudraient participer à des débats responsables, constructifs et dignes, à celles et ceux qui œuvrent dans les associations professionnelles ou non et dans les organisations non gouvernementales pour aider les plus pauvres à participer à la vie nationale, l’Union tend les bras et les invite au combat:
– combat pour la restauration d’un climat de concorde,
– combat pour la convivialité, le dialogue, la détente sociale et politique,
– combat pour l’apaisement des conflits qui déchirent les familles dans les
villages et les quartiers de ville,
– combat pour la pratique tolérante des religions,
– combat pour la création des entreprises et de l’emploi pour nos jeunes,
– combat pour la sauvegarde de notre dignité et de la fierté nationale,
– bref combat pour la survie de notre peuple menacé dans ses valeurs fondamentales
Quant à vous, militantes et militants de l’Union fait la Nation, soyez fiers de ce que vous avez déjà accompli. Nous avions sous-estimé vos capacités à transcender nos divergences et nous venons de constater, avec bonheur, que vous vous inscriviez depuis for longtemps dans la nouvelle dynamique d’union. L’optimisme qui emplit les cœurs des Béninoises et des Béninois en ce jour plonge ses racines dans votre détermination avérée à surmonter les obstacles que nous avions dressés de nos propres mains au cours de nos luttes passées.
Oui, chers amis, regagnez vos foyers sains et saufs, par la grâce de Dieu. Répandez autour de vous le message de l’espoir. Organisez vous pour accueillir les  délégations de l’Union qui examineront avec vous les problèmes du terrain dans chaque commune.
Oui, l’Union fait la Nation;
Oui, un grand parti vient de prendre son envol;
 Oui, une aube nouvelle se lève- sur notre pays.
Soyons en les principaux artisans!

    Président  Bruno AMOUSSOU

 

Jean-Claude DOSSA

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