.
.

Le triomphe de la vérité

.

Assemblée nationale: Le rapport d’activité de Mathurin Nago rejeté pour la quatrième fois successive


Le Président de l'Assemblée nationale, Mathurin Nago

Le Président de l'Assemblée nationale, Mathurin Nago

Réunis en séance plénière hier jeudi 12 Novembre 2009, les députés de la cinquième législature ont examiné le rapport d’activité de leur président conformément aux dispositions de l’article 21 du règlement intérieur de l’institution parlementaire. Ainsi, une fois encore et pour la quatrième fois successive ils l’ont rejeté.
33 voix pour, 39 contre et 10 abstentions. C’est le résultat du vote qui a sanctionné l’examen du cinquième rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago. Ainsi pour la quatrième fois consécutive, les députés viennent encore une fois d’infliger une sanction au président Nago à travers le rejet de son rapport d’activité de la session précédente. La particularité de ce vote réside dans le fait qu’en dehors du vote de désapprobation exprimé par les députés de l’opposition parlementaire à l’exception du député Prd Ismaël Serpos Tidjani qui s’est abstenu, neuf autres députés de la mouvance se sont abstenus également. Il s’agit des députés membres du groupe parlementaire sursaut patriotique dirigé par l’honorable Edgard Alia, toute chose ayant favorisée ce rejet. Ils ont nom : Edgard Alia, Samou Seïdou Adambi, Janvier Yahouédéhou, André Dassoundo, Luc da Matha Santana, Eloi Aho, Orou Yarou Bio Bagou et deux autres à qui on a voté par proccuration. Il s’agit de l’honorable Dénis Chabi et d’un autre député du même groupe parlementaire et pourtant, rien ne présageait d’un tel vote, lorsqu’on se réfère à l’atmosphère qui a règne au sein de l’hémicycle lors de la cérémonie d’ouverture de cette deuxième session ordinaire. En effet, au cours du débat ayant suivi la présentation faite par le président Nago de son rapport d’activité pour la période du 1er Avril au 31 Octobre 2009, les députés G et F en ont relevé plusieurs insuffisances. Selon le député RB Georges Bada, le président Nago a manqué à son devoir en ne laissant pas transparaître dans son rapport les raisons de la non examination des questions orales adressées par certains députés au gouvernement. Or pour lui, ces questions orales sont d’une importance capitale et auraient pu permettre d’éviter ou de freiner la mauvaise gestion qui a actuellement cours dans le pays. Raphaël Akotègnon du Prd a regretté le faite que le président nago s’est lui-même décerné un satisfecit par rapport à son rapport alors que ledit rapport selon lui ne reflète pas la réalité au parlement. Pour lui, c’est un rapport parcellaire. Il regrette également le fait que le président Nago n’ait pas dit dans son rapport les causes des difficultés que rencontrent les populations depuis ces derniers mois. Même son de cloche avec le député force clé Eric Houndété, selon qui le rapport du président Nago est mauvais, parce qu’il n’aurait pas joué le rôle qui est le sien. « Vous avez manqué d’être le président de l’Assemblée nationale, le président de tous les députés et non le président d’un seul camp » a-t-il déclaré. Pour lui, le fait que le gouvernement n’ait pas répondu à certaines questions écrites des députés sans aucune réaction de la part du président ou de son bureau et surtout le fait que les séances de questions orales n’ont pas été programmées  montre à plus d’un titre qu’il a pris parti et c’est une faute grave. A en croire ses propos, si ces contrôles avaient été faits, le pays ne connaîtrait pas les difficultés financières dans lesquelles il se trouve plonger depuis peu. Il sera appuyé par le député Ismaël Serpos Tidjani qui à son tour a regretté que le professeur Mathurin Nago ne joue pas son rôle de président de l’Assemblée nationale. Aussi a-t-il fait remarqué que le parlement béninois est totalement absent des débats sous régionaux, notamment en ce qui concerne la crise en Guinée et celle au Niger voisin. Dans le camp des députés Fcbe, l’appréciation n’est pas la même. Selon les députés Soulé Sabi Moussa, Justin Yotto Sagui, Adam Boni Tessi, Hélène Aholou Kèkè et consorts, le rapport du président Nago est bon. Pour eux, les récriminations de leurs collègues de l’opposition ne sont que de la politique politicienne. Le président Nago a lui-même essayé de répondre à certaines préoccupations des députés de l’opposition ; malheureusement, ses explications n’ont pas changé l’avis de ces derniers qui sont aller jusqu’au bout de leur logique en votant contre le rapport d’activité. Il n’en fallait pas plus pour faire dire aux députés Djibril Débourou et autres Aholou Kèkè que les raisons de ce rejet son ailleurs. Au regard de tout ce qui précède, on peut dire sans risque de se tromper que la résolution de la crise qui secoue le parlement béninois depuis son installation n’est pas pour demain et beaucoup de surprises restent à venir.

Hugues PATINVOH

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page