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Le triomphe de la vérité

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Non respect des recommandations formulées par les députés : Le gouvernement Yayi viole ses engagements


Le Présient Boni Yayi(Non respect des recommandations formulées par les députés lors du budget exercice 2009: Le gouvernement Yayi viole ses engagements vis-à-vis du parlement)

Après quelques jours de frayeurs, le gouvernement a fini par envoyer à l’Assemblée nationale pour étude, le projet de budget général de l’Etat, gestion 2010. C’était dans la soirée du mardi 20 Octobre dernier, date butoir avant l’ouverture de la session budgétaire prévue pour le 27 Octobre prochain et conformément aux dispositions réglementaires. Selon des sources proches du palais des gouverneurs, le montant chiffré de ce budget s’élève à 1.267 milliards 407 millions de FCFA contre 1.238 milliards 645 millions de FCFA pour la gestion 2009, soit une augmentation de 2,3%. Une analyse sur le bilan d’exécution du budget précédent montre à plus d’un titre que le gouvernement du changement est en porte à faux par rapport à un certains nombres d’engagement qu’il avait pris vis-à-vis des élus du peuple lors de l’examen et du vote de ce budget. Boni Yayi et son gouvernement ont carrément violé le pacte signé avec les députés avant le vote du budget 2009. En effet, lors de l’examen de ce budget, les députés avaient sévèrement critiqué la façon dont le gouvernement avait procédé au dispatching des ressources. Ils ont donc formulé plusieurs recommandations pour son amélioration et ont même conditionné le vote dudit budget au respect strict de ces recommandations. Ce que le gouvernement avait accepté. Mais au regard du point d’exécution de ce budget, il apparaît clairement que le gouvernement a violé ses propres engagements vis-à-vis de la représentation nationale. A titre d’exemple, les députés avaient demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour transférer la cour suprême à son siège à Porto-Novo ; à la date d’aujourd’hui, rien n’y fit. Il en est de même avec le transfert des compétences aux communes notamment en ce qui concerne les ministères de l’intérieur et de la sécurité publique et du ministère chargé de la décentralisation de la gouvernance locale. La recommandation concernant la revalorisation de la filière palmier à huile est également restée sans suite. Idem avec celles relatives à l’aménagement et ou au bitumage des pistes reliant tous les chefs lieux des communes ; l’aménagement et le bitumage de plusieurs autres voies sur toute l’étendue du territoire national et surtout l’électrification de certaines localités du pays.

Des inquiétudes pour le vote du budget 2010
Au regard de ce constat il est à craindre que les députés ne rejettent la loi de finances 2010. De sources concordantes on apprend que même dans le rang des députés acquis à la cause du gouvernement, il y aurait des remous. Certains n’hésitent plus à dire à visage découvert, leur déception par rapport à la gestion qui est faite des ressources de l’Etat et surtout la violation par le gouvernement des engagements qu’il a pris en toute conscience devant la représentation nationale. Ils promettent donc des heures chaudes aux ministres du gouvernement lorsqu’il s’agira pour eux de venir présenter et défendre le budget de leur département ministériel respectif.

Gérard AGOGNON

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