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Le triomphe de la vérité

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Bilan 3ans du régime Yayi par l’administration centrale des finances


sg-sindicat-finance-laurent-metongnon(L’intégralité de la Déclaration)

Silence ! Ce sont les « financiers publics » même qui se prononcent sur la gestion de l’Etat. « Ceux-là qui voient comment les recettes engrangées au prix de mille efforts par leurs collègues de la douane, des Impôts sont utilisées… » comme d’ailleurs se réclament les travailleurs de l’administration centrale des finances. Et sous la forme et le fond qu’ils présentent les finances dans leur pays le Bénin, à défaut de les croire, il vaut mieux s’interroger sur l’état réel des caisses publiques au Bénin. Le conseil syndical du 1er mai 2009 du Syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances (Syntracef) dans une approche méthodologique et scientifique, pose un diagnostic préoccupant de la gestion de l’état sous l’ère du Changement. Et en somme, tant en ce qui concerne le respect des règles en matières d’exécution des dépenses publiques, les critères actuels de nomination des cadres, la politisation de l’administration…, c’est un tableau totalement en noir que les travailleurs ont peint. Longtemps, on cru à un jeu de distraction de l’opinion entretenu par  des politiciens de l’opposition mandatés pour ne voir que le mal dans chaque acte et action du régime en place. Mais avec la dernière déclaration du Syntracef, l’on est tenté de dire que le verdict est tombé.
« Les finances publiques sont mal gérées »
Les conclusions scandaleuses des audits de l’administration commandités par le chef de l’Etat le Dr Boni Yayi à la première de sa mandature entant que Premier Magistrat en 2006 ont révélé des pratiques financièrement très peu orthodoxes sous le régime du général Mathieu Kérékou. Ce sont ces pratiques, notamment l’abus des Ordres de Paiement (Op) qui ont conduit l’Etat droit dans les gouffres, semblent avoir conclu tous les commentaires assumés par les ministres du gouvernement d’alors avec à leur tête le ministre d’Etat en charge de l’économie Pascal Irené Koupaki. Paradoxalement, aujourd’hui, ceux qui ont la gestion des finances attestent la poursuite de la pratique abusive des Op. Selon les financiers publics, « plus de 10 milliards d’Op en 2006, plus de 20 milliards en 2007 et plus de 22 milliards en 2008 sans prendre en compte les Op émis directement payés au Trésor ». Ne peut-on donc pas conclure à la suite de ces révélations que la gestion des finances publiques au Bénin est alarmante ? Et l’on est bien tenté de soutenir avec le Syntracef que sur ce plan, le Changement n’a pas pu faire mieux que le régime du général Mathieu  Kérékou. Seulement, et chose curieuse, les travailleurs de l’administration centrale des finances ont débordé le stricte cadre des finances publiques pour explorer dans leur sondage d’opinion, le cadre général de gestion du pouvoir publique pour y percher des réalités qui vitriolent le Changement dans sa quête quotidienne de passer pour le chantre de la bonne gouvernance.

«L’administration publique politisée et régionalisée »
Ce ne sont que les opinions de 218 personnes travaillant dans l’administration publique spécifiquement dans l’administration centrale des finances. Mais des opinions qui ne demeurent pas moins celles d’un échantillon représentatif du fait du caractère confidentiel et non exclusif de l’enquête. Pour les travailleurs donc, selon le sondage du Syntracef, « l’administration béninoise est fortement politisée ». Le premier critère donc de nomination dans l’administration publique sous l’ère du changement constitue « l’appartenance politique » devant la « région » puis la « religion ». Si l’opinion des travailleurs était celle réellement partagée par la majeure partie des travailleurs de l’administration publique béninoise, il y a matière à s’inquiéter pour le rendement de notre administration. Ce ne serait alors qu’une administration qui conjugue au quotidien des frustrations, alimente des querelles interpersonnelles et qui soumet ses travailleurs  à la psychose constante d’instabilité de leurs postes du fait des renouvellements fréquents de gouvernement. Dès lors, plus que les Op jadis pris comme la ciguë des finances publiques sous le régime Kérékou, l’administration béninoise causerait plus tort aux finances publiques et à l’économie nationale en général qui vivrait dès lors à son rythme et aux humeurs de ses animateurs.
En somme, les révélations du Syntracef au-delà de l’étiquette syndicale qu’on peut leur appliquer, doivent constituer une nouvelle base alarmante pour des débats plus sérieux sur le réel état de nos finances publiques et de notre administration dans un Bénin qui aspire à une émergence économique.
Médard GANDONOU

(lire l’intégralité de la déclaration du SG/SYNTRACEF Laurent METONGNON)

Bonne fête de travail à tous les travailleurs du Bénin et du monde entier. Ensemble luttons pour un monde plus humaniste, de respect des valeurs morales, de justice et de paix.

 

Le conseil syndical de ce jour 01 Mai  2009 est placé sous le thème ‘’Point de vue des travailleurs  de l’Administration centrale des Finances sur trois (03) ans de gestion à l’ère du  changement’’.

 

Justification du Thème

 

1)    L’article 9 dernier alinéa des statuts du syndicat des Travailleurs de l’Administration Centrale des Finances stipule que le SYNTRACEF se réserve, au plan politique, le droit de se prononcer surtout les problèmes politiques, économiques et sociaux qui engagent l’avenir de la Nation.  Usant de ce droit et en tant que citoyens béninois, les membres du SYNTRACEF, toutes les fois que cela a été utile se sont  toujours prononcés sur certains problèmes qui engagent  ou risquent même de mettre en péril l’avoir des hommes dans la nation. Nous l’a vions fait en 2006 en proclamant haut et fort au sein de notre Fédération la FESYNTRA-FINANCES à laquelle le SYNTRACEF est affilée, aux côtés des autres travailleurs de Trésor, de la Douane et des Impôts, qu’il y a  avait bel et bien de l’argent  pour organier les élections présidentielles de Mars 2006.

 

2)    Le président BONI YAYI à son accession au pouvoir  nous a jeté à la figure : où étiez-vous travailleurs quand le pays sombrait. Evidement,  les travailleurs du Bénin, ceux du Ministère des Finances  en particulier  lui ont bien répondu : Au moment où vous étiez à Lomé, nous marchions, faisions des grèves, protestions, consolidions la démocratie et surtout,  combattions ceux qui voulaient réviser la constitution. Cela a contribué pour que vous vous présentiez aux élections de Mars 2006. Alors pour que les politiciens ne nous répètent plus demain : où étiez-vous, vous les financiers, quand  tout cela se passait, nous avons voulu commencer par parler et saisir toutes les opportunités que nous offrira l’actualité politique.  Ceci n’est que l’ouverture  du bal comme vous le constatez.

Nous profitons donc de la gestion de 03 années  sous l’ère du changement que tous les médias ont agité ces derniers temps pour donner le point de vue des travailleurs de l’Administration Centrale des Finances.

 

Point de vue des travailleurs de l’Administration Centrales des Finances.

 

         Les travailleurs se sont prononcés à travers une enquête d’opinions organisée par le Bureau Exécutif du Syndicat.

 

         Cette méthode a été choisie plutôt que l’Assemblée Générale car, généralement au cours d’une AG, certaines personnes par timidité ou par peur de représailles, n’expriment pas leurs points de vue. Souvent, elles adhèrent à la synthèse du bureau des points de vue exprimés par les intervenants courageux. Les femmes s’expriment très peu ou pas du tout. Les cadres A préfèrent s’exprimer en coulisse, demandant aux responsables syndicaux de prendre leurs responsabilités. Or,  avec la méthode  choisie qui requiert, l’anonymat, assez de militants et militantes surtout  de la catégorie A  et les femmes se sont assez exprimés.

 

         Au total, quatorze (14) directions ont été  couvertes par l’enquête, ce sont notamment :

 

A)   La Direction Générale du Budget qui a sous sa tutelle les directions suivantes :

 

           1- *  La Direction de la Préparation du Budget                         (DPB) 

                  2- *  La Direction de l’Exécution du Budget                                  (DEB) 

                  3- *  La Direction des dépenses en capital                                   (DDC) 

          4- * La Direction des Pensions et Rentes Viagères            (DPRV) 

                 

B)              Le Cabinet du Ministère qui comprend :

 

5- * La Direction des Ressources Financières et du Matériel           (DRFM) 

                  6- *  La Direction des Ressources Humaines                           ( DRH) 

                  7- *  La Cellule FED                                   

          8- * Le secrétariat Général du Ministère                               (SGM) 

           9-* La Direction de l’organisation Informatique                      (DOI).

 

          10-* Le contrôle Financier                                                (CF)

C)              11- * L’Inspection Générale des Finances                        (IGF)

D)              12- * La Direction Générale des Affaires Economiques        (DGAEF)

E)               13- * La Direction Nationale des Marchés Publics                  (DNMP)

F)               14-* La Direction Générale du Matériel et de la Logistique     (DGML)

                                                                                               

          L’échantillon comprend les travailleurs des deux sexes et des catégories A,B, C, D, et E. Au cours du dépouillement, nous avons remarqué des fiches remplies sans catégorie, que nous avons été amené à prendre en compte et dénommées comme telles : sans catégorie. Au terme des travaux d’apurement et de validation des données collectées, au total 218 questionnaires  reçus dans les délais ont été exploités, soit 100% des questionnaires collectés. Les questionnaires reçus en retard n’ont pas été exploités ; ils sont au nombre d’une vingtaine. Ainsi l’échantillon  se présente comme suit :

 

Réquisition de l’évaluation selon les catégories et sexes

 

 

Catégorie

 

Sexe

 

Effectif Total

 

Pourcentage

 

M

F

 

 

A

53

24

77

35,3%

B

31

23

54

24,8%

C

24

17

41

18,9 %

D

21

6

27

12,4%

E

01

0

01

0,40%

Sans catégorie

07

11

18

8,20%

Total

137

81

218

100%

 

          Ainsi les opinions exprimées  reflètent le point de vue des travailleurs de l’ACF sur trois ans de gestion à l’ère du changement.

 

          Rappelons avant de livrer les résultats du dépouillement, les questions qui ont été  posées aux travailleurs :

 

I – Les règles en matière d’exécution des dépenses publiques sont-elles bien respectées sous le régime du changement ?

II- Les dépenses  sous le régime du changement sont-elles des dépenses de qualité ?

III-Quels sont, selon vous, les critères de nomination sous le régime du Changement ?

                                 Religion

                                 Région

                                 Appartenance Politique

                                 Ancien copain

                                 Autres relations

                                 Analyse personnelle

 

IV- L’Administration publique, selon vous, est-elle bien gérée sous l’ère du changement ?

 

V – L’Administration publique, est-elle plus politisée qu’autrefois ?

 

 

1-1-        Les règles en matière d’exécution des dépenses publiques sont-elles bien  respectées sous le régime du changement ?

 

          Au nombre des travailleurs interrogés pour donner leur opinion, seulement 11,1% ( 24 répondants seulement sur 218) des répondants affirment ne pas avoir d’opinions car ne disposant  pas d’éléments pour apprécier si les règles ne sont pas respectées.

 

          Réponse par  rapport au non respect des règles en matière d’exécution des dépenses publiques sous le régime du changement

 

 

 

 

Effectif

 

Pourcentage

 

 

OUI

 

45

 

20,6

 

non

 

149

 

68,3

 

Sans opinion

 

24

 

11,1

 

Total :

 

218

 

100%

 

 

          Parmi ceux qui affirment que le Gouvernement du changement  ne respectent pas les règles en matière d’exécution des dépenses publiques, les arguments sont variés, mais on retiendra principalement :

 

         recours abusif et très fréquent à des pratiques dérogatoires  ou exceptionnelles (OP) pour contourner le contrôle des dépenses publiques.

 

         Improvisation dans les autorisations des dépenses non prévues au Budget National (des mesures sociales avec implications financières sont prises sans programmation préalable.

 

         La passation des marchés gré à gré est devenue la règle.

 

         Pour justifier la passation des marchés gré à gré, on parle souvent de travaux urgents, prioritaires et indispensables. (Cas des travaux de réfection des Immeubles du CIC  et de Palais  des congrès dans le cadre du Sommet la CEN-SAD.

 

         Non respect des autorisations de dépenses données par le Parlement et promulgué par le Chef de l’Etat lui-même (cas des travaux de réhabilitation et d’équipement du CIC et PC).

 

En effet, le Budget Général de l’Etat  exercice 2008 a prévu un montant de 1430 000 000 de francs CFA. Mais les marchés approuvés et exécutés sont d’un montant de 6 407 820 023 francs CFA et ceci sans les travaux dits supplémentaires qui semblent-ils ne sont pas encore évalués.

 

         Les surfacturations. Les répondants ont beaucoup parlé de surfacturations. Par exemple le coût des marchés du CIC-PC comporte une surfacturation estimée à près de 39%.

 

Lisons quelques témoignages :

 

           1-2. Réponse par rapport à la qualité des dépenses sous le    régime du changement.

          

           Toute  dépense à un objectif et vise une utilité économique ou social ou autre. En finances publiques, la procédure mise en place pour obtenir le service fait compte beaucoup dans la qualité.

 

            Au nombre des travailleurs interrogés pour donner leur opinion sur la qualité des dépenses sous le régime du changement, seulement 11,5% (25 répondants seulement sur 218) des répondants estiment ne pouvoir apprécier la qualité de ces dépenses  car il y a des échangeurs, des auto-routes, des écoles qui sont construits, en plus des belles villas de la CEN-SAD et beaucoup d’autres choses. Pour d’autres, c’est oui et non.

 

 

 

Effectif

 

Pourcentage

 

 

Oui

 

62

 

28,4%

 

non

 

131

 

60,1%

 

Sans opinion

 

25

 

11,5%

 

Total :

 

218

 

100%

         

          Les arguments développés par les répondants du oui (28,4%) tiennent  au fait que les infrastructures étant de qualité,  la dépense est de qualité. Mais la particularité est que presque tous nuancent leurs opinions : Lisons un certain nombre 

 

         Les dépenses liées aux infrastructures sont de qualité », néanmoins certaines dites de souveraineté ne le sont pas.

 

         Les dépenses sont de qualité car elles sont structurées et concernent de plus en plus les investissements de qualité et des infrastructures sociales.

 

         Certaines dépenses sont objectives, par contre d’autres sont abusives voire même arbitraires.

 

         Pas  toutes les dépenses  quand même, puisque certaines dépenses  sont mal pensées.

 

          Les arguments développés par les répondants du NON (60,1%) sont divers et variés :

 

         Les idées de dépenses de qualité étaient envisagées et publiées au début du régime, mais des ambitions politiques très démesurées, les détournements de jour  en jour de l’idéal.

 

          Il n’y a que des dépenses politiques.

 

         A l’allure où les dépenses sont effectuées sans avoir été prévues au budget, on risque de vivre la situation de non paiement de salaire des années 88 et 89.

 

            1-3 Quels sont selon vous, les critères de nomination sous le régime du changement ?

 

          Les critères de nomination dans l’Administration Publique ont permis de faire un classement à partir  du résultat obtenu

 

          Sur l’’échantillon de 218 travailleurs enquêtés, quatre (04) sont sans opinion. Par contre parmi ceux qui se sont exprimés, ils ont préféré certains critères à d’autres. Par exemple, certains répondaient tout en disant que les nominations sont faites sur la base de religion et de région, estiment par contre que l’Administration n’est pas politisée qu’avant et mieux, il faut travailler avec les gens de son parti, avec les anciens copains à qui ont fait confiance etc. etc..

 

          Toutefois les points obtenus par les critères soumis à savoir : Religion ; Région ; Appartenance politique ; Anciens copains et autres relations se présentent comme suit :

 

 

 

Critères de Nomination

 

Point obtenu

 

Classement

 

 

Religion

 

111

 

3ème

 

 

Région

 

132

2ème

 

Appartenance politique

 

147

 

1er

 

 

Anciens  copains

 

91

 

4ème

Autres relations

 

47

 

5ème

 

          Comme on peut le constater, les répondants estiment que  l’Administration béninoise est fortement politisée. Le Chef de l’Etat n’étant pas issu d’un Parti Politique ; Il s’agit alors des partis qui soutiennent  l’action du Gouvernement : (les FCBE)  vient en 2ème  position, la région. Le Président Boni YAYI  serait-il le Président le plus régionaliste ? Des répondants l’expriment en des termes parfois très violents en préavisant que priorité est donnée aux Nagots, Tchabè, Idaatcha et aux compatriotes de certaines régions du Borgou et de l’Atracora ancien découpage.

 

          Un répondant  soutient un ordre  contraire à savoir : 1ère Région, 2ème Religion ; 3ème Appartenance politique et joint à titre d’exemple la liste des directeurs généraux  des  sociétés  d’Etat à caractère économique, social, culturel et scientifique, que voici :

 

N° d’ordre

 

Nom de la Société

 

Nom & prénoms

du Directeur

 

Région ou Religion

ou Mouvance

 

1

SONAPRA

GOUNOU SINA Idrissou Bio

Banikoara

2

Port Autonome Cotonou

ATTIMAMA Cyriaque

Manigri

3

SOBENAP

SOUMANOU Alassane

Djougou

4

SONEB

ASSOUMA Karim

Savè

 

5

Compagnies Béninoise des Textiles CBT

 

AFFOUDA Djagoun Ernest

 

Savè

6

Bénin Télécoms SA

BENON Patrick

Savè

7

La Poste du Bénin SA

BOURAÏMA Zakary

Bassila

 

8

Loterie Nationale du Bénin (LNB)

SINEMBOU BABONI Mèmouna

Parakou

 

9

Société des Intrants du Bénin (SIA-Bénin)

 

OROU  Sidi Sakinatou

Tourou (Parakou)

 

10

Société pour le Développement du coton (SODECO)

 

SOUMANOU Moudjaïdou

 

Savè

 

11

Conseil National des chargeurs du Bénin

 

Mme OLORY-TOGBE

 

Cotonou

12

OCBN

AZON Rigobert

Abomey

13

CNERTP

TOLLO  François  (DG/pi)

Agbangnizou

14

(SMTP) SA

ZOHOU  Jean-Marie

Bohicon

15

SBEE

DOSSOU Raphaël

Allada

16

SOGEMA

TAMEGNON Joseph

Savalou

 

17

Office National de soutien des Revenus Agricoles (ONS)

 

DELIDJI Adrien

Ouèssè

 

 

18

Office National d’appui à la sécurité Alimentaire (ONASA)

 

Abdou Iréné

 

 

Tchaourou

19

Fonds Routier (FR)

KOTCHOFA Sylvestre

Savè

 

 

20

Institut National pour la Recherche Agricole du Bénin (INRAB)

 

DJEGUI Narcisse

 

Dassa

21

Office National de Bois

HOUAYE Pierre

Bopa

22

CENAGREF

TIOMAKO Djafarou

Natitingou

 

23

Caisse Nationale de Sécurité Sociale

 

OUSMANE Moussa Gabriel

 

Kouandé

24

CPPE

SOUMANOU Karim

Djougou

25

CAA

AFFO Adendé

Bantè

 

26

Office de Radio diffusion et Télévision  du Bénin (ORTB)

 

AKPAKI Julien Pierre

 

Manigri

 

27

Office Nation d’imprimerie et de presse (ONIP)

 

ASSEVI Akuété

 

Grand-popo

 

28

 

FODEFPCA

 

TOSSAVI Jean

 

Guézin

 

29

Agence Nationale pour la Production de l’emploi (ANPE)

 

YESSOUFOU Liamidi

 

Kétou

30

FITHEB

ALLADATIN Orden

Cotonou

 

          Il s’agit là d’un tableau qui se passe de commentaire comme l’a précisé le répondant lui- même.

 

          Toutefois, voici ce que déclare un répondant lui-même religieux, mais qui pense que la religion est un critère de nomination.

 

           ‘’ Je fais partie de la même confession religieuse que le PR  et j’ai vu à la présidence de la république au moins 42 de nos frères et sœurs en christ, qui y travaillent. Il y a une ségrégation terrible au palais, même parmi ses gardes et les résultats des recrutements laissent à désirer’’

 

               1.4 L’Administration publique, selon vous est bien gérer sous l’ère

                      du changement ?

 

Au nombre  des travailleurs interrogés pour donner leur opinion, seulement 8% (17 répondants seulement  au 218) des répondants affirmant ne pas avoir d’opinions.

 

 

 

Réponse par rapport à la bonne gestion de l’Administration Publique

 

 

Effectif

Pourcentage

Oui

52

24%

Non

149

68%

Sans opinion

17

8%

Total

218

100%

 

Parmi ceux qui ont reconnu que l’Administration est mal gérée (68%) voici quelques unes des déclarations.

 

« Tout est centralisé à la Présidence. Même si on limoge quelqu’un, on le reprend en le nommant Conseiller ou charger de mission à la Présidence. Les résultats des concours doivent être vus à la Présidence ».

 

« Les ministres bougent pour les marches de remerciement, de sensibilisation plus qu’ils ne travaillent ».

 

« Les décisions sont prises sans être muries à l’avance. Et souvent la main n’est pas laissés libre aux responsables d’agir de peur de se faire dégommer ».

« Frustration due à la concentration d’homme de même région dans certaines administrations publique ».

 

Il y a trop de laisser aller. L’Administration est gérée par la rue ».

« De plus en plus, les ministres désertent les bureaux pour des tournées politiques (récemment des problèmes supposés des communes, recherche de terres, sensibilisation) ce qui fait que les dossiers attendent dans les Cabinets ».

 

Par contre ceux qui pensent que l’Administration est bien gérée (24%) ne tarissent pas d’arguments. Pour certains l’Administration béninoise n’a jamais bien été gérée depuis le Renouveau démocratique. Les travailleurs sont absents des bureaux, viennent en retard ou dans les rues en train de faire des marches, s’ils ne sont pas en grève.

 

 

 

1.5 L’Administration Publique est-elle plus pénalisée qu’autrefois ?

 

Au nombre des travailleurs interrogés pour donner leur opinions, seulement 10% (22  répondants seulement sur 218) des répondants affirment ne pas avoir d’opinions ou ont donné des positions oui et non à la fois.

 

 

Réponse par rapport à la politisation de l’Administration

 

 

Effectif

Pourcentage

Oui

160

73%

Non

36

17%

Sans opinion

22

10%

Total

218

100%

 

Ce tableau confirme les résultats obtenus à la question n° 1-3 quels sont, selon vous, les critères de nomination sous le régime du changement ? La politisation à outrance de l’administration béninoise est en première position.

 

 

COMMENTAIRE GENERAL

 

L’enquête d’opinion réalisée pour connaître du point de vue des travailleurs de l’Administration centrale des Finances révèle :

 

         Les finances publiques sont mal gérées. Le fait que les règles élémentaires d’exécution des dépenses publiques ne sont pas respectées, le fait que la pratique des OP non régularisés refait surface et ceci de plus bel (de nos propres enquêtes, il y a plus souvent des sorties sans titres de paiement payés directement au trésor ou peut être que le trésor aussi émet des OP. D’autres sont émis par la DGB et payé au trésor. Ainsi, existe deux sources de centralisation des OP à des montants très importants.

Plus de 10 milliards d’OP en 2006 ; plus de 20 milliards en 2007 et  plus de 22 milliards en 2008, sans prendre en compte les OP émis ou directement payés au trésor.

 

         L’exception est devenue avec le changement aussi la règle. Alors peut-on parler d’assainissement des finances publiques ? Le Chef de l’Etat parle de grands travaux. C’est vrai, le pays est en chantier ; mais à quel prix ? avec le non respect des procédures avec la passation des marchés gré à gré sous le couvert de travaux urgents et politiques dans les perspectives de 2011, quel sera le prix à payer demain par les travailleurs ? par notre peuple ? Nous devons y réfléchir.

 

         Le Chef de l’Etat et son gouvernement se félicite d’avoir payé aux travailleurs les arriérés salariaux en donnant des titres. Mais le peuple béninois sait à quel prix ? Tenez : un cadre supérieur A1- a bénéficié de 10 titres d’un montant total de 5 120 310 F CFA. Un titre est arrivé à échéance le 10 Avril 2008 et il a perçu  au trésor 512 031 FCFA . Le reste soit 4 608 279 FCFA cédé à la SGI pour paiement à Continental Bank, ce travailleur n’a reçu que 3 089 665 FCFA. Le travailleur a perdu 1 518 614 FCFA.

 

RECOMMANDATIONS

 

Les travailleurs de l’Administration Centrale des Finances ont parlé. Les opinions exprimés par plus de 218 agents sont là peuvent être consultées à tout moment par la PRESS, les organisations internationales, les Institutions de sondages, les ONG, les partis politiques de la mouvance ou de l’opposition qui le désirent.

 

Les travailleurs de l’ACF sont ceux là qui voient comment les recettes engrangées au prix de milles efforts par leurs collègues de la Douanes, des Impôts sont utilisés, et leurs collègues du Trésor voient, ahuris, impuissants, comment ces ressources sont décaissées. Ils viennent de parler à travers ce sondage d’opinions. Alors, il revient au Président de la République cet homme de Dieu, qui dit avoir la crainte de Dieu, qui dit ne jamais mentir à son peuple, d’ordonner la publication intégrale des rapports de l’IGF, l’IGE, des Experts en ce qui concerne les travaux du CIC et du PC de Cotonou ; de publier la liste des Directeurs des Sociétés à caractère économique, Office avec leur Région, leur appartenance politique pour nous contredire. Et surtout de donner avec la crainte de Dieu qu’il adore et dont il a peur du jugement dernier, la situation des OP dans notre pays. En le faisant, son trésor sera inépuisable auprès de Dieu qu’il chante et prie tous les jours avec ces courtisants.

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