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Le triomphe de la vérité

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Insécurité politique au Bénin: Le député Gbadamassi échappe à un enlèvement


Le Député Gbadamassi(Rachidi Gbadamassi confirme la démission de Chabi Tokou)

Détenteur de la lettre de démission du député FCBE Chabi Tokou Daré , suppléant du ministre de la décentralisation et de la Gouvernance locale, le  député Rachidi Gbadamassi a fait l’objet d’une traque de la part des proches du président de la République sur la route inter-état Parakou-Cotonou. Informé en effet de la détention par le député Rachidi Gbadamassi de la lettre de démission du député suppléant du ministre Alassane Séidou, les services secrets de la Présidence de la République ont mis la pression sur le député. A cet effet, ils ont entamé de filer le député Gbadamassi afin de lui soutirer ladite lettre. Pour atteindre leur objectif, les services secrets dépêchés aux trousses du député Gbadamassi ont entrepris une chasse poursuite qui les a conduit à suivre le véhicule du député depuis Parakou où il a pris départ. Malheureusement pour eux, à mi-chemin, le député Rachidi Gbadamassi, qui s’est rendu à l’évidence qu’il était suivi, est sorti discrètement de son véhicule, demandant à son chauffeur de poursuivre seul la route. C’est alors que les services secrets ont rattrapé le véhicule du député à qui ils ont barré la route en le coinçant. Interrogé sur la position de son patron, le chauffeur a répondu aux assaillants que Rachidi Gbadamassi était resté à Parakou et qu’il est seul en mission de sa part sur Cotonou. Déboussolés, les assaillants ont rebroussé chemin. C’est alors que le chauffeur est retourné chercher Rachidi Gbadamassi. Une fois entré dans son véhicule, le député et son chauffeur ont pris leurs jambes au cou pour aller se cacher dans une autre ville avant de rejoindre plus tard Cotonou, avec la lettre de démission de Daré. Après avoir échappé à ce braquage politique, le député Gbadamassi  a commencé par se méfier de tous.
Wandji A.

 

Rachidi Gbadamassi confirme la démission et brandi la lettre du démissionnaire

Convoqués hier jeudi 2 avril 2009 en séance plénière pour examiner le rapport de la commission des lois sur le projet de loi relative à la protection des données à caractère personnel en République du Bénin, les députés de la 5ème législature n’ont pu rien faire de concret. Comme c’est devenu l’habitude depuis le début de cette législature, ils ont passé le clair de ladite séance à s’entredéchirer sur d’autres sujets non prévus à l’ordre du jour. Dans un premier temps, c’est la non pris en compte dans le compte rendu sommaire de la séance plénière du mardi 31 mars dernier d’une partie des déclarations jugées discourtoises à l’endroit du député Isidore Gnonlonfoun faites par le député Raphaël Akotègnon lors de ladite séance, qui a fait l’objet d’un débat très houleux. Si pour les députés G et F le fait est déplorable et contraire au règlement intérieur de l’institution parlementaire, pour les FCBE par contre, c’est une bonne chose. En effet, selon eux, les propos tenus par le député Akotègnon indexent réellement son collègue Gnonlonfoun et que le président du parlement a bien fait de ne pas les laisser transparaître dans le compte rendu sommaire. Par la suite, le député Rachidi Gbadamassi a voulu savoir pourquoi une communication déposée au secrétariat du président de l’Assemblée Nationale n’a pas été lue en début de séance comme l’exige le règlement intérieur. Il s’agit selon lui des  lettres de démission des FCBE et d’adhésion au groupe G13 du député Chabi Tokou Dari. Il  a accusé le président Nago de faire entorse au règlement intérieur et exige que cet état de chose soit corrigé. Toujours dans la même logique, il a déclaré que certains hommes politiques et surtout certains collègues députés FCBE seraient entrain de manipuler les populations de Kandi pour qu’elles saccager à coup de machettes et gourdins et incendier le domicile du député Tokou Dari à Kandi, Il en appelle à la responsabilité du président Nago en tant que président du parlement de tout faire pour assurer la sécurité de son collègue.Il sera appuyé par le député Sacca Lafia qui a été plus affirmatif en déclarant que le domicile du collègue en question est déjà saccagé et qu’il serait recherché par la police. Sa femme poursuit t-il serait même arrêté et déplacé de force au palais de la présidence de la république pour être interroger. Faux rétorquent les députés Fcbe Chabi Sika, Benoît Dègla et consort selon qui les allégations de leurs collègues d’en face sont sans fondement. Ils sont aller même jusqu’à qualifié la lettre de démission dont parle le député Gbadamassi de lettre falsifiée. Pour le président Nago, ladite lettre ne serait pas parvenue à son secrétariat à temps et que c’est d’ailleurs pourquoi, elle n’a pas été lue. C’est donc dans cette confusion et ce débat houleux que le député Augustin Ahouanvoébla a sollicité  une suspension qui lui a été accordé. La séance adonc été reporté à mardi prochain. 
Rachidi Gbadamassi appelle les FCBE a accepté le jeu démocratique
  A la sortie de la séance plénière, le député Rachidi Gbadamassi a fait un point de presse au cours de laquelle il a confirmé la démission du député Chabi Tokou Dari en brandissant ses lettre de démission des FCBE et d’affiliation au groupe G13, ainsi que la procuration que lui a délivré le député démissionnaire. Selon lui, la démission du député Tokou Dari est une réalité que les FCBE ne veulent pas accepter et c’est pourquoi ils utilisent tous les moyens, même les plus scélérats pour forcer la main à l’intéressé. « La démission d’un député d’un groupe parlementaire à un autre n’est qu’un jeu démocratique » a-t-il déclaré avant d’appeler le camp FCBE a faire preuve de courage politique et accepter la vérité de la démission du député Tokou Dari de leur groupe et son adhésion au G13 qui selon lui est désormais passé à G14.
Hugues E. PATINVOH (Coll.)

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One thought on “Insécurité politique au Bénin: Le député Gbadamassi échappe à un enlèvement

  1. godwill

    si ceci s’averait vrai mon pays le Benin a pris la route de l’emergence insecuritaire dont prone un chef d’Etat.Nous voulons resembler a un autre pays voisin de l’ouest(TOGO)a une epoque de son histoire.Si non comment sequestre un honorable?Que les dirigeants actuels n’oublient pas qu’aucun pouvoir n’est eternel,et le beninois ne pardonne jamais.en 2011 on verra bien

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