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Le triomphe de la vérité

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Pour raison de mésentente hier entre les conseillers Fcbe: L’installation du Conseil communal de Tanguiéta encore ajournée par le Préfet


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Le ministre de la Gouvernance locale Alassane seidou

Le ministre de la Gouvernance locale Alassane seidou

Prévue une énième fois pour hier mardi autour de 10 heures, l’installation du Conseil communal de Tanguiéta n’a pas eu lieu. Le préfet du département a ajourné la cérémonie. Les raisons sont ailleurs loin des dispositions légales.

 

 

 

Il n’y avait ce matin d’hier ni manifestation, ni contestation moins d’insurrection populaire. Et pourtant, le Conseil communal de Tanguiéta n’a pas pu être installé. Le Préfet de l’Atacora Donga N’da Sékou s’est contenté d’ajourner la cérémonie pour la relancer sine die.
En effet, convoqué pour ce mardi 17 mars 2009, les populations de Tanguiéta s’attendaient à l’accouchement de leur bureau exécutif communal quand, au bout des valses de conciliabules, le message a sonné comme un glas à l’espoir des milliers de citoyens de cette commune.

La Fcbe n’était pas encore prête…
Quelques investigations menées sur cet ajournement subit de l’installation du conseil communal révèle que le nœud de cette décision est la mésentente au sein même du camp Fcbe proche du Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi. En effet, pour cette même formation qui détient 10 conseillers communaux contre 05 pour le G13, il y a deux candidats qui aspirent foncièrement à la tête de la Mairie de Tanguiéta. Le Chef de l’Etat informé de la situation les a déjà convoqué une seconde fois à son retour de l’Inde pour une harmonisation des points de vue. Le consensus retenu en présence du chef de l’Etat n’a pourtant plus été respecté sur le terrain ce mardi. Le bicéphalisme à la candidature de la mairie s’est affirmée de plus belle. La présence même de plusieurs autorités politico administratives du camp présidentiel telles que le ministre Barthélemy Kassa n’a pas pu faire évoluer la situation. Les positions sont restées campées. Dans le cafouillage le G13 était parti pour prendre le contrôle de la mairie. Devant alors le fait accompli, le Préfet s’est simplement résolu à ajourner la cérémonie.

Un jeu dangereux

Le gouvernement se livre à un jeu foncièrement dangereux pour l’affermissement de l’Etat de démocratie auquel aspire le Bénin. La multiplication excessive des petits calculs politiciens dans l’installation des conseils communaux au mépris insolent des lois de la République et des institutions républicaines, crée un précédent grave. L’exécutif, pour peu que son objectif n’est encore pleinement balisé pour être atteint, peut faire du dilatoire. Les donnes sont plus complexes et compromettantes pour le développement local que vise toute décentralisation, quand des autorités sensées incarner une certaine neutralité sont impliquées dans ce marché de dupe. C’est le cas des Préfets au solde usant et abusant de leur pouvoir régalien et qui semblent se soucier peu de la portée de leurs actes dans l’instauration d’une crise de confiance avec un conseil communal dont ils assument pourtant la tutelle. Du coup, ils s’étiquettent politiquement mais en même temps veulent exiger un respect de leurs décisions. Et dans ce jeu malsain, l’administration locale vit au ralenti entraînant à son rythme le développement des communes. Au bout de la chaîne, seules les populations en pâtissent  avec des communes qui peinent à franchir le seuil de la pauvreté et au sein desquelles les séquelles des tensions sociales instaurées entre les groupes socio politiques, par les politicards, s’éternisent.
Benjamin Sèmèvo

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