Refus de poste de Conseiller à la gouvernance: Gbégnonvi signe sa revanche sur Yayi

L’ex-ministre de l’Alphabétisation Roger Gbégnonvi a rendu au Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi, la pièce de sa monnaie. Il a en effet, simplement décliné la nomination de Conseiller à la Gouvernance faite par le Président de la République à la suite de sa déchéance grotesque de son poste de ministre.
C’est un refus atypique qui fait pourtant suite à un déploiement médiatique personnel de l’homme pour convaincre le Chef de l’Etat sur son profil adapté au poste de Conseiller à la Gouvernance. Mais ce fut un faux appel de pied. C’est véritablement un loup qui s’était enveloppé d’un velours de brebis pour apprivoiser le Chef de l’Etat qui n’a pas identifier le faux ami. Ainsi, sur les plateaux de la chaîne privée où l’intégriste Gbégnonvi a fait mine d’un prosélyte convaincu au yayisme, il avait plutôt dissimulé sa rancœur à l’égard du Chef de l’Etat pour son limogeage presque inattendu, à la limite ridicule.
Gbégnonvi, très réfléchi n’était sans doute pas venu sur les plateaux de la télévision sans peaufiner son plan de vengeance. Durant son intervention, il a en effet tendu plusieurs appâts à son ancien « Patron ». D’abord le discours, provenant d’un ministre presque renvoyé,  apparaissait déjà trop courtois et trop laudatif pour ne pas cacher d’autres intentions. Par ailleurs, la personnalité de Roger Gbégnonvi, connue très intègre et accrochée à l’honneur et à la dignité, trahissait fortement les demandes que celui-ci a formulées durant son intervention à savoir, sa requête flagrante d’être nommé au poste de Conseiller à la Gouvernance.
Mais à tous égard, l’on a sous-estimé les qualités de ruse qui enveloppaient la démarche de l’homme. Il avait un objectif, un but. Et donc, il a défini la démarche et la méthode pour les atteindre. Il a accepté s’humilier pour une journée pour redorer sa dignité pour l’éternité. Et pour finir, il conclut qu’il était dans son intervention  « …dans un genre ludique et non dans un genre sérieux »
Et Boni Yayi dans cette série de pièges a été une proie facile. Il a succombé devant la ruse de Gbégnonvi qui  a assené un coup dur à la qualité de sa gouvernance sous Yayi.

Les sous-entendus du refus
Gbégnonvi à travers ce refus a étalé à la face du monde que le Président de la République ne consulte pas ses conseillers avant leur nomination. Ce qui vient confirmer la critique formulée par le monde politique au soir de la démission de deux ministres après la formation de son
Médard GANDONOU

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