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Le triomphe de la vérité

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vote du Rapport d’activité du Président de l’Assemblée Nationale: Le Député Chodaton trahit l’Alliance G


chodaton-justine(Lire les explications de vote des députés)

Peut s’en fallait et le groupe des députés opposés au pouvoir du président Boni Yayi allait perdre la face vendredi dernier au palais des gouverneurs à Porto-Novo. En témoigne le résultat du vote ayant sanctionné le rejet du rapport d’activité du président de l’Assemblée Nationale, quarante voix pour et quarante et une contre. Un résultat de vote très serré qui a surpris plus d’un même les députés eux-mêmes. Tout décompte fait, le nombre de députés acquis à la cause du président Boni Yayi est aujourd’hui de 39 et dans le camp opposé, ils sont désormais  au nombre de 44 avec la démission du député wally Zoumarou du groupe parlementaire Bénin émergent gouvernance concertée au profit du G13. La seule voix qui a porté à 40 le nombre de député ayant voté pour le rapport du président Nago est celle du député RB, madame Justine Kakpo épouse Chodaton. Contre toute attente et contre la ligne politique de son parti, elle a voté pour le rapport et tentait même de voter pour par procuration avant d’être  dissuadée par ses collègues du même parti assis à ses côtés. Une situation assez embarrassante qui met en doute la cohésion au sein de la coalition anti Yayi. Pourquoi est-elle allée contre la volonté de sa formation politique ? De qui avait – elle reçu une procuration et tentait de voter pour le rapport de Nago ? Ce sont autant de questions auxquelles les responsables de la renaissance du Bénin doivent donner au plus vite des réponses afin de rassurer leurs alliés du G4, G13 et force clé.
Hugues E. PATINVOH

Réactions et explications de vote des députés par rapport au rejet du rapport d’activité du président de l’Assemblée Nationale

Rachidi Gbadamassi, Député G13rachidi-gbadamassi
J’ai voté contre ce rapport pour permettre au peuple béninois de comprendre ce qui se passe ; les marchés grés à grés qui se donn ent au niveau du centre international des conférences (Cic), qu’on donne  aux beaux frères, aux beau fils. Je commencerai par voter votre rapport d’activités quand vous aller accepter de constituer les commissions d’enquêtes parlementaires pour vérifier la gestion du gouvernement. M le président ,je voterai votre rapport d’activités quand vous aller comprendre qu’il faut défendre les députés ; qu’il faut pas faire de la discrimination autour des députés, que ce soient de la mouvance ou de l’opposition ; ils sont les mêmes. Aujourd’hui, beaucoup de choses se sont passées, vous êtes resté inerte, sans réagir. Les menaces qui pèsent sur les honorables du parlement, nous nous rendons compte que ces menaces continuent. M le président, laissé moi vous dire cet adage, ce terme de Martin Luther King qui dit ceci « Si un homme ne trouve pas  un idéal pour lequel il veuille mourir, il n’est pas un homme, l’homme qui n’est pas capable de mourir n’est pas capable de vivre, alors M nous n’avons pas peur pour notre conviction politique, nous n’avons pas peur de dénoncer ; il n’y a que des lâches, ceux là qui n’ont pas une conviction politique qui ont peur de mourir, ; alors mourir aussi pour sa nation est une bonne chose. Je vous remercie.

Judes Lodjou  Député  Force clé
Lorsque le président Boni Yayi est arrivé au pouvoir en 2006, il a fait naître l’espoir que les choses vont changé. Mais pour que les choses changent il faut que chaque institution de notre République joue pleinement son  rôle. Les rôles de notre institution sont connus. Il s’agit du vote des lois et du contrôle de l’action gouvernementale. Mais malheureusement, je suis empêché de jouer ce rôle en ma qualité de député. Je suis empêché de pouvoir véritablement par mes armes, simplement par les questions orales au gouvernement de jouer ce rôle. Alors je me pose la question de savoir si je ne suis pas en mesure de poser des questions au gouvernement pour que le gouvernement réponde dans le temps. Quant est-ce qu’on  permettra que des commissions d’enquêtes s’installent pour aller contrôler ce est fait  alors que nous savons ce qui se passe? C’est pour cela que j’ai voté contre. J’ai voté contre ce rapport et je le ferai encore tant qu’on ne va pas permettre à l’Assemblée de jouer pleinement son rôle. Et je le ferai encore si demain le président de l’Assemblée nationale qui est la plus grande institution de contre pouvoir dans notre pays ne nous représente pas dans ce sens là. Je serai fier de voir le président de l’Assemblée être véritablement le président de cette institution qui a pour devoir de contrôler l’action du gouvernement. J’espère que d’ici à là nous reviendrons sur le bon chemin parce que je ne suis pas simplement élu pour applaudir toutes les volontés venues de là bas. Mais mon devoir aussi c’est de contrôler l’action du gouvernement, et je suis prêt, je me donnerai tous les moyens en mon pouvoir de le faire.

Karimou Chabi Sika Député Fcbe
J’avait reçu ce matin quelques électeurs qui étaient venus me supplier de lancer un symbole, et de ne pas prendre la parole ce jour, de garder simplement le silence ; j’ai voulu comprendre pourquoi ils m’ont dit, vous tentez d’expliquer  et nous n’avons pas envi encore de vous voir donner des explications parce que nous-mêmes nous sommes capable nous même de comprendre. Nous savons qu’à l’Assemblée nationale  du Bénin, le parlementaire c’est celui là qui parle, qui ment et qui se tait. Votre rapport est tellement clair honnête au point où je n’ai  plus rien à dire.

zacharie-yolouZacharie Yolou Député Fcbe
Je suis totalement surpris d’entendre de la bouche d’un député qui a passé totalement son temps à parler de la crise sur une chaîne locale hier soir ; je ne m’explique pas plus. Le même député estime ici qu’il n’y pas crise à l’Assemblée nationale. De la nuit d’hier à aujourd’hui qu’est ce qui a bien pu le transformer et l’amener à dire ici aujourd’hui qu’il n’y pas crise à l’Assemblée nationale et que partout ailleurs c’est ainsi. Je suis heureux de contacter qu’à côté de lui, il y a un autre député de même formation politique qui soutient qu’il y a crise. De la même manière on nous demande de définir ici ce que s’est que la crise ; on demande à Nago de la définir ; alors que le consensus ne se fait même pas encore sur la crise, chacun y va de son interprétation ; chaque député met dans la notion crise ce qu’il veut ; et on demande au seul et même Nago de la définir pour qu’il y ait consensus. Chers députés, le président Nago ne peut pas nous mener, le président Nago tel qu’on l’a dit ici ne nous a jamais demandé de mal faire ; il ne nous a jamais instruit à mal faire quoi que ce soit ; il est le président de l’institution mais je crois que la conférence des présidents, on ne peut pas l’insulter jusqu’à croire que Nago arrive à la fouler au pieds. C’est un organe très important la conférence des présidents ; Nago a bloqué ceci ; Nago n’a pas autorisé cela, la conférence des présidents on a eu le temps d’y participer. Vous savez ce que s’est, elle est puissante cette conférence. Et puis la notion de contre pouvoir M le président ça ne veut pas dire tout ce qui vient des autres institutions, il faut le rejeter et puis la notion de contre pouvoir ce n’est pas ça il faut qu’on s’en renseigne mieux.

Amadou Taïwo Député Fcbe
J’ai voté pour ce rapport parce que ce rapport renseigne mieux sur les activités du président au niveau de l’Assemblée nationale pendant la période indiquée. Le rapport est allé jusqu’à même donner des détails sur la gestion financière de l’assemblée nationale ; ce qui est une amélioration importante. La 2ème raison essentielle M le président, je sais que vous êtes sous contrôle parlementaire sur la gestion de vos activités sans exclusive, c’est-à-dire que les députés sont entrain de s’informer sur comment vous gérer le parlement, comment vous gérer le personnel parlementaire ainsi de suite et  que le rapport est attendu. Comme l’adage de chez nous qui dit : le jour de la parole n’est pas encore arrivé. Le jour de la parole c’est le jour où le rapport sera déposé, sera commenté à la plénière et là tout ce qu’on appelle crise, chacun aura l’occasion de se prononcer  de donner son avis sur cette question là. En écoutant la plus part des collègues, j’ai le sentiment qu’on se comprend à demi mot. J’ai compris également que beaucoup de collègues souhaitent qu’on ramène la balle à terre. J’ai écouté les réponses du président Nago que j’ai trouvé satisfaisant. Les conditions qu’il faut pour ramener la balle à terre sont de commencer par voter ce rapport là.

Bako Arifari Nassirou Député G13arifari-bako
Je voudrais à partir de la conclusion de ce rapport souhaité qu’au-delà de l’invocation des turbulences, des incompréhensions et consort, qu’on nous donne une analyse politique réelle de ce qu’a été notre institution pendant la période de référence. Cela nous permettra de situer les responsabilités de part et d’autre et nous permettra d’avancer, et de nous améliorer. Dans un rapport, je pense qu’on doit tirer des leçons véritablement pour avancer ; il se trouve que rien ne nous permet d’expliquer pourquoi nous n’avons pas accompli notre mission constitutionnelle. Nous n’avons voté que deux lois ; contrôle de l’action gouvernementale, maigre. Pourquoi n’avons-nous pas réussi à le faire ? Le rapport n’explique rien de tout cela ; j’aurais souhaité que le rapport soit un peu plus exhaustif sur ces questions, cela nous permettra de mieux apprécier véritablement le travail fait et de poser les jalons pour mieux envisager l’avenir. Je constate que le rapport est dense en tout ce qui est gestion administrative et financière, mais la gestion politique de l’Assemblée nationale au cours de cette période a été escamotée, peut être que le président a d’autres éléments à nous apporter en complément pourquoi nous n’avons eu que ça.

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