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Le triomphe de la vérité

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Déclarations de Amos Elègbè, hier sur Canal 3: « Le statut de l’opposition responsabilise la classe politique»


amos ElègbèAncien ministre, ancien député et actuel conseiller spécial aux affaires politiques du Chef de l’Etat, le Professeur Amos Elègbè se prononce sur les sujets brûlants de l’actualité. Intervenant hier  sur une émission de Canal 3, il s’est prononcé sur plusieurs sujets relatifs à la sécurité, à la crise à l’Assemblée, à la prise des ordonnances et à d’autres sujets de préoccupation politique.
Se prononçant  sur la sanglante attaque qui opérée dans la nuit du vendredi dernier avec pour conséquence cinq morts et de nombreux dégâts matériels, le professeur Amos Elègbè estime qu’il ne traduit nullement une faiblesse des forces de l’ordre béninoises mais s’inscrit dans une dynamique internationale à laquelle n’échappent pas les pays les mieux outillés contre les attaques terroristes. Ainsi, pour lui, l’ampleur de cette attaque est à minimiser au regard de celle qu’elle aurait pu être n’eurent été la réactivité et la promptitude dont ont fait preuve les forces de sécurité. Par ailleurs, l’ancien ministre estime que la militarisation du marché Dantokpa ne saurait constituer une solution au problème de sécurité d’autant plus qu’elle pourrait avoir un impact négatif au sein des usagers du marché et des populations.
« Militariser une société, c’est appeler à la violence » dira t-il à cet effet.

Le statut de l’opposition

« La mise en application du statut de l’opposition a le mérite de clarifier les positions et le paysage politique. Il vient placer chaque parti devant ses responsabilités », estime Amos Elègbè. Pour lui, l’avènement de ce statut, loin de cacher les desseins politiques du Chef de l’Etat, permettra une fluidité de l’action politique dans notre pays d’autant plus qu’il met en place les fondements de l’exercice légal de l’opposition au Bénin. De ce fait, « chaque parti peut désormais être clairement identifié par rapport à la mouvance ou à l’opposition », a-t-il dit. De même, « la gestion de la centaine de partis que compte le pays sera plus aisée », se réjouit-il.

Le remue-ménage au sein des FCBE
Pour le ministre Amos Elègbè, « il n’y a pas de malaise au sein des Forces Cauris pour un Bénin Emergent ». Ainsi, pour Amos Elègbè, la famille présidentielle observe des remue-ménages qui n’ébranlent pas les fondements de l’Alliance constituée autour du Chef de l’Etat. A cet effet, la démission du député Wallis Zoumarou passé dans le G13 constitue à ses yeux un acte de responsabilité individuelle. Aussi, n’a-t-elle pas de conséquences majeures sur le fonctionnement de l’Alliance Fcbe.
Condamnant cette nouvelle transhumance au sein des acteurs politiques béninois, Amos Elègbè prône l’adoption d’une loi mettant un frein à ce phénomène qui met en exergue selon ses propos « la majorité à géométrie variable » et crée une situation d’instabilité des groupes parlementaires. C’est d’ailleurs de son point de vue la raison fondamentale de l’inertie observée au sein de la 5ème législature qui n’a plus voté de loi depuis huit mois.
Quant à la sortie de l’honorable André Dassoundo qui perçoit à travers cette démission un malaise qui couve au sein de la famille présidentielle et qui nécessite une réaction vigoureuse du premier magistrat, le ministre Amos Elègbè pense qu’elle dénote de la liberté d’expression qui prévaut au sein de la famille présidentielle et fait l’objet de débats internes au parti. « Le linge sale sera lavé en famille », a-t-il promis.

La prise des ordonnances et le respect des engagements
Pour le conseiller spécial aux affaires politiques de Boni Yayi, « la prise des ordonnances n’est pas la meilleure option. Mais, elles ont été prises parce que les députés ont  perdu la main. »
Car selon son analyse, les députés disposent de plusieurs instruments pour se prononcer sur le collectif budgétaire ou les grandes décisions soumises à leur autorisation. Il en est ainsi par exemple de la possibilité de faire des amendements ou celle de créer des dépenses dont les recettes compensatrices sont préalablement indiquées. Aussi, pour lui, le recours aux ordonnances est-il nécessaire en raison des périls que font courir au pays certains actes  de boycott des députés.
Pour Amos Elègbè, « depuis le 06 avril 2008, le minimum que Boni Yayi a fait montre sa fidélité à ses engagements». Ainsi, pour le conseiller spécial de Boni Yayi aux affaires politiques, depuis son accession à la magistrature suprême de notre pays, le premier magistrat respecte ses engagements contrairement aux accusations formulées par le G13 selon lequel Boni Yayi fait fi de ses engagements vis-à-vis de la classe politique béninoise.
Jean-Claude D. DOSSA

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