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Le triomphe de la vérité

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Après l’intervention du porte-parole du gouvernement: Le G13 répond au ministre Victor Topanou


Dans une interview qu’il nous a accordée, le vice-président du G13, l’honorable Edmond Agoua balaie du revers des mains, les arguments avancés par le ministre porte-parole du gouvernement Victor Topanou sur le refus de leur groupe d’aller au gouvernement.

L’EvénementPrécis : Quelles appréciations fait le G13 de la sortie médiatique du ministre porte-parole du gouvernement Victor Tokpanou ?
Edmond Agoua : Messieurs les journalistes, je n’ai pas attendu un instant pour vous inviter parce qu’il y a un adage de chez nous qui dit qu’il faut battre le fer quand il est chaud. Les propos tenus hier par le ministre Victor Topanou au nom du gouvernement de Boni Yayi, méritent que le groupe dont ma modeste personne assure la vice-présidence apporte très vite des clarifications aux fins de recentrer le débat pour éviter à nos populations de se faire embarquer dans une confusion totale. Je rappelle ici que le ministre Topanou disait hier devant les caméras des télévisions que les négociations avec le G13 se résument aux véhicules d’occasion. Il apparaît clairement que le conférencier veut taxer le G13 d’avoir imposé des conditions qui ont trait à la filière des véhicules d’occasion avant d’entrer dans le gouvernement Yayi. Ce qui est faux. Archi faux ! Et notre position continue d’être la même depuis l’historique mémorandum par nous adressé au chef de l’Etat et notre récente déclaration de refus d’entrer au gouvernement par nos valeureux cadres Valentin Houdé et Basile Ahossi en passant par la déclaration issue de notre université d’été de Casa Del Papa. Messieurs les journalistes, ces trois documents existent et affichent clairement notre position. Donc, on ne saurait laisser monsieur Topanou faire croire le contraire aux Béninois.

Honorable député, on dit qu’il n’y a jamais de fumée sans feu. Le fait que le ministre colle à la peau du G13 cette affaire de véhicules d’occasion doit avoir son sens surtout qu’il y a au sein du G13 des opérateurs économiques qui ont évolué dans ce secteur d’activité ?
En faisant cette allusion mal appropriée, Victor Topanou a ouvert un portail depuis un bon moment fermé. En effet le G13 n’avait jamais voulu poser ce problème parce que cela concerne à peine trois membres du groupe. Mais puisque le ministre en parle, j’estime que le gouvernement vient de nous donner l’occasion de poser le problème du hold up de la filière de véhicules d’occasion. Qu’il vous souvienne que c’est sous le régime Kérékou que ce commerce a connu son essor. Les opérateurs économiques que nous sommes, avions révolutionné la filière pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui. Nous avions investi des milliards pour certains et des centaines de millions pour d’autres pour construire des infrastructures devant abriter ce commerce et lui permettre de rayonner.Personne ne peut aujourd’hui nier notre professionnalisme dans ce secteur. On en était là quand, arrivé au pouvoir en 2006, le gouvernement du président Boni Yayi a retourné toute l’activité dans le giron de l’Etat par la prise de plusieurs décisions dont l’arrêté interministériel 037 du 28 juin 2006. Laissant au chômage et à la traîne des professionnels et promoteurs de cette activité. Sous d’autres cieux,  la chose n’allait pas rester comme cela. Mais puisque entre les deux tours de la présidentielle de mars 2006, le plupart d’entre nous avaient appelé à voter Yayi, nous avons accepté sa décision dans l’espoir que Dieu l’éclaire un jour pour qu’il nous retourne notre activité. Voilà pourquoi il importe de faire le distinguo entre les démarches pacifiques et républicaines que nous menons depuis mai 2006 à ce jour aux négociations entrant dans le cadre de la participation des membres du G13 au gouvernement yayi. Lesquelles négociations, avouons-le, ont débuté il y a environ un mois. C’est un droit que les opérateurs économiques que nous sommes, demandions qu’on nous retourne ce qu’on nous a arraché illégalement. Sans oublier que le refus du monopole qui semblait justifier les décisions de l’arrêté interministériel 037 du 28 juin 2006 a été aujourd’hui bafoué avec celui accordé à la société Balla et fils pour regrouper les véhicules. Je puis vous dire qu’il s’agit là d’une affaire dont les dividendes sont partagées par certains proches du chef de l’Etat dont je tais ici les noms par pudeur. Mais nulle part, cela n’a été inscrit au menu de nos différentes déclarations sur notre position vis-à-vis du président Boni Yayi et son gouvernement. Maintenant si c’est le fait que le G13 ait refusé d’entrer au gouvernement qui fche et qui pousse le porte parole à fabriquer des justifications, cela fait leur problème. Mais qu’on ne dise pas ce qui n’est pas.

Votre mot de fin honorable
Mon mot de fin revient à rappeler au chef de l’Etat, le docteur Boni Yayi, que le G13 n’est pas un groupe de l’opposition. Nous sommes un groupe responsable au service de la nation. C’est pourquoi il nous sera difficile d’accepter des propositions ou de participer à certaines activités que nous n’estimons pas être en faveur du peuple béninois. La question de la non participation des membres du G13 au gouvernement de Yayi est une question de principe qui devrait faire objet d’un débat d’idées et non d’une expression d’humeur. Je vous remercie.

Entretien réalisé par la Rédaction.

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