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Le triomphe de la vérité

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Vente de la viande du porc : Un commerce instable à Cotonou


Le commerce de la viande du porc est devenu aujourd’hui un casse-tête pour les vendeurs à Cotonou. Viande très prisée par les Béninois, tout se passe comme si, ce commerce évolue toujours dans l’informel.
Les points de vente de la viande de porc sont devenus très nombreux à Cotonou. Après la peste porcine qui pendant quelques années a fait chuter ce commerce au Bénin, les acteurs de cette activité font désormais de bonnes affaires. « Je tue plus de cinq têtes de porcs par jour actuellement alors qu’il y a quelques années, avec le seul port tué, c’est la mévente », a affirmé Coccou Gaspard, vendeur de la viande du porc au quartier Fifadji à quelques mètres du carrefour « Chabigon ». La consommation de cette viande a été abandonnée par les Béninois avec la peste porcine qui a fait des ravages au niveau de l’élevage de ces bêtes ; « Nous avions tous abandonné ce commerce à un moment donné parce que avec la peste, tous les porcs ont été abattu », a indiqué Coccou Gaspard.

Le prix importe peu
« Nos clients sont à la recherche de la qualité », affirme le propriétaire du restaurant « Cabane des amis » situé à Akassato, Monsieur Raymond Vihossou. Tous les jours, des clients venant d’Allada, de Cotonou€¦prennent d’assaut le restaurant « Cabane des amis » pour leur déjeuner. Un tour dans la localité mercredi dernier entre 13 heures et 15 heures nous a permis de constater l’affluence et de découvrir que la plupart des autorités de notre pays adorent ce coin. Idem à quelques mètres du carrefour « Le Bélier » situé sur la route de Porto-Novo. Le restaurant « Chez Dansou », spécialisé dans la vente de la viande du cochon déborde de clients. « Je ne sais plus s’il y a encore une viande qui égale le porc », nous a confié un client de ce restaurant. « Ce n’est pas le prix qui pose problème, mais nous sommes à la recherche de la qualité », a laissé entendre Kossou, un autre client rencontré au Bar « Chez Dansou ». Depuis quelques années, le commerce de la viande du porc évolue dans une instabilité qui ne permet pas aux autorités de contrôler le secteur qui se développe anarchiquement.

Une viande devenue chère
Depuis le dernier trimestre de l’année 2007, les prix des bêtes connaissent une flambée sur le plan national avec une grande répercussion sur la vie des consommateurs. Jamais par le passé le prix du porc n’avait connu une telle hausse qui a plus que doublé. Selon les informations reçues des clients, des acteurs de ce commerce font parfois de la surenchère. « Cela ne dépend pas de nous », se désole un vendeur qui nous confirme que le prix d’achat du porc est élevé parce que les gens préfèrent aujourd’hui faire l’élevage des lapins. Aujourd’hui, le prix unitaire du porc varie de 15000f à 130000f CFA. Des bêtes qu’on achetait avant à 5000F. Le drame est que les éleveurs de Cotonou ont abandonné cette activité et il faut aller dans les autres départements pour se ravitailler. « Je vais parfois dans le Mono, à Abomey, à Porto-novo et bien d’autres localités de notre pays pour acheter le porc », a indiqué M. Lokossou, un responsable de point de vente de la viande de porc qui ajoute que parfois, il est obligé d’aller au Togo et au Nigeria pour se satisfaire. Cette situation fait que le marché évolue en dents de scie empêchant et les vendeurs, et les clients d’avoir une idée nette de leur business.

La cherté de la vie aussi
Avec la cherté de la vie, l’affluence sur les points de vente de cette viande a pris un coup. Un tour sur un point de vente qui fait face à l’hôpital de Menontin, et un autre situé à Zogbohouè dénommé €˜’ Hanlandoutin super » et les informations reçues sur place nous ont permis de savoir la crise entre ces vendeurs de la viande du porc et leurs clients. Les morceaux qui se vendaient à 100f deviennent 200f et parfois 500F. « Aujourd’hui, les prix des bêtes ont augmenté. Or deux ans passés, les choses n’étaient pas ainsi. Malgré les caprices des clients, nous faisons de notre mieux pour les ramener à l’ordre », a affirmé Magbondé Alphonse, un vendeur de la viande de porc face à l’hôpital de Menontin. Et malgré la cherté de la vie, ce restaurant est animé de 11h jusqu’à 19 heures tous les jours. « Nous ne faisons plus de bénéfice comme avant. Non seulement les porcs sont rares en ces moments, mais aussi ils coûtent chers. Vous coupez un porc pour 15000f et vous trouvez seulement 13000f’ », nous a confié Nestor Djikpo, un vendeur de porc à Zogbohouè.

La santé des populations assurée
La vente de cette viande est soumise à un contrôle efficace avant toute consommation. Des vétérinaires frontaliers sont toujours sur les lieux de vente pour contrôler les animaux. Chaque matin que la bête est tuée pour la préparation, les vétérinaires viennent contrôler les viandes. Les agents de Centre de Recherche Pour la Production Agricole (CerPA) viennent pour l’inspection, pour le contre contrôle. « Il faut mettre de l’ordre dans ce commerce qui se pratique aujourd’hui dans tous les coins de rue de notre pays » a conclu, le secrétaire général de l’association nationale des traiteurs des porcs du Bénin.
Théodore HOUETOHOU (stagiaire)

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2 thoughts on “Vente de la viande du porc : Un commerce instable à Cotonou

  1. O.Pierre

    outre les pécautions prises pour sécuriser la viande de porc,il faut une organisation de l’elevage de l’animal.Rompre donc avec le système ancien d’elevage.Car ledit animal prend tout donc est exposé à tout.Par consequent tout consommateur est exposé à tout

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