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Le triomphe de la vérité

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Gilbert Mèdjè, Président du Fulam: « 960 parcelles sont déjà englouties par la mer »


Le plateau de l’émission « Questions d’Actualité » de Golfe Télévision a reçu hier deux acteurs actifs de la lutte contre l’érosion côtière. Il s’agit respectivement du Directeur de la cellule de lutte contre l’érosion côtière, M. André Déguénon et le Président du Fond Uni pour la Lutte contre l’Avancée de la Mer (Fulam), M. Gilbert Mèdjè. Le thème des échanges autour duquel les deux hommes ont apporté des clarifications était « Lutte contre l’érosion côtière : état des lieux. »
D’entrée de jeu, c’est M. André Déguénon, un spécialiste de la question qui a fait la lumière sur certaines terminologies sans quoi on ne pourrait comprendre véritablement le phénomène de l’érosion côtière. Selon ces propos, l’érosion côtière se définit comme la dégradation du relief due à certains facteurs bien déterminés. Quant au Littoral, le spécialiste le définit comme la bande de terre qui fait frontière avec l’Océan. Et parlant des facteurs qui provoquent la dégradation du relief, André Déguénon en dénombre deux catégories. Il s’agit du facteur fondamental qui cumule les facteurs naturel et anthropique. La seconde cause est relative au facteur d’aggravation qui se comprend selon les explication du spécialiste comme le fait de prélever du sable marin sur la plage par exemple. A en croire au Directeur de la cellule de lutte contre l’érosion côtière, la mer amène environ 1 million de m3 de sable chaque année. Et justement l’accumulation de ce sable marin qui est appelé l’engraissement. Après ces clarifications, il est revenu au Président du Fulam de prendre la parole pour faire l’état des lieux de la lutte contre l’érosion côtière.

A propos des zones déjà englouties par l’érosion côtière
Selon les propos de M. Gilbert Mèdjè, 960 parcelles sont déjà englouties par le phénomène de l’érosion côtière. En plus de ces dégts, le Président du Fulam fait également remarquer que 1140 parcelles sont menacées de disparition si rien n’est fait. A en croire à ses propos, 640 btiments sont déjà partis du fait du phénomène. Et pour illustrer, Gilbert Mèdjè cite en exemple les cas de la maison Fagas et Palm Beach sis au Pk10 à Akpakpa. Dans ce cadre également, 60 décès sont déjà enregistrés. C’est face à nombreux dégts que l’homme montre son indignation par rapport aux comportements des députés qui ont fait résistance à la ratification des accords de financement du projet de lutte contre le phénomène. Et pour renchérir ces affirmations, M. André Déguénon déclare : « Bientôt, si rien n’est fait, la route Cotonou-Porto-Novo disparaîtra ».

Le projet de construction d’épis pour contrer l’avancée de la mer
La lutte contre l’érosion côtière impose des études techniques sérieuses. Et le gouvernement, ayant pris la mesure de la situation depuis 1982 a recommandé des études aux techniciens. Mais, à en croire M. André Déguénon, c’est seulement en 2002 que les spécialistes ont fini par trouver le système d’épis comme solution efficace pour arrêter l’avancée de la mer. Selon ses explications, ce système consiste à construire des bétons armés pour contrer l’évolution de la mer vers la côte. Pour lui, le système d’épis est le moyen le moins coûteux et le plus sûr. Ces épis ont une longueur qui varie entre 60 et 300 mètres environ. Avec ces épis, la mer va considérablement reculer et les populations riveraines pourront se sentir en sécurité au moins pendant 50 ans. Ces épis vont s’étendre sur une distance de 7,500 kilomètres et nécessitent 150000 épis. Pour réussir le projet, le directeur fait remarquer qu’il sera procédé au dragage du port. Pour ce qui concerne la date du démarrage des activités, M. André Déguénon rassure : « D’ici fin septembre, il sera procédé au lancement de l’appel d’offre pour l’exécution des travaux. » Il rassure également sur la transparence dans la gestion du projet et réfute toute possibilité d’assister à des dessous de tables. Et pour réussir ce challenge, le directeur de la cellule fait la lumière sur les différentes structures impliquées dans la gestion et la supervision du projet. Selon ses explications, on peut noter le comité interministériel d’appui composé du Ministre du Développement, du Ministre des Finances, celui de l’urbanisme et un membre de la société civile, représenté par M. Gilbert Mèdjè. En plus de cette structure, il y a la cellule de lutte contre l’érosion côtière placé sous la tutelle du Ministère de l’Urbanisme, toute chose qui garantira certainement la transparence dans la gestion du projet Et pour conclure, M. Gilbert Mèdjè a fait quelques vÅ“ux. Pour lui, il faudra éviter toute lourdeur administrative dans l’exécution à bonne date des travaux, régler efficacement les questions relatives à l’indemnisation des sinistrés et une réelle implication du Ministre de l’Urbanisme, chargé de lutte contre l’érosion côtière. Pour sa part, M. André Déguénon rassure que les travaux prendront fin dans trois ans et invite les populations à plus de civisme pour éviter l’aggravation du phénomène.
Donatien GBAGUIDI

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One thought on “Gilbert Mèdjè, Président du Fulam: « 960 parcelles sont déjà englouties par la mer »

  1. hiquess hilaire

    Bonjour
    Bonne et heureuse année 2009; je voudrais savoir précisément à quand le demarrage des travaux? Quelles sont les raisons qui ont entrainé le non demarrage des travaux le 02 janvier 2009

    Bonne reception

    hiquess

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