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Le triomphe de la vérité

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Le Bénin face à la crise économique: Lever les obstacles à l’accélération de la croissance économique


En marge de la rencontre de refondation de la Force cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) qui s’est tenue le samedi dernier au palais des congrès, le ministre du développement Pascal Irenée Koukpaki et celui de l’économie et des finances  Soulé Mana Lawani ont présenté des communications sur la cherté de la vie qui secoue actuellement le Bénin. Il ont identifié les faiblesses de l’économie béninoise et ont débouché sur les mesures prises pour essayer de juguler la crise économique actuelle.

Face à la cherté de la vie, les membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont choisi s’entretenir sur ce thème d’actualité afin de disposer d’informations dans le but de pouvoir éclairer leurs militants. Dans son intervention le ministre du développement Irenée Koukpaki a noté d’abord que l’inflation est un phénomène connu de tout le monde que cela soit économique, financier ou non parce que tout un chacun a un pouvoir d’achat dont l’évolution dépend du taux d’inflation. « C’est un phénomène qui se produit parfois lorsque l’économie change d’échelle. C’est ce qui se passe aujourd’hui au niveau international et c’est ce qui se passe dans notre pays également », remarque le ministre. Pour mettre en lumière les actions de développement du président de la République, Irenée Koukpaki part de l’année 2005 où il y a eu une décélération de la croissance économique liée aux difficultés dans la filière coton et dans le secteur de la réexportation. « Le manque de diversification économique parce que lorsque nous parlons d’économie dans notre pays, on pense au coton, à la réexportation, mais il y a d’autres secteurs d’activités économiques qui sont importants en substance mais que nous n’avons pas encore exploités », note Irenée Koukpaki. Lorsqu’il est question de ralentissement économique, il est fait référence à la faiblesse de la productivité des facteurs car une économie qui s’accroît est celle-là où les facteurs de production doivent être disponibles à moindre coût. Il relève que tout le monde se plaint du prix de l’électricité alors qu’elle est déjà vendue en dessous de son prix de revient. Il y a aussi d’autres facteurs qui influencent négativement la productivité au Bénin. Le ralentissement de l’activité économique est aussi dû à la faiblesse de la gouvernance dont la corruption qui est ce phénomène le plus décrié par les investisseurs étrangers et les opérateurs économiques nationaux qui s’y résignent. Le ralentissement de la croissance de l’économie est aussi dû à la lenteur dans la mise en Å“uvre des réformes, alors que selon le ministre du développement, les réformes devaient être intensifiées. « Sans les réformes économiques structurelles, sans les réformes administratives, notre pays ne bénéficiera pas d’investissements privés étrangers qui sont déterminants pour la croissance, le développement et la prospérité partagée », observe t-il. Ces différents facteurs réunis participent de l’augmentation de la pauvreté dans le pays, alors que la vision du chef de l’Etat c’est d’éradiquer la pauvreté.

En 2006-2007, il y a eu une remontée de la croissance économique du fait de nouvelles visions d’orientation définies par le président Yayi Boni. « Nous sommes passés en deux ans de la zone de 3% en moyenne à la zone de croissance de 5% en moyenne ; ce qui fait deux points additionnels de croissance en deux ans », a rappelé le ministre du développement. Mais puisque le chef de l’Etat a l’ambition de faire du Bénin un pays émergent, il a estimé la croissance économique autour de 10%. Pour y arriver, il y a un certain nombre d’obstacles q’il faut absolument lever. Il s’agit du système fiscal qui est générateur de distorsion avec des procédures financières et douanières excessivement longues ; l’administration peu efficace ; les services d’infrastructures peu coûteux et non fiables (électricité, transport routier, transport ferroviaire presque inexistant, télécommunications) ; les entreprises non compétitives. Ces quatre obstacles sont d’ailleurs pris en compte par le chef de l’Etat 

A la suite du ministre du développement, son homologue de l’économie et des finances Soulé Mana Lawani fait savoir que le Bénin à l’instar des autres pays connaît une triple crise. Il s’agit de la crise alimentaire, pétrolière et énergétique. La note sombre est que cette crise n’est pas passagère. Selon le ministre des finances, elle va non seulement durer mais aussi s’amplifier. Il va falloir alors admettre la vérité des prix afin de permettre au président de la République de pouvoir conduire à terme sa vision de développement. Le gouvernement face à la situation exhorte les militants FCBE à l’accompagner dans les campagnes de sensibilisation contre la vie chère.
Bruno H. DJOGBENOU

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One thought on “Le Bénin face à la crise économique: Lever les obstacles à l’accélération de la croissance économique

  1. armand

    j’ai entièrement lu le texte ci-dessu et je pense que je pouvais sans hésitation approuver la globalisation de la crise éconique dans le monde entier.Néanmoin il faudra capitalement savoir, que nous ignorons nos problèmes et lieu de chercher à les connaître et tout faire pour les eluder , on s’evertue à vouloir passer au dela de nos moyens et ainsi on se crée d’autres qui nous dépasse largement.la plupart de nods compatriotes sont obligés de se mettre dans la même danse pour pouvoir garder leur niveau de vie un peu mieux,stable.ainsi dis qu’il sont obligé de faire la polique pour ne pas se laisser faire pas la politique.il nous faudra revoir notre politique et aussi tout faire pour reduire la corruption et nous allons emmerger.

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