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Le triomphe de la vérité

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Bénin: FILM DES ELECTIONS PARTIELLES DU 1er MAI


Les partielles électorales convoquées par le gouvernement béninois pour ce 1er Mai se sont  déroulées de façon générale  dans la quiétude dans tous les arrondissements et quartiers de villes retenus. Les Envoyés spéciaux du Journal L’Evénement Précis positionnés sur les quatre coins du territoire nous font le point du déroulement des scrutins à Ouidah, Abomey Calavi, Glazoué et autres….Aussi quelques réactions d’autorités électorales et politiques…

Reprise des élections dans Glazoué hier
Aklamkpa ressemblait à un camp militaire

C’est une horde d’hommes en uniforme qui a rodé hier toute la journée dans les bureaux de vote d’Aklampa. Policiers, gendarmes et militaires ont assisté les représentants de la Céna dans leur mission. 

On se croyait dans un pays en guerre. Les derniers développements de l’actualité à Glazoué a amené le gouvernement à prévenir les probables insurrections. Plusieurs centaines de force de l’ordre ont été débarquées sur Aklamkpa où les populations ont voté dans la quiétude. Contrairement  à ce qu’on pourrait croire avec les malheureux événements survenus au lendemain du décès du maire de la localité, les populations ont montré aux forces de l’ordre que leur présence sur les lieux était inutile. Pour certaines personnes, la présence des forces de l’ordre a eu un effet négatif sur la participation de la population. « Les gens ont peur d’aller voter au risque de se faire prendre », a laissé entendre Isidore Kanfon, un électeur qui a dit que ses parents par exemple ont refusé de soritr pour aller accomplir leur devoir civique. « Malgré toutes les explications que j’ai données pour les convaincre, ils sont catégoriques parce que n’étant pas habitué à voir assez d’hommes en uniforme. Qu’on le veille ou non, la présence de ces agents de sécurité dépêchés sur les lieux est salutaire et a dissuadé beaucoup de personnes dans leur désir de faire échouer encore le vote dans la commune. En tout,  cas les tentatives de vote de mineur ont été dissimulées pour la crédibilité de l’élection.
Gabin Euloge ASSOGBA

Scrutin du 1er mai
 Calme plat à Ouidah

Il n’y a rien à signaler. C’est le sentiment général qui a prévalu hier dans la commune de Ouidah où les élections communales et locales ont été reprises dans certaines localités. A Pahou, déjà à 7 h tout le matériel électoral était en place. A Pahou II par exemple, bureau de vote 6, les opérations ont effectivement démarré à 7h 07 minutes. Et le président de ce bureau, Hindé Jérôme d’afficher son optimisme : « tout va bien », nous a-t-il confié à notre passage. Tout se passe sous l’Å“il averti de Paul Dèhoumon, coordonnateur de la CENA pour l’Atlantique et le Littoral. Il trône dans un long boubou bleu au milieu de la foule bigarrée des électeurs qui accourent déjà de partout. La journée est bien partie, mieux en tout  cas qu’il y a quelques jours. Paul Dèhoumon exulte de tout son long et accuse le gouvernement qui aurait enfin accordé sa pleine autonomie à la CENA. Entre deux coups de fil, il rassure que même à Godomey, tout se passe comme sur des chapeaux de roue.
 A quelques kilomètres de là, à Adjarra Adovié, dans le même arrondissement de Pahou, nous constatons que les bureaux de vote installés à l’école primaire publique de la localité enregistrent leurs premiers suffrages autour de 8h. Au bureau 3 par exemple, les électeurs s’impatientent. Un homme somme le président du bureau qui ne cesse pas de compter et de recompter le matériel qu’on vient de lui livrer, de hter les choses. Apparemment, les premiers rayons du soleil commencent à produire leurs effets sur les têtes des électeurs alignés à qui mieux-mieux devant la table. Ledit président, la trentaine vigoureuse, ne lui répond guère et s’active avec les autres agents électoraux à sa disposition. Quelques coups de gueule dans la foule pour faire taire l’importun qui répète qu’il a autre chose à faire, et les urnes sont soulevées et montrées à tout le monde. C’est bon, il n’y a aucun bulletin dedans. Les scellés sont alors posés et les opérations démarrent. Le premier électeur vote à 8h 12.  Mais déjà il faut déplacer les bureaux de vote sous les assauts arrogants du soleil qui inonde l’école de son éclat.
Une vingtaine de minutes plus tard, et nous sommes à Ahozon, petite localité de l’arrondissement de Pahou. Ici encore, c’est le calme plat qui nous accueille. Les électeurs sont là, patients et disciplinés qui attendent leur tour.  Au bureau de vote 3, les opérations ont démarré à 8h 04. la présidente, Dagan Paulette, nous  dit clairement ce qu’il y a : il n’y a rien. Tout se passe bien. Assis sur les tables des écoliers, les électeurs attendent de voter sous l’Å“il vigilent des représentants des partis politiques.
De fait, partout où nous sommes passés à Ouidah, il y a eu une discipline presque religieuse qui a tranché avec la pagaille du 20 avril dernier. Si la plupart des bureaux de vote ont démarré autour de 7h-8h, d’autres l’ont fait à 9h. C’est le cas à Ahouandjigo I, pourtant à quelques pas du siège de la Commission électorale communale (CEC) de Ouidah. Le bureau de vote 1 a commencé à 9h 32. C’est sans doute le plus grand retard de cette commune.

Les électeurs traînent les pas
En dehors de Pahou où les partis ont sans doute joué leur rôle en sensibilisant les électeurs, les autres localités engagées dans le vote à Ouidah ont connu une affluence relativement timide comparativement au 20 avril. A Lébou I, dans le deuxième arrondissement, les électeurs arrivent à compte-gouttes. Le Président du bureau de vote 1,  Georges Adjatokpikpo explique que les gens ont déjà voté et sont sans doute fatigués de revenir aux urnes. Non loin de là, à Ganvè, bureau de vote 2, les agents s’ennuient déjà à 10 h20 tandis que le bureau 1 juste en face déborde de votants. Contraste saisissant. Mais les partis politiques ne désarment pas. Des agents sont envoyés dans les maisons pour mobiliser hommes et femmes. Les appels leur sont lancés depuis la radio locale, Radio Kpassè qui diffuse à longueur de minutes différentes versions d’un message préenregistré en Français, en Yorouba et en Fon demandant à la population de sortir pour aller voter. Il est question aussi de s’abstenir de céder à la corruption électorale qui en ce jour, fait des pas de géant. Tous les partis auraient puisé à cette source pour  faire le plein des voix. Certaines habitudes ont la vie dure. Même sous le changement.
Olivier Djidénou
Elections communales et locales d’hier
Godomey sort massivement pour choisir ses élus

Après les ratées du scrutin du 20 avril dernier, l’arrondissement de Godomey n’a pas voulu rater le cap d’hier. En effet, dès les premières heures de la matinée, c’est par dizaine que les électeurs ont pris d’assaut les bureaux de vote pour accomplir leur devoir civique. Ainsi, dès 7 h, nombre de files d’électeurs étaient visibles dans les centres de vote du plus grand arrondissement du pays. Ainsi, au bureau de vote Gbégnigan 2 présidé par Adéniyi Tidjani Daouda, le premier électeur a été enregistré à 7h36 mn. Aux dires de son responsable, tous le matériel nécessaire  été acheminé par la Cena en vue d’une organisation parfaite des élections. Cette même sérénité s’observe  au bureau de Hounsa A où les bousculades des électeurs rivalisaient avec la bonne humeur. Aux dires de son président Hermann Adjahou, l’on peut se réjouir de la disponibilité des matériels et des agents des bureaux de vote qui ont répondu à leur appel. Les bureaux de vote de Adjoukpa A et B, Sedomey A et B. 

Cette adhésion populaire est partout observée. Quant aux électeurs approchés, ils répondent en cÅ“ur être déterminés à exercer pleinement leur droit de citoyen en participant au choix de leurs dirigeants locaux. Il en est ainsi de Robert Sossou, croisé aux environs de 8 heures après sa sortie de l’isoloir. « Nous sommes très contents d’en finir avec ces élections comme tout le monde et je pense personnellement que la Cena a vraiment tenu compte des reproches issus du scrutin du 20 avril en vulgarisant la composition des bulletins et en mettant à la disposition des agents des bureaux de vote. Tout se passe pour le mieux et nous nous en réjouissons »
Au cours de ce scrutin, sept listes étaient en compétition pour briguer les postes de conseillers, de chefs de villages et de chefs de quartiers de ville. Cette mobilisation vient tourner la page sombre du 20 avril qui a conduit à certains endroits à des manifestations de colère des populations qui refusaient d’être spoliées de leur droit constitutionnel de participer à l’animation de leur cité. 

Les « maillots jaunes » donnent le bon exemple
S’il y a des acteurs du scrutin d’hier dont la présence n’est pas passée inaperçue hier et mérite d’être saluée, ce serait bien celle des conducteurs de motos communément appelés Zemidjans. En effet, à travers une participation active à travers le transport des urnes, la surveillance du processus de dépouillement des bulletins de vote, les Zemidjans ont joué un rôle déterminant dans la réussite du processus d’hier à l’instar des précédentes joutes électorales. Tapis à l’ombre des arbres ou des maisons, les « maillots jaunes » assurent à travers leurs interpellations et conseils, une garantie certaine de la crédibilité des élections. En déployant autant d’énergies pour ce processus capital au rayonnement de la Démocratie béninoise sur la scène internationale, les « maillots jaunes » donnent une belle leçon de patriotisme qui doit servir d’exemple. Et c’est tout à leur honneur.
Jean-Claude D. DOSSA

Quelques réactions

Paul Dèhoumon, Coordonnateur de la Cena
«Pour une fois le gouvernement a fait confiance à la Cena»

«Pour une fois que le gouvernement a fait confiance à la Cena en laissant à la Cena l’autonomie organisationnelle et de gestion en laissant à la Céna la possibilité de gérer elle-même le convoi et la transport le matériel, tout le matériel était  convoyé depuis hier. Ce n’est pas l’armée qui a transporté le matériel.  C’est la Cena qui a loué les véhicules et le matériel était là déjà à 15 heures depuis hier. Vous avez constaté que le vote a commencé à 7 heures.  La dernière fois,  moi j’ai reçu tout le département de l’Atlantique. J’ai reçu le convoi de  matériel à 21 heures. C’est de là qu’il faut descendre le matériel et faire le dispashing. On a fini le dispashing à 7 heures et c’est à cette heure là que le camion devait aller dans les 8 communes du département de l’Atlantique. Ce qu’il n’a pas pu faire. Il n’a pu servir que trois communes. Et nous étions obligés de prendre en charge le reste des communes. Ce qui fait que certaines communes ont été servies finalement à 15 heures. Je viens de parler avec Ouidah, Ouidah a commencé à 7, même Godomey a commencé à 7 heures, ici on a commencé à 7 heures 05 minutes. Donc tout est bien lancé».
Zacharie Codo, Président Commission électorale communaleZacharie Codo, Président Commission électorale communale
«Vous savez quand on a les moyens  à temps précis, l’organisation ne souffre pas»

Ça se passe bien. Depuis hier on a commencé par mettre les éléments en place pour qu’il n’y ait plus de problèmes comme la dernière fois. Il a manqué un peu de moyens de déplacement. Vous savez on ne peut pas mettre les urnes sur les têtes et faire 3 à 5 km.  Nous avons reçu le matériel vers les 15 heures. La Cena est devenue autonome avec ses 46 millions. Vous savez quand on a les moyens  à temps précis, l’organisation ne souffre pas. C’est ce que moi j’ai remarqué. On a pas de problème majeur ; à  Pahou, je n’ai pas encore tout les éléments. Il y a le coordonnateur Cena qui est sur le terrain.  Je suppose que tout va bien. C’est tout à l’heure que je vais me mettre en branle sur Pahou pour constater ce qui se passe. A Pahou on a 72 bureaux  de vote, à Ouidah 2, 33 et à Ouidah 1, trois bureaux. C’est un seul quartier, Dangbéhoué. Les gens là n’avaient pas voté du tout. Il y avait manque de bulletins.

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One thought on “Bénin: FILM DES ELECTIONS PARTIELLES DU 1er MAI

  1. mondé saralfam

    Sur la base de quelle liste électorale se font ses élections quant on sait qu’une liste électorale a une durée de vie limitée selon la loi

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