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Le triomphe de la vérité

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Elimination des Ecureuils: Tout est à refaire


l'Equipe nationale béninoise alignée face au Mali     Les Ecureuils sont éliminés de la Can 2008 dès le premier tour. Ils n’ont pas pu réaliser la prouesse que tout le peuple béninois et son président attendaient d’eux. Les garçons malgré toute leur volonté sont tombés sur des adversaires plus huppés et des compétiteurs préparés pour des grands rendez-vous. C’est l’occasion pour les acteurs du football national de resserrer les rangs pour rebtir une équipe nationale de type nouveau où les joueurs sont près à aller au combat sans crainte et sans tenir compte de la valeur de l’adversaire mais plutôt de leur propre valeur. C’est d’ailleurs ce qui a le plus manqué au Onze national. Après l’expérience chaotique tunisienne en 2004 où les joueurs d’une manière ou d’une autre avaient l’excuse du public sportif national, le peuple béninois retrouve une équipe qui n’a tiré aucune leçon de l’aventure de la première Can pour le Bénin. Les Ecureuils risquent d’être les derniers de la compétition. Car la Namibie et le Soudan, les deux autres petits poucets de la compétition ont fait mieux que le Onze national béninois. La Namibie a d’ailleurs tenu en échec l’un des outsiders de la compétition, la Guinée 1-1. 16ème en 2004 et en 2008, les Béninois ne veulent pas bouger cette position depuis qu’il participent à cette compétition. Ce qui signifie que le football béninois est malade. Il convient de le guérir ou d’assister aux mêmes spectacles après des qualifications approximatives.

Il faut prendre l’exemple chez les autres et laisser les problèmes de personnes qui n’apportent rien à l’évolution du football béninois. Il y a quelques années encore, l’Angola était  en guerre. Actuellement, les Panlacras Nagras portent loin le flambeau national de l’Angola. La formation a déjà joué une coupe du monde en 2006 en Allemagne et fait partie des outsiders de la compétition au Ghana et a commencé par titiller certains grands d’Afrique comme les Lions du Sénégal qu’ils ont laminés sur le score de 3-1. Hier la Côte d’Ivoire n’était même jamais citée dans les pronostics et la formation puisait le plus gros de son effectif des deux clubs phares du pays l’Asec et l’Africa Sport d’Abidjan. Aujourd’hui les Eléphants sont craints un peu partout sur le continent et dans le monde. Les Eléphants évoluent dans les plus grands clubs du monde. Juste parce que les dirigeants ivoiriens ont rêvé et ont voulu faire du pays une nation de football. Quand on travaille, le résultat suit tout de suite. On ne peut pas faire du foot de haut niveau en allant chercher des joueurs étrangers qui n’ont aucun amour de la patrie et qui ne peuvent même pas chanter l’hymne national, le vaillant « Aube Nouvelle »  ou en faisant du racolage. Le Bénin doit se tourner vers désormais vers les centres de formations à l’image de ce qui se fait en Côte d’Ivoire, au Mali, au Cameroun€¦

Mieux les dirigeants ayant en charge le football national ne doivent pas faire du championnat national un fond de business. Il faut que le championnat national serve de tremplin à la venue en équipe nationale ou pour partir dans un grand club en Europe. L’équipe championne ne doit pas être désignée au bon vouloir des maîtres selon que le président du club appartient ou non à un réseau de mafia. Désormais, le chef de l’Etat, en amoureux de football, doit s’impliquer davantage dans le football ou carrément nommer un conseiller technique au football vu la passion que déchaîne ce sport, une arme diplomatique. Ainsi le Bénin va cesser d’être le siège du ridicule dans ces joutes continentales.

Des Béninois qui croyaient en cette compétition ont laissé leur quotidien pour venir subir la honte au Ghana. Pourtant des possibilités existent pour que le football béninois tourne définitivement la page du désordre et de l’improvisation. C’est qu’il faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut au lieu de se mentir. Il est grand temps que les uns et les autres se remettent en cause et quittent les choses avant que les choses ne les quittent. Il y va leur intérêt. Car le football béninois est un patrimoine national et non propriété privée de qui que ce soit.
 José Mathias COMBOU

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