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Le triomphe de la vérité

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EDITORIAL: Kaléidoscope, Une sortie  » honorable « 


Renhardt Fabisch, le divin entraîneur, a réussi ce que Wabi Gomez n’a jamais pu faire : humilier le Bénin devant le monde entier. Je n’ai retenu du match de ce vendredi que cette impression de promenade qu’elle a permise aux Ivoiriens. Les Drogba, Kalu, Touré et autres Koné, Zokora  se sont amusés de notre Onze national en le dominant de la tête aux pieds. Ils ont  permis aux commentateurs de télévision quelques mots imbéciles sur les Ecureuils. Les nôtres ont effectivement mouillé le maillot, mais ils ont été desservis par  un coaching médiocre dont j’ai dit depuis longtemps tout le mal que je pensais. Ça nous guérira de notre propension à rabaisser les valeurs nationales au profit de prétendus experts venant d’ailleurs. Ça guérira Anjorin Moucharaf et  même Boni Yayi de cette cacophonie insoutenable dans laquelle on a confondu les insectes et les éléphants. Mais en l’espèce, les vrais éléphants, ceux de la Côte-d’Ivoire nous ont administré une bonne leçon de lucidité qui, je l’espère vivement, ne sera pas oubliée de si tôt.  » L’important est de tirer une leçon de chaque échec » disait l’ex champion américain de tennis, John McEnroe. Peut-être qu’ici au moins les responsables du foot béninois arrêteront de se foutre de nous.

Self contrôle
Le porte-parole du chef de l’Etat manque singulièrement de tempérance. Je n’ai pas reconnu l’avocat, quand j’ai vu un Me Agbo dans tous ses états à la télévision nationale vendredi, proférant menaces et intimidations contre les journalistes qui auraient écrit quelques incommodités sur son patron. Même au prétoire, il aurait été incapable, Me Agbo, de se lancer dans une telle fureur au point de perdre son calme. Sans doute qu’il avait des griefs personnels contre mes confrères qui auraient commis le mal, l’avocat porte-parole s’est cru en devoir d’exprimer la colère présidentielle avec tout le pathos qu’on lui connaît et dans toute son ampleur. L’entretien, on a fini par s’en rendre compte, portait sur l’interdiction formelle qui nous est désormais faite d’écrire des billevesées sur son patron. S’il voulait provoquer une avalanche de tirs croisés sur le Chef de l’Etat, le porte-parole (ou porte-fureur) ne pouvait s’y mieux prendre. Et je redoute déjà les titres de ce matin, en comptant sur les pyromanes tapis dans nos rangs. Lionel Agbo en aura pour son grade mais Boni Yayi mérite sincèrement de meilleurs collaborateurs.

Mauvais présages
La CENA 2008 a mal commencé. La guerre de tranchées déclenchée sur l’élection du bureau montre clairement que nous ne sommes pas sortis de l’auberge avec des CENA qui tournent à la bagarre. Il n’y a pratiquement aucune de ces institutions électorales qui soient sorties indemnes des querelles politiques qui les alimentent. Tout se joue sur le fil, toujours in extremis avec une organisation chaotique que rien ne semble en mesure aujourd’hui de résorber. A la suite de Mme Conceptia Ouinsou Présidente de la Cour Constitutionnelle, il convient de se demander si cette institution a encore de l’avenir. S’il ne faudrait donc pas confier l’organisation de nos élections au ministère de l’intérieur comme dans d’autres pays. Je ne suis pas favorable à cette alternative qui aurait pu donner par exemple à Kérékou l’organisation de la dernière présidentielle. Les résultats seraient connus d’avance. Nous n’allons pas retourner à l’ge de la pierre. Il s’agit de trouver, j’en conviens, une meilleure formule à même de nous sortir du piège des partis. A vos méninges !
Olivier Djidénou

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