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Le triomphe de la vérité

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EDITORIAL: La revanche de Wabi


l'entraîneur national béninois Reinhardt Fabisch    Ce qui ne s’est jamais passé sous l’ère Wabi Gomez a eu  lieu lundi dernier à Sékondi au Ghana. L’équipe nationale dirigée pourtant par le divin Blanc a été dominée  puis battue par le Mali. Tout le paradoxe est que le même Mali  a été tenu en échec en 2007 sur ses propres installations et a fait match nul avec les Ecureuils à Cotonou. Conclusion : ce qui s’est passé à Sékondi est le fruit de l’incompétence et de l’improvisation. Incompétence de l’entraîneur qui a opéré un classement douteux avec huit défenseurs et deux attaquants en ouvrant un véritable boulevard en milieu de terrain. La première partie du jeu était à un sens, outrageusement dominée par les Maliens qui, à mon sens, n’avaient pas la grande forme qu’on pouvait redouter. C’était encore jouable surtout que l’effectif idéal du Bénin, celui qui a toujours mis fin aux velléités du Mali même à Bamako, cet effectif donc était disponible. Il fallait seulement l’utiliser et faire tourner la machine. Non, le grand manitou blanc a préféré écouter son intuition et faire fi de toute l’expérience des classements antérieurs. L’entrée de Sèssègnon, Oladipupo et Abou en seconde partie n’est que la preuve de son manque d’expérience dans le coaching de notre équipe. Mais il ne faut pas se leurrer ; les membres de l’encadrement technique lui ont sans doute fait des propositions sans être écoutés. On a vu et on verra encore là où nous mène son messianisme étroit.
Mais tout cela était prévisible. Je continue à dire qu’il y  a une grave insulte à notre pays à repousser les nationaux pour prendre des expatriés douteux sous le fallacieux prétexte que les nationaux n’ont pas l’expérience requise. Reinhardt  Fabisch n’a pas plus d’expérience que Wabi Gomez sur le plan de la gestion de notre équipe nationale. Il a beau avoir parcouru le monde, il n’a jamais remporté une seule coupe avec quelque    équipe que ce soit et il ne connaît pas notre Onze national plus que le Béninois. Le choix illusoire qui a consisté à le prendre au dernier moment, à moins de deux mois de la phase finale de la CAN, ne pouvait que conduire à la débcle. L’improvisation en foot est un critère de défaite. Elle nous a mené à la honte lundi, à la honte d’une domination territoriale malienne, d’autant que les Maliens avaient une revanche à prendre. Et maintenant que le vin est tiré, il faudra le boire jusqu’à la lie.
Jusqu’au bout, nous regretterons Wabi Gomez malgré ses défauts, parce qu’il a donné au Bénin ce que jamais aucun Béninois ne lui donna depuis son indépendance : la qualification à la CAN. Nous le regretterons parce qu’il a été sacrifié sur l’insalubre autel du racisme auto réflexif des dirigeants et de quelques joueurs arrogants. Nous le regretterons parce que s’est envolée lundi la seule chance  du Bénin de ne pas sortir de la compétition avec zéro victoire comme en 2004. Nous le regretterons enfin parce que Fabisch, le coach asocial qui se prive lui-même de l’un de ses meilleurs éléments, sera jusqu’au bout un cas brûlant : une véritable plaie.

 Olivier DJIDENOU

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