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Le triomphe de la vérité

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR: Vicentia Boco, une réformiste au cÅ“ur du gouvernement Yayi


Vicentia Boco, le Ministre de l'enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Une femme, une vision, une conviction et un caractère. Environ huit mois à la tête du département de l’Enseignement supérieur  et de la Recherche scientifique, Mme Vicentia Boco, sans fanfare ni trompette a opéré de profondes réformes dont la portée échappe largement au temps dont elle a disposé pour leur concrétisation. Valorisation et crédibilisation des enseignements et diplômes universitaires, engagement pour l’amélioration des conditions d’étude et de vie des étudiants, vision prospective à travers la conception d’un budget programme pour le ministère, une attention pour les recherches, une disponibilité pour le dialogue€¦ Véritable réformiste au cÅ“ur du gouvernement ! Et pourtant quelques critiques lui sont adressées.


A sa nomination à la tête du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’unanimité était faite, au regard de sa valeur intellectuelle et de son expérience dans le secteur de l’enseignement supérieur, sur le choix technocratique du Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi. Mais peu pouvaient parier sur la célérité et l’efficacité qui caractérisent la gestion de ce département sous l’ère du Ministre Vicentia Boco. En réalité, elle a très tôt compris qu’aucune réforme ne saurait prospéré sur un champ de tension sociale et de négation du travail.

Au travail€¦ le dialogue continue !
C’est par l’apaisement du climat de travail que le ministre Vicentia Boco a démarré ses Å“uvres. Pour la petite histoire, elle a pris service des mains de M. Mathurin Nago dans une atmosphère de travail détériorée par des débrayages consécutifs. Et c’est déjà dans son premier discours de prise de service, qu’elle a étalé toutes ses qualités de négociatrices, en relançant les travailleurs. Depuis, elle a multiplié les rencontres avec les syndicats d’enseignants, du personnel administratif et surtout les responsables des associations d’étudiants. Le résultat de cette approche de dialogue continu est l’apaisement relatif du climat social observé dans nos universités notamment à l’Université d’Abomey Calavi où jamais un mois ne s’était écoulé sans crise estudiantine. Le désintéressement des primes et indemnités des enseignants et personnel administratif, objet des grèves perlées en est une autre preuve. 

Valoriser l’enseignement et les diplômes !
Afin de renforcer l’encadrement et l’efficacité du système éducatif national, le ministre Vicentia Boco a mis un point d’honneur à la relance des activités académiques dans les Ecoles Normales Supérieures de Natitingou, de Porto Novo et de Lokossa. Et bientôt, 580 Elèves-enseignants recrutés seront formés et être véritablement utiles à l’éducation nationale.
Quant à la mise en Å“uvre du Système Lmd dans nos universités déjà enclenché avant sa nomination, elle a eu le mérite de reprendre le contrôle de la mise en Å“uvre afin de ne pas propulser les étudiants dans un système pour lequel ils ne sont pas préparés et pour lequel le terrain n’est aussi pas suffisamment conditionné. Ainsi, pour cette rentrée académique 2007-2008, alors que les étudiants sentaient venir leur mort prochaine à travers la mise en Å“uvre brutale du système Lmd, le ministre Vicentia Boco a tranché avec une grande circonspection de la portée de la décision, en optant pour une approche progressiste à travers la Semestrialisation des enseignements. Dès lors l’université disposera du temps pour élaborer de nouveaux cadres juridiques et doter les établissements de matériels didactiques appropriés. 
Quant aux nouveaux bacheliers, ils sont sauvés de la nébuleuse et de l’incertitude du choix de leur filière universitaire. Le Ministre Boco a fait une expérience véritablement concluante qu’elle a pris l’engagement de réitérer pour les années à venir. Il s’agit de l’organisation d’une campagne systématique d’orientation au profit des jeunes bacheliers ayant opté pour la poursuite des études dans les universités nationales. La première expérience a duré dix jours et s’est déroulée dans le mois de septembre 2007 sur toute l’étendue du territoire national.
Par ailleurs, afin de revaloriser les diplômes universitaires notamment le Baccalauréat, elle a contre vents et marées avec conviction et caractère, procéder à l’une de plus grandes réformes avec la suppression des concours de bourses et tests  relatifs au mode de recrutement en premières années dans les Ecoles et Instituts des universités publiques. Des concours de bourses et tests d’entrée qui ont entre temps échappé à toutes normes de transparence et d’équité et alourdissaient le budget national. Les premiers résultats de cette expérience cette année furent une véritable messe de couronnement de l’excellence. Mais c’est également dans la mise en Å“uvre de cette réforme ou révolution, qu’elle connaîtra ses oppositions et critiques les plus acerbes.

Le triomphe de la vision et de la conviction sur les résistances et oppositions
Toute révolution suscite résistances voire des oppositions. Il s’agit pour le révolutionnaire d’avoir de la vision, de la conviction et du caractère. A défaut, les réformes sont suscitées et à peine ont-elles eu le temps d’être formalisées que les réformistes abdiquent ou sont au carreau. Les exemples sont légion dans le gouvernement actuel, les gouvernements passés. Que de pressions ont  abouti ! Que de lobbying ! Que de montages ont-il eu raison d’eux!
Dans le cas du ministre Vicentia Boco, la conduite de trois différents dossiers importants est assez expressive des qualités de réformiste dont elle est détentrice.
Les lobbying, les montages, les campagnes médiatiques qui ont poussé leurs chansonnettes avant, au cours et après la mise en Å“uvre de la réforme de  suppression des concours de bourses et tests d’entrée relatifs au mode de recrutement en premières années dans les Ecoles et Instituts des universités publiques, n’ont pas ébranlé la « Dame de fer ». Avec l’appui du Chef de l’Etat, Mme Vicentia Boco a conduit à terme cette réforme salvatrice pour la promotion des valeurs dans notre système éducatif.
Dans la crise actuelle à l’Université de Parakou relative à la reprise des examens suite à une fraude massive constatée, elle est restée égale à elle-même dans son souci de sauvegarder la crédibilité des diplômes délivrés par nos universités. Toutes les autres dimensions qui sont intervenues dans la gestion de cette crise n’ont pas ébranlé sa détermination à conduire la crise exclusivement sur le plan académique. Et les examens ont été repris.
De même, selon nos investigations, sa décision de Semestrialisation des enseignement en lieu et place d’une entrée brusque dans le système Lmd n’a pas eu l’assentiment de toutes les autorités de l’université qui eux aussi avaient déjà leur plan. Mais la réforme Lmd s’est faite quand même de façon progressiste, telle qu’elle l’a souhaité dans l’intérêt supérieur des étudiants. 

Un budget-programme pour échapper au carcan de l’annualité
La gestion du quotidien et de l’urgence n’a pas fait perdre de vue au ministre Vicentia Boco, la vision prospective. Afin de mettre en phase objectifs, stratégies, actions et moyens pour un long terme, le ministre a déclenché depuis septembre 2007, le processus d’élaboration d’un budget-programme triennal couvrant la période 2008-2010. C’est véritablement une réforme budgétaire en cours au Bénin et qui se fonde sur un nouveau mode de gestion axée sur les résultats.  

Une idée claire sur la dynamisation du secteur de la Recherche au Bénin
« Nous avons hérité d’un système de recherche colonial et post-colonial qui donne peu de place au savoir et au savoir-faire local », nous confiait le ministre de l’enseignement supérieur  et de la Recherche scientifique. Pour elle, c’est une erreur pour les pays en voie de développement de reléguer au second plan la recherche scientifique et technique. Elle soutient que ce sont ceux qui sont confrontés au problème de survie qui doivent innover pour satisfaire les besoins les plus élémentaires de leur population. A cet effet, elle a fait tenir en sa présence effective les 27 et 28 septembre 2007, les assises de 2008 du Conseil National de la recherche scientifique et technique au cours desquelles les grands axes du Programme National de la Recherche scientifique et Technique du Bénin ont été approuvés. Par ailleurs, le ministère jouit du soutien du chef de l’Etat le Dr Boni Yayi qui a décidé de financer la recherche scientifique à concurrence de 1% du produit intérieur brut.
Médard GANDONOU

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