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Le triomphe de la vérité

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SABOTAGE DE LA CAMPAGNE COTONNIERE AU BENIN: Complot international pour bloquer la Sonapra


Nous annoncions quelques jours qu’un sabotage de la campagne cotonnière est en cours de préparation en réaction à l’autorisation donnée par le Gouvernement à la Sonapra pour participer à la campagne 2007/2008. Ce sabotage préparé de l’intérieur du Bénin a trouvé des relais sur le plan international et ce, pour des raisons non-fondées. Objectif, saper le moral aux dirigeants de la Sonapra pour les empêcher de réussir la campagne cotonnière en cours. A moins d’une mobilisation au haut sommet de l’Etat, les démons de la filières ne comptent pas démordre dans leur élan. 
Selon des sources concordantes et les, le jour où nous publiions l’information relative à la mise en place d’un vaste plan de sabotage de la campagne cotonnière après l’annulation du processus de cession de l’outil industriel de la Sonapra, les responsables de cette société (Sonapra) seraient saisi par le principal client français achetant traditionnellement le coton béninois, qu’il venait de recevoir un acte d’huissier français demandant une saisie-attribution sur tous les versements que ledit client devait opérer au profit de la Sonapra en paiement du coton fibre exporté par cette dernière, à concurrence du montant de 3.485.764,88 euros soit 2.286.511.873 Fcfa.
Cette société suisse du nom de Vistra, qui est totalement inconnue de la Sonapra et qui n’a jamais fait affaires avec cette dernière, prétend qu’elle a eu un différend avec l’Etat béninois qui a été sanctionné par une sentence arbitrale rendue le 26 août 2005 par le Tribunal arbitral de Cotonou. La sentence n’ayant pas été exécutée par le Trésor Public béninois, la société suisse Vistra a encore obtenu le 26 septembre 2007, une ordonnance d’exequatur qui rendrait exigibles les sommes à elle dues par l’Etat béninois.
Elle a donc choisi de se retourner contre la Sonapra avec la mention « Entité prise en tant qu’émanation de l’Etat du Bénin représenté par son Ministre des Finances ». Bien que la Sonapra ignore totalement les dessous du dossier qui a opposé l’Etat béninois à Vistra, les clients internationaux de la société béninoise estiment que faute de diligences appropriées de sa part, ils se verraient dans l’obligation d’accéder à la requête des huissiers français.
Or en vérité, en vertu de l’article 2 de ses statuts, la Sonapra est « dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière€¦Elle exerce son activité conformément aux lois et usages régissant le fonctionnement des sociétés privées. ». Mieux, elle est une société commerciale immatriculée au Registre béninois du Commerce depuis août 1983.
Cette situation embarrasse la Sonapra et ses partenaires (clients et banques) parce qu’elle intervient à un moment où l’équipe de Nicaise Fagnon, suite à l’annulation de la Sodéco et du processus de privatisation de la Sonapra, bat des pieds et des mains pour mobiliser de toute urgence, les ressources nécessaires au financement intégral de la campagne et notamment au paiement des paysans à bonne date que le souhaite le Chef de l’ETat. Elle apparaît comme un nouveau coup fourré de certains béninois en représailles de la décision patriotique de haute portée politique prise par le Chef de l’Etat.
Sinon, comment comprendre que de toutes les émanations de l’Etat béninois, toutes ces sociétés qui existent et opèrent, c’est à la Sonapra qu’on s’en prend au moment où elle s’apprête pour la réussite de la campagne cotonnière ?
En réalité, l’équipe du DG Nicaise Fagnon inquiète : elle a démontré sa capacité à payer les producteurs à 100% et dans des délais qui n’ont jamais été autant respectés les campagnes passées, et ce, sur des financements mobilisés en un temps record. Mieux, elle a réussi le pari d’obtenir les financements nécessaires à l’importation et à la mise en place à bonne date des intrants. Contrairement à la campagne dernière, le Chef de l’Etat a pu lui-même se rendre compte de la satisfaction des producteurs face à la qualité desdits intrants qui leur ont été livrés à coût réduit par la Sonapra.
Le Gouvernement béninois devrait donc, après avoir annulé la privatisation de la Sonapra, soutenir la Direction Générale de cette société contre les actions machiavéliques de sabotage que ne cesseront de fomenter ses adversaires. Le Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi doit prendre au sérieux cette menace qui pèse sur la Sonapra et dérouter les adversaires de la réussite de la campagne cotonnière lancée vendredi dernier à Firou et dont la réussite est certaine au regard des statistiques prévisionnelles dressées par le ministre de l’Agriculture qui a laissé entendre que la production cotonnière de cette année va dépasser de 20% celle écoulée.

Gérard AGOGNON

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