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Le triomphe de la vérité

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GREVE A L’UAC: L’Université d’Abomey-Calavi renoue avec l’inertie


Depuis deux semaines, l’université d’Abomey-Calavi tourne au ralenti. En effet, le corps professoral ainsi que le personnel administratif et technique de la plus grande université du Bénin sont en grève en vue de revendiquer de meilleures conditions de travail et de vie. Cette grève qui dure depuis plus de dix jours maintenant paralyse le temple du savoir. Ainsi, la proclamation des résultats de la seconde session, les activités d’inscription des étudiants dans les facultés et écoles, de retrait de diplômes et attestations n’est plus possible depuis lors. Approchés, c’est un lourd silence qui s’observent au niveau des autorités quant à l’évolution des discussions en vue d’apporter des réponses idoines aux doléances des grévistes. Les principaux concernés de leur part sont pour la majorité invisibles au sein du campus notamment les responsables des syndicats de grévistes.
Pendant ce temps, les étudiants €“ nouveaux comme anciens-continuent de faire des aller-retour en vue d’entrer en possession de leurs résultats et de se soumettre aux différentes formalités entrant dans le cadre des inscriptions. Ainsi, quotidiennement, ils sont des milliers d’étudiants à venir guetter la reprise des activités au niveau des différents bureaux. Le délai des inscriptions, allant du 22 octobre au 30 novembre semble pour sa part être remis en cause. Par voie de conséquence, le dépôt des dossiers en vue des attributions des chambres universitaires et les allocations universitaires sont de leur côté sujet à de longues attentes. Aussi, dénoncé à plusieurs reprises, le retard dans le paiement des bourses et secours au profit des étudiants semble t-il bien parti pour être encore d’actualité au cours de l’année académique 2007-2008. Cette situation, unanimement reconnue comme un des facteurs du mauvais rendement et des nombreuses défaillances au sein de la couche estudiantine, appelle à d’ingénieuses et vigoureuses initiatives de la part des autorités universitaires pour la préservation d’un climat propice à des résultats qualitatifs au terme de l’année académique qui vient de démarrer. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique dont la nomination à la tête de ce ministère à fait présager d’un vent de renouveau, se doit d’instaurer avec les différents acteurs du monde universitaire le dialogue afin de faire jouer à l’enseignement supérieur le rôle moteur qui lui revient dans la construction d’un Bénin émergent.
Jean-Claude D. DOSSA

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