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Le triomphe de la vérité

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DEBACLE DES ECUREUILS A OUAGADOUGOU: Wabi Gomez étale ses limites


Wabi GOMEZEn qualifiant le Bénin pour sa deuxième Can après celle de 2004, Wabi Gomez est entré dans le cercle fermé des entraîneurs nationaux qui ont qualifié leur pays pour la grande messe continentale. Mais le tournoi de l’Intégration qu’il pouvait éviter vient le déplumer et le discréditer.

Donc l’homme qui a qualifié les Ecureuils pour la Can 2008 n’a rien pu faire au tournoi de l’Intégration africaine. C’est avec peine que j’ai suivi des gens d’autres pays notamment la Côte d’Ivoire et le Mali dire que le Bénin n’a pas de coachs. C’est avec la même peine que je recevais de ces mêmes gens des démonstrations que les autres pays qui se sont qualifiés pour la Can n’ont pas envoyé leurs entraîneurs principaux à Ouagadougou. La Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal sont allés à cette compétition avec d’autres coachs qui y vont pour s’aguerrir. Le cas le plus illustratif est celui de l’entraîneur malien, Jean François Jodar, à qui on a proposé le même « gteau empoissonné ». Il a simplement contourné les autorités sportives maliennes en demandant un repos d’après la qualification. Que les Aigles fassent piètre figure à Ouagadougou ce n’est le problème du coach principal. Mais au nom de quoi celui du Bénin qui vient de qualifier vaillamment le Onze national ne peut pas faire autant ? A-t-il si tant envie de servir la nation béninoise ? Ce tournoi a mis à nu l’homme. A cause des primes, il s’est précipité pour aller jouer le tournoi. Les résultats sont là. Il a montré ses limites dans un milieu où on oublie vite les exploits du passé. Tout le monde a déjà tourné la page de la qualification. Et l’histoire retiendra que c’est cet homme qui a amené le Bénin à la 1ère édition du tournoi de l’Intégration. Là bas, le Bénin a été l’ombre de lui-même. Ce qui me vient à l’esprit et je le partage avec les férus du cuir rond béninois, sans être trop vulgaire avec cet homme, est que la qualification des Ecureuils, n’est pas son apanage. Les Béninois dans la rue pensent que les joueurs béninois évoluant à l’extérieur viennent avec ce qu’ils ont appris de leurs entraîneurs en Europe ou en Afrique. Ce n’est pas Wabi Gomez qui positionne Mouri ou Sessegnon ou encore Adénon sur le terrain. Pour reconnaître la valeur d’une entraîneur, il faut le mettre à l’Å“uvre devant les locaux qui sont souvent des joueurs à qui on apprend les rudiments de la tactique sur l’aire de jeu. Ce que mon cher Wabi Gomez, l’entraîneur national n’a pu faire dans un premier temps face aux espoirs ghanéens (0-2) et après au tournoi de l’Intégration. Au cours de cette expédition, il a utilisé pour 03 rencontres 03 équipes différentes. Face au Mali, le bateau a pris l’eau (0-3). Lors de la seconde sortie face aux futurs vainqueurs de la compétition, le Bénin s’est réveillé mais est tombé, c’est l’essentiel (0-1). La Guinée Bissau est le comble. Une équipe que tout le monde a battu, Wabi Gomez et ses joueurs sont incapables de la battre. Les Béninois s’en sortent avec un nul. Le public n’a pas digéré cette contre performance. Et c’est d’ailleurs cette rencontre qui est à la base du désaveu  du public qui pense que cet homme n’est pas encore à la hauteur du Onze national. Je suis de ceux qui croient dur comme fer qu’un entraîneur national peut faire mieux que l’expatrié. Mais faudrait-il que nos entraîneurs locaux se prennent un peu au sérieux pour mériter le respect de tout le monde. Ce n’est pas parce qu’il a qualifié le Bénin pour une compétition prestigieuse, qu’il faut le laisser nous conduire à l’abattoir au haut niveau. Il a besoin d’un grand recyclage. 
José Mathias COMBOU

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